La grotte de Cussac est une grotte ornée et sépulcrale du département français de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine, sur la commune du Buisson-de-Cadouin. Elle abrite plus de cent cinquante gravures paléolithiques attribuées au Gravettien ainsi que de nombreux restes humains, sans doute des sépultures, apparemment associés aux figures pariétales.
Historique
Elle est fouillée en 1950 par le préhistorien Denis Peyrony puis quelques années plus tard, par son fils Elie, sur une dizaine de mètres, sans déboucher sur la grotte. D'autres spéléologues prospectent cette zone vestibulaire mais l'éboulis obstruant l'entrée et l'absence de courant d'air les font renoncer dans leur entreprise.
La grotte est inventée au cours d'une prospection spéléologique le 16 septembre 2000 par les spéléologues Marc Delluc et Fabrice Massoulier. Après désobstruction du boyau d'entrée, Marc Delluc y retourne les samedis suivants, les 23 septembre et 30 septembre 2000, d'abord seul, puis aidé de deux collègues spéléologues (Fabrice Massoulier et Hervé Durif) le 7 octobre pour forcer un passage difficile menacé d'éboulis (phénomène de cryoclastie qui débite le calcaire en plaquettes).
Art pariétal de Cussac
« L'art pariétal est presque exclusivement gravé : 93,4 % des entités graphiques (EG) décomptées en 2005, si l’on exclut les tracés digités et les raclages. Le premier inventaire (Aujoulat 2005) indique 135 EG se décomposant en 91 animaux (67 %), 15 % d’indéterminés (digités, entrelacs, serpentiformes, phylactère…), 9 % de signes (réticulé, signes en amande, tracés digités rouges, petites ponctuations noires, gravures au sol…) et une douzaine d’anthropomorphes (9 %). Parmi le bestiaire, le bison domine (31 %), suivi du mammouth (15 %), du cheval (12 %), de l’aurochs (7 %), de l’oie (4,4 %), du bouquetin (4 %), du rhinocéros (2 %), enfin des animaux représentés à l’unité (ours, félin). Il y a quelques animaux composites (2 %) et une proportion notable d’animaux indéterminés ou monstrueux (17 %). »
Les gravures, souvent de très grandes dimensions (la plus imposante, un des bisons du Grand Panneau, mesure 4 m de long), sont réalisées soit à l'aide d'outils lithiques, osseux, ou en bois dur sur les parois de calcaire (traits blancs sous-jacents au calcin de couleur ocre), soit simplement avec les doigts sur l'argile des sols. L'utilisation de pigments se limite à quelques rares ponctuations rouges, des tracés charbonneux sont interprétés comme des mouchages de torche enduite de résine enflammée. Par l'importance de son art pariétal gravettien, elle est parfois qualifiée par la presse de « Lascaux de la gravure ».
Les représentations non figuratives comprennent des entrelacs, tracés digitaux, éléments d'animaux incomplets ou indéterminés.
Les représentations figuratives comprennent des figurations animalières classiques de l'art du Paléolithique supérieur et des figures énigmatiques. Quatre silhouettes féminines de profil ont été signalées (anthropomorphes microcéphales). Les représentations sexuelles sont surtout des vulves (triangles pubiens souvent associés aux mammouths). Toutes ces œuvres sont très proches par leur thème et leur style de celles connues au Gravettien dans les grottes du Quercy, en particulier à Pech Merle18. Leur âge est estimé à 25 000 ans.
Source : Wikipedia
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nom :âge : 25 ka
découverte : Marc Delluc et Fabrice Massoulier
date : 2000










