mardi 1 novembre 2005

DNH 134

En 2015, un crâne partiel (DNH 134) d'Homo erectus a été découvert par Richard Curtis, étudiant à l'école d'archéologie de l'Université de La Trobe. Le crâne représente un individu qui avait environ 2-3 ans et a une capacité crânienne reconstruite de 484 à 593 cc, ce qui le rend seulement très légèrement plus petit que la femelle adulte proposée Homo erectus cranium (~ 598 ml). Le crâne a été surnommé «Simon» d'après l'un des membres de l'équipe de fouilles de Drimolen, Simon Mokobane, décédé en 2018.

Source :

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Nom : DNH 134
âge : 1,95 - 2,04 Ma
découverte : Richard Curtis
date : 2015
lieu :
espèce : Homo erectus

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Le neurocrâne DNH 134 de Drimolen est le plus ancien spécimen d'Homo erectus connu.

Ekembo

Ekembo est un genre primitif de singe (hominoïde) trouvé dans des sédiments vieux de 17 à 20 millions d'années de l'époque miocène. Des spécimens ont été trouvés sur des sites autour de l'ancien volcan Kisingiri au Kenya sur l'île de Rusinga et l'île de Mfangano dans le lac Victoria. Le nom Ekembo est Suba pour «singe» ou «singe».

Pour tenir compte de la variation morphologique substantielle du genre Proconsul, deux espèces, P. nyanzae et P. heseloni, ont été placées dans le nouveau genre Ekembo. Ekembo est l'un des premiers singes (hominoïdes), après avoir divergé des singes du vieux monde. Les Dendropithecidae semblent être la soeur d'Ekembo. Ekembo s'est avéré être paraphylétique par rapport à Proconsul et les Hominoidea plus avancés.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge :
découverte : Mc Nulty
date : 2015
espèce : Ekembo

dimanche 30 octobre 2005

Biretia fayumensis et Biretia megalopsis

Des ancêtres communs à la lignée humaine et aux autres grands singes

C'est sur le site de Birket Qarun situé dans le désert du Fayoum (Egypte) qu'une équipe anglo-américaine a mis a jour les restes fossilles de primates anthropoïdes.
Le désert du Fayoum est l'une des régions les plus riches en fossile de primates. La stratigraphie des lieux permet de découvrir des terrains de l'Eocène et et l'Oligocène.

Elwyn Simons (Duke Primate Center, Etats-Unis) et Erik Seiffert (Université d'Oxford, Grande-Bretagne) ont annoncé leurs découvertes dans la revue Science.

Les deux primates ont été baptisés Biretia fayumensis et Biretia megalopsis. Il sont identifiés par des morceaux de mandibules, des dents et un morceau d'orbite.

Si la découvertes des fossiles est simultanée, leurs différences morphologiques permettent d'identifier deux espèces distinctes.
Pour Biretia megalopsis, l'orbite est étrangement plus large que l'on pouvait imaginer. Cela amène les scientifiques à penser que ce petit primate avait des yeux globuleux adaptés à une vie nocturne.
Biretia fayumensis est le plus petit et le plus léger des deux : son poids est estimé entre 160 et 270 grammes.

Ces nouvelles découvertes africaines viennent occuper une partie des espaces vides de l'arbre généalogique des primates. D'après les chercheurs, la dentition de Biretia permet de relier ces nouveaux fossiles à celui d'Algeripithecus dont l'âge est estimé à -45 millions d'années. Si le plus ancien fossile africain connu est Altiatlasius (au Maroc) est daté de - 58 millions d'années, on estime que les primates se seraient principalement développés en Asie (-55 millions d'années).

Pour le Dr Erik Seiffert : "Ces fossiles remplissent non seulement un trou dans notre compréhension du tout début de l'évolution anthropoïde, mais remettent aussi en question les idées majeures qu'on se faisait du mode de vie de nos ancêtres de l'Eocène. Grace à ces découvertes, nous sommes plus aptes à comprendre la période et le lieu d'origine des primates anthropoïdes vivants, mais nous nous apercevons aussi que l'histoire des origines anthropoïdes s'avère bien plus complexe qu'on ne pouvait l'imaginer."

