vendredi 9 janvier 2009
Mais qu’est-ce qui a tué Néandertal ?
Des scientifiques divisés
Quand Homo sapiens arrive en Europe il y a 40 000 ans, cela fait longtemps que Homo neandertalensis y est présent. Les deux populations vont vivre à des chronologies semblables sur les mêmes territoires. Puis Néandertal disparaît. Comment expliquer cette extinction ? Les hypothèses foisonnent et divisent les scientifiques. Une des causes envisagée est l’inadaptation de Néandertal aux détériorations climatiques survenues à cette époque.
Coupable : "l’homme anatomiquement moderne"
Les résultats de l’équipe multidisciplinaire franco-américaine écartent cette hypothèse. Ils montrent qu’en dépit de la détérioration climatique, appelée événement Heinrich 4 (H4), les néandertaliens auraient pu continuer à occuper les mêmes territoires si les hommes anatomiquement modernes ne les avaient pas investis. Ils privilégient donc plutôt la compétition avec ces hommes modernes pour expliquer l’extinction.
Etudier le climat pour mieux enquêter
Pour parvenir à cette conclusion, ils ont reconstitué le climat de cette époque et analysé la dispersion des sites occupés par les derniers néanderthaliens et les premiers hommes modernes avec un algorithme appelé GARP. Ce dernier était utilisé jusqu’à présent pour prévoir l’impact des changements climatiques sur la biodiversité. Son emploi par les archéologues, modélisateurs du climat du passé, paléoclimatologues et écologues a permis de prendre en compte la localisation des sites archéologiques datés par carbone 14, les informations géographiques et les simulations à haute résolution des différents climats en Europe par le passé.
La méthode utilise ensuite une combinaison d’algorithmes prédictifs, analyse la relation existante entre les sites archéologiques attribuables par leur culture à chacune de ces humanités (néandertaliens et hommes anatomiquement modernes) et les données paléoenvironnementales contemporaines pour prédire la région dans laquelle ces cultures pouvaient subsister. En répétant ce processus plusieurs centaines de fois et en soumettant les résultats à des analyses statistiques de fiabilité, la méthode apprend de ses propres erreurs et obtient ainsi une prédiction optimale.
Cet outil permet également de projeter la distribution potentielle d’une population à une époque donnée dans une autre phase climatique de façon à vérifier, après comparaison avec la distribution réelle de sites archéologiques, si la niche originale a subi une contraction ou une expansion.
Grâce à cette méthode originale et performante, les chercheurs ont identifié les territoires occupés par les premiers Homo sapiens arrivant en Europe et les derniers néanderthaliens. Ils ont pu comprendre le rôle de chaque facteur climatique dans leurs distributions respectives.
Une compétition directe fatale à Néandertal
Selon l’algorithme, les hommes modernes ont occupés des territoires allant jusqu’à une frontière méridionale marquée par la vallée de l’Ebre pendant la phase froide (H4) puis ont investi le sud de la péninsule ibérique au cours de la phase tempérée suivante (GI8). L’étude conclut que les néandertaliens du sud de la péninsule ibérique auraient été les derniers à disparaître car ils auraient été préservés de la compétition directe avec les hommes modernes par la phase froide, au cours de laquelle les deux populations auraient exploité des territoires distincts. Pour les auteurs, la disparition de Néandertal serait donc due à la compétition avec Sapiens sapiens.
Source : Science.gouv.fr du 9 janvier 2009
lundi 29 décembre 2008
Disparition des néandertaliens : l'hypothèse climatique serait exclue
Plusieurs scénarios sont défendus pour expliquer la disparition de l'homme de Néandertal mais aucun n'a encore remporté l’assentiment général. Parmi eux, l’hypothèse d’un changement climatique est souvent citée.
Aujourd’hui, une équipe multidisciplinaire franco-américaine conduite par William E. Banks (Institut de Préhistoire et de Géologie du Quaternaire, université de Bordeaux), réunissant archéologues, paléoclimatologues et écologistes, tend à démontrer que la détérioration du climat est étrangère à cette disparition. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont adapté un algorithme, nommé Garp, mis au point à l’origine pour l’étude de l’impact des changements climatiques sur la biodiversité.
Les chercheurs ont ainsi reconstitué le climat tel qu’il se présentait en Europe il y a quarante millénaires et y ont superposé les sites occupés par les derniers néandertaliens et les premiers hommes modernes. Ces sites sont connus avec une bonne précision par la datation au carbone 14 et les informations géographiques liées à la modélisation à haute résolution de la climatologie à différentes époques du passé.