Source : Hominidés.com du 29/10/2005

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découverte :
date :
espèce :

samedi 29 octobre 2005

Origine de l'homme : découverte d'anthropoïdes de 37 millions d'années

Les dents et mâchoires fossiles de deux nouvelles espèces de primates, ressemblant à de petits singes et ayant vécu il y a 37 millions d'années, ont été mises à jour dans d'anciens sédiments du désert Egyptien.

La découverte établit fermement que l'ancêtre commun des anthropoïdes vivants, incluant les singes et les humains, est apparu en Afrique et que le groupe connaissait déjà, en ces temps reculés, des ramifications en de nombreuses espèces. Une des deux espèces aurait été nocturne, premier exemple d'un anthropoïde primitif nocturne.

Ces espèces ont été dénommées Biretia fayumensis et Biretia megalopsis. Les fossiles avaient été découverts sur un site dénommé Birket Qarun Locality 2 (BQ-2), situé à environ 100 kilomètres du Caire, dans le désert de Fayum. ""BQ-2 et les localités avoisinantes présentent un énorme potentiel"" déclare Erik Seiffert, de l'Université d'Oxford, principal auteur de l'article sur le sujet, paru dans la revue Science du 14 octobre 2005. D'autres informations relatives à l'évolution des premiers anthropoïdes seront probablement extraites de ce site durant les années à venir, selon les chercheurs.

Les fossiles des nouvelles espèces découvertes consistent en de petites dents et mâchoires. De leurs caractéristiques, les chercheurs ont déduit que Biretia megalopsis devait avoir de très grands yeux, et donc être un animal nocturne. La vie nocturne de Biretia représenterait une inversion évolutionnaire à partir d'un ancêtre diurne.

La découverte permet de combler un vide entre les anthropoïdes plus récents, d'une part, et les anthropoïdes actuellement considérés comme les plus anciens, d'autre part, ceux ayant vécu il y a 45 millions d'années, dénommés Algeripithecus, dont quelques dents seulement ont été trouvées, en Algérie. La découverte suggère en outre qu'un primate africain vieux de 57 millions d'années, dénommé Altiatlasius, pourrait être le plus ancien ancêtre anthropoïde.

Source : Futura du 28/10/2005

samedi 10 septembre 2005

Ma préhistoire

Un site avec un ton intéressant, bien documenté.
Malheureusement la dernière mise à jour remonte à septembre 2005.
Ce qui peut paraître rédhibitoire au vu des dernières découvertes.

Le lien direct :
http://ma.prehistoire.free.fr/accueil.htm

jeudi 1 septembre 2005

Aroeira 3

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Découverte

Le crâne était inclus dans un bloc calcaire. La taphonomie montre qu'il a été brisé de façon oblique dans le plan sagittal, avec la marge osseuse préservée en diagonale de l'arche supraorbitaire antérieure gauche, en passant à proximité du bregma, et continue en arrière vers l'astérion droit. Une portion circulaire de la région fronto-pariétale était présente à l'origine mais fut détruite dans le processus d'extraction par un marteau de démolition lourd dont l'utilisation était due à l'extrême solidité des sédiments. Les fragments furent collectés, et un bloc entier a été découpé pour poursuivre l'extraction du crâne en laboratoire. Un permis d'export a été reçu de l'autorité pour l'Héritage du Portugal : le bloc a été envoyé au Laboratoire de Conservation et Restauration du Centre de Recherche de l'Université complutense de Madrid et de l'Institut du Salut Carlos III sur l'Évolution et le Comportement Humains à Madrid. Il a fallu deux ans pour achever l'extraction, et l'analyse complète a pu être publiée en mars 2017.

Morphologie

Forme

Une caractéristique propre aux Néandertaliens est la forme générale du crâne. Après capture du spécimen par tomodensitométrie, on a pu copier en miroir la partie droite bien préservée de Aroeira 3 pour simuler le côté gauche et apprécier la forme d'ensemble. De cette façon on constate l'orientation verticale des pariétaux, très différente du type ancestral d'Homo ergaster où ils convergent fortement vers le haut. En vue postérieure, cette orientation verticale donne un aspect plutôt circulaire au crâne, opposé à l'aspect pentagonal marqué chez Homo ergaster.

Source : Wikipedia

Vénus de Renancourt

Les Vénus de Renancourt sont des statuettes du Paléolithique supérieur découvertes entre 2014 et 2019 à Amiens (Somme), lors de fouilles programmées dans le quartier de Renancourt. Il s'agit en fait d'une série de 15 statuettes découvertes depuis le démarrage en 2014 du chantier de fouilles. La dernière Vénus découverte en juillet 2019 est la mieux conservée : c'est également la seule qui a été retrouvée entière.

Fouilles

Les Vénus de Renancourt et autres figurines retrouvées sur le site de Renancourt ont été mises au jour dans le cadre d'un diagnostic archéologique en préalable à la construction d'une ZAC dans le quartier de Renancourt, près d'un site fouillé en 1910 par le préhistorien, Victor Commont, dont la collection récoltée fut égarée après sa mort. Le gisement archéologique sous une couche de quatre mètres de lœss, parfaitement conservé, fait l'objet de campagnes de fouilles depuis 2013. Les statuettes sont en craie et ont été découvertes au milieu d'un amas d'outils en silex usagés et d'ossements chevalins. Des rondelles en craie sculptées ainsi que de petits fossiles hélicoïdaux ont également été retrouvés. C'était probablement des éléments de parures corporelles. 60 m2 ont été explorés sur ce site prometteur. Des campagnes de fouilles sont à venir.

Statuette découverte en 2014

Description

La première statuette découverte en 2014 est en craie et mesure 15 cm de hauteur et a été sculptée dans un seul bloc. Elle a été découverte en 19 morceaux et a peut-être été fragmentée sous l'effet du gela. Seuls le haut du buste et la tête ont été retrouvés isolés. Une grande partie de la statuette a pu être reconstituée mais la partie inférieure droite manque.

Comme c'est souvent le cas pour les Vénus paléolithiques, la tête est très schématique (une simple sphère, sans détail anatomique), et les bras sont à peine esquissés alors que les attributs sexuels féminins sont très accentués (poitrine opulente et des fesses exagérément projetées vers l’arrière, caractère appelé stéatopygie). Elle date du Gravettien (environ 23 000 ans avant le présent).

Une découverte exceptionnelle

La découverte de cette Vénus de Renancourt est exceptionnelle. La dernière statuette gravettienne trouvée en France avait été mise au jour en 1959 à Tursac (Dordogne). Sur l’ensemble du territoire national, on dénombrait une quinzaine de statuettes de ce type, provenant essentiellement du grand quart sud-ouest du pays.

Ce fut la première « Vénus » découverte dans le Nord de la France, attribuée à la phase finale de la culture gravettienne. C'était l'un des rares témoignages de la présence de l’Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) au début du Paléolithique supérieur dans le nord de la France.

Statuette découverte en 2019

Description

La campagne de fouille effectuée en 2019 a permis de mettre au jour une statuette en craie mesurant 4 cm de hauteur. Elle a été sculptée dans un seul bloc mais retrouvée en trois morceaux. Cette découverte vient compléter la mise au jour de quinze statuettes de ce type. Cette « Vénus » est stéatopyge : fessier volumineux, cuisses et seins hypertrophiés. Les bras sont simplement esquissés, le visage représenté sans traits. Elle est également surmontée d'une coiffure (ou coiffe) représentée par de fines incisions en quadrillage qui rappelle celle de la Dame de Brassempouy.