La méthode applique ensuite une série d’algorithmes prédictifs afin d’analyser la relation de chacun des sites occupés avec une des deux espèces, H. sapiens et H. neanderthalensis, sur la base des traces de leur culture, ainsi que de leur paléoenvironnement contemporain afin de prédire les régions les plus susceptibles de les voir subsister.
Suivre les niches écologiques
Le même procédé permet aussi de simuler l’effet d’une variation climatique différente sur une population, afin de vérifier, par comparaison avec les données réelles, si la niche originale a subi une expansion ou une contraction.
Cette méthode inédite et pour le moins originale a permis aux chercheurs d’identifier précisément les territoires occupés par les premiers H. sapiens arrivés en Europe vers -40.000, mais aussi par les derniers néandertaliens à y avoir vécu il y a environ 28.000 ans. Il apparaît ainsi que les hommes modernes se sont répandus jusqu’à une frontière méridionale délimitée par la vallée de l’Ebre pendant la phase froide appelée événement Heinrich 4 (ou H4, -40,2 à -38,6 milliers d’années), puis se sont avancés jusqu'au sud de la péninsule ibérique au cours de la phase tempérée suivante (GI8, -38,6 à -36,5 milliers d’années).
Les chercheurs en concluent que les néandertaliens ont été progressivement chassés par l’avancée des hommes anatomiquement modernes, avec lesquels leur existence aurait été mise en compétition et dont ils n’auraient pas supporté la concurrence. D’après l’étude, les derniers néandertaliens auraient vécu au sud de la péninsule ibérique, isolés des territoires occupés par les hommes modernes durant la dernière phase froide.
Répartition de H. neanderthalensis (images de gauche) et de H. sapiens (images de droite) à trois époques distinctes selon modélisation. Rangée du haut, période pré-H4 (avant la cohabitation des espèces) ; du milieu, période H4 (-40,2 à -38,6 milliers d’années) ; du bas, période GI8 (-38,6 à -36,5 milliers d’années). Les zones où les conditions d’habitabilité sont confirmées par 1 à 5 modèles théoriques sur 10 sont marquées en gris, les zones confirmées par 6 à 9 modèles sur 10 en rose et les zones confirmées par tous les modèles (10 sur 10) en rose.
Source : Futura-Sciences du 29/12/2008
lundi 15 décembre 2008
Archéologie - Ministère de la Culture
Ce site a été créé, selon le communiqué officiel, pour regrouper des infos éparses du site du Ministère de la Culture.
Une rubrique sur l'actualité.
Une autre sur la Documentation où nous trouvons un dossier pratique sur l'Archéologie traitée en 40 questions pratiques : les méthodes, la réglementation, que faut-il faire ?
Voici le lien :
Archéologie au Ministère de la Culture Dossier thématique Actualités
dimanche 30 novembre 2008
Les premiers hommes
Les dernières mises à jour datent de fin 2008.
Dommage.
Voici le lien :
http://pythacli.perso.libertysurf.fr/lespremiershommes.htm
lundi 3 novembre 2008
Ötzi, homme des glaces éteint
Source : Current biology, octobre 2008
Source : Sciences Actualités du 03/11/08
dimanche 14 septembre 2008
Paleotchad
Par rapport aux sites institutionnels, effectivement il souffre de la comparaison.
Néanmoins, ce qui est le plus important est encore heureusement le contenu. De ce côté là, il n'y a rien à redire. Très documenté, illustré.
A découvrir.
Voici l'adresse :
Toumaï et Abel, recherche et découvertes de nos ancètres au Tchad
mercredi 3 septembre 2008
lundi 1 septembre 2008
Manot 1
Une calotte crânienne fossile d'Homo sapiens, notée Manot 1, découverte en 2008 dans la grotte de Manot, en Galilée occidentale (Israël), publiée en 2015 avec une datation de 54 700 ans +/- 5 500 ans avant le présent, est le plus ancien fossile de morphologie moderne trouvé à ce jour au Levant. Sa datation semble indiquer un probable contact des hommes modernes avec les populations néandertaliennes contemporaines du Levant, représentées par les fossiles néandertaliens de la grotte de Kébara, datés d'environ 60 000 ans, et de la grotte d'Amud, datés d'environ 55 000 ans. Selon les études génétiques, cette période correspond à l'époque estimée de l'hybridation des Néandertaliens avec les hommes modernes, juste après leur sortie d'Afrique. Cette découverte tend à appuyer la théorie d'une dernière sortie d'Afrique par le Levant plutôt que par la mer Rouge.
jeudi 7 août 2008
Succession des différentes espèces d'hominines dans le temps
Les âges des espèces marquées * sont estimées. - Les traits verticaux symbolisent les possibles lignées (hypothèse "splitter", dite de l'origine unique)
(1) ou Homo sapiens archaïque ancien
Source : Wikipedia