Une statuette parmi d'autres

Entre 2014 et 2019, quinze statuettes de ce type furent retrouvées sur le site d’Amiens-Renancourt 1, mais seule celle mise au jour en 2019 est entière ; elle est également la mieux conservée et celle ayant le plus grand nombre de détails. Ces découvertes ont permis de doubler le nombre des « Vénus » gravettiennes découvertes en France. La présence sur le site de plusieurs milliers de fragments de craie, qui semblent être des déchets de fabrication, accréditent l'hypothèse de la présence d'un atelier de fabrication. Les ateliers de ce type mis au jour sont très peu nombreux, on en rencontre en Europe centrale et en Russie.

La signification et la fonction de ces figurines font l'objet de plusieurs interprétations. L’hypothèse la plus communément partagée voit dans ces statuettes un symbole de fécondité. Il existe à ce jour, 244 Vénus paléolithiques en Europe et en Sibérie.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 23 ka
découverte :
date : 2014-2019

Homme d'Aroeira

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Source : Wikipedia

Mata Menge

Mata Menge est un site préhistorique du début du Pléistocène moyen sur l'île de Florès, en Indonésie, dans le bassin de So'a. Des fossiles d'hominines datés de 700 000 ans avant le présent y ont été mis au jour en 2014. Le site a livré également des artefacts en pierre et des restes d'animaux.

Sur la même île de Florès, dans la grotte de Liang Bua distante de 50 km de Mata Menge avaient été découverts en 2003 les fossiles d'humains attribués à une nouvelle espèce, Homo floresiensis, datés d'environ 95 000 ans. La question se pose pour les scientifiques de savoir si les hominines de Mata Menge, dont le genre demeure inconnu, sont des ancêtres de Homo floresiensis (ou Homme de Florès). Les fouilles entreprises à Mata Menge avaient pour objectif de « dénouer le mystère de l'origine du Hobbit » - le Hobbit étant le surnom donné familièrement à Homo floresiensis en raison de sa de petite taille. Les hypothèses relatives à l'ancêtre du Hobbit évoquaient possiblement un Homo habilis, un Homo erectus, un Homo sapiens atteint de dégénérescence, ou un Australopithèque.

L'idée selon laquelle l'occupation de l'île par des hominidés est plus ancienne que l'âge de l'Homme de Florès avait commencé à s'imposer à la suite de la découverte dans les années 1960 d'assemblages lithiques datés de 840 000 ans dans le même bassin de Soa' où se trouve Mata Menge, à une distance de 70 km de la grotte de Liang Bua.

Historique

En 1970, Theodor Verhoeven et Johannes Maringer avaient déjà fouillé plusieurs sites de Florès, dont Mata Menge ; ils sont les premiers à associer des restes de Stegodon florensis (une espèce éteinte d'éléphants nains) à des assemblages lithiques, et à voir dans ces objets en pierre la preuve d'une migration précoce d'hominines vers l'île de Florès, qui suppose une traversée maritime (la confirmation de leur statut d'artefacts est intervenue dans les années 1990).

Des fouilles entreprises en 1994 ont permis de récupérer 45 éléments lithiques, principalement constitués de basalte et de chaille, dont plusieurs ont été classés comme artefacts. Les restes fossiles de Stegodon florensis, de Hooijeromys nusatenggara, de crocodiles et de mollusques d'eau douce ont également été découverts, et datés d'environ 730 000 ans avant le présent.

Les fouilles de 2004-2006 ont permis de récupérer 487 artefacts lithiques.

En 2010, Mike Morwood engage des fouilles à Mata Menge, dans la formation Ola Bula ; il en avait conçu le projet quelques semaines après la mise au jour des fossiles de l'Homme de Florès (dont il est un des découvreurs) ; il espérait identifier les premiers hominines migrateurs arrivés dans l'île. Il a fallu près de cinq ans de fouilles pour trouver des fossiles de ces fabricants d'outils dont on supposait l'existence depuis les années 1960 ; une étudiante indonésienne en paléontologie et Mika R. Puspaningrum (un doctorant), membres de l'équipe de Mike Morwood (mort en 2013), ont extrait du grès les restes conservés dans une ancienne coulée de boue volcanique.

Fossiles d'hominines

Description

En octobre 2014, les restes fossiles d'hominines - un fragment de mâchoire inférieure et six dents - ont été découverts. Ils appartiennent à au moins trois individus distincts et sont datés d'environ 700 000 ans avant le présent ; ce sont les fossiles d'hominines les plus anciens jamais découverts sur l'île de Florès. Les trois individus sont un adulte et deux jeunes enfants (il y a deux dents de lait).

Il est impossible de dire comment ces hominines ont traversé la mer pour parvenir jusqu'à l'île de Florès.

La couche contenant les fossiles d'hominines a livré aussi 47 artefacts lithiques, dont le niveau de sophistication est décrit comme étant « simple », ainsi que des restes de Stegodon florensis (Hooijeromys nusatenggara, en néerlandais), de dragon de Komodo et de crocodile.

Comparaison avec des espèces connues

Ressemblances

Les fossiles de Mata Menge sont similaires par leur forme à Homo floresiensis, mais sont plus petits, en particulier la mâchoire inférieure. L'Homme de Florès ne mesurait déjà que 1,06 m. « Le fragment de mâchoire de Mata Menge est celui d’un adulte 21 % plus petit que le plus minuscule Hobbit de Liang Bua ». Ces fossiles sont plus primitifs (moins spécialisés) que ceux du Hobbit.

Une molaire ressemble par sa forme aux molaires de Homo erectus, quoiqu'elle soit de plus petite taille - plus qu'elle ne ressemble à celles de Homo habilis ou d'Australopithecus.

Ces similitudes avec l'une et l'autre espèce fondent l'hypothèse selon laquelle Homo floresiensis serait à l'origine un Homo erectus arrivé à Florès où il aurait connu par la suite une diminution de taille, processus appelé nanisme insulaire, qui affecte de nombreuses espèces dans les îles du fait que les ressources y sont plus limitées que sur le continent.

Les artefacts lithiques à Mata Menge présentent également des affinités culturelles avec ceux associés à Homo floresiensis dans la grotte de Liang Bua, fait qui corrobore l'idée que les hominines de Mata Menge sont probablement des ancêtres d' H. floresiensis.

Lors de la découverte de l'Homme de Florès, certains avaient supposé qu'il pouvait descendre d'un Homo sapiens ; la seule datation des fossiles de Mata Menge (700 000 ans) infirme cette hypothèse si l'on admet le lien entre l'Homme de Florès et les fossiles de Mata Menge, lien qui n'est pas établi avec certitude.

Doutes

Selon Shara Bailey (Université de New York), spécialiste en dents fossiles, «la forme des dents trouvées à Mata Menge ne démontre pas de lien avec Homo floresiensis mais n’en exclut pas non plus». De même Adam van Arsdale (Wellesley College, Massachussetts), spécialiste en mâchoires fossiles, déclare : « Je ne suis pas convaincu que la morphologie des spécimens découverts soit suffisante pour exclure un lien entre les restes de Mata Menge et d’autres lignées humaines » que Homo floresiensis.

Paléoenvironnement

Il y a 700 000 ans, le bassin de So’a était couvert de prairies avec des points d'eau. Des Stegodon florensis insularis, des dragons de Komodo, des rongeurs et des oiseaux peuplaient cette savane tropicale.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 700 ka
découverte :
date : 2014
espèce :

DH 1

Source : Wikipedia

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236 - 335 ka
Homo naledi
2014
Grottes de Rising Star, Gauteng, Afrique du Sud
Équipe de Lee Rogers Berger