lundi 15 mars 2010

Le cerveau de Cro Magnon en 3D

Les paléoanthropologues disposent maintenant d'un modèle en trois dimensions du cerveau de Cro-Magnon. Pas d'un Cro-Magnon, mais du Cro-Magnon, le crâne découvert en 1868 dans l'abri du même nom, aux Eyzies de Tayzac (Dordogne).

Ce modèle est en dur, plus exactement en plastique. Fabriqué par laser à partir d'un modèle numérique en 3D du cerveau, lui même issu d'un scanner du crâne, conservé par le Musée de l'Homme.

C'est Antoine Balzeau (Museum national d'histoire naturelle) et Dominique Grimaud-Hervé (MNHN) au sein d'un laboratoire commun avec le Cnrs) qui ont conduit ce travail. Antoine Balzeau, joint au téléphone, en souligne l'intérêt. «Nous avons très peu d'endocrânes d'hommes de Cro-Magnon, c'est à dire les homo sapiens fossiles vivant il y a environ 30 000 ans et, paradoxalement, celui de Cro-magnon est l'un des mieux préservés. Nous avons donc pu retrouver de manière précise l'empreinte que le cerveau a laissé sur la boite cranienne. On distingue bien sa surface, les veines, les lobes, les zones cérébrales, l'organisation générale.»

vendredi 12 mars 2010

Le cerveau de Cro-Magnon entre nos mains

L’empreinte du cerveau d’un Homo sapiens Cro-Magnon a été reconstituée en trois dimensions par des chercheurs français.

A partir du crâne presque complet d’un homme de Cro-Magnon conservé au Musée de l’Homme à Paris, des chercheurs ont reconstitué l’empreinte du cerveau de cet ancien Homo sapiens, vieux de 28.000 ans. Ce célèbre spécimen a été découvert en Dordogne, en 1868, dans l’abri de Cro-Magnon qui a donné son nom à ces hommes préhistoriques. Il s’agissait d’un homme de grande taille, mesurant environ 1,80 m.

Ce crâne, connu sous l’appellation de Cro-Magnon 1, a été scanné afin de faire apparaître toute l’anatomie interne du crâne, y compris des détails invisibles sur le fossile comme la présence de bulles d’air dans les os ou leur épaisseur. Ensuite, les techniques de moulages utilisées dans l’industrie pour fabriquer des prototypes à partir d’images en 3D, ont permis de mouler l’endocrâne. Il s’agit des empreintes laissées par les différentes parties du cerveau sur la partie interne du crâne: leur reconstitution fait donc apparaître la forme de cet organe central.

Les paléoanthropologues Antoine Balzeau et Dominique Grimaud-Hervé (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS) disposent désormais d’un spécimen plus facile à manipuler que le fossile d’origine.

Les collections de fossiles des musées vont de plus en plus se transformer en objets virtuels, notamment grâce à la tomographie assistée par ordinateur qui permet d’obtenir une image 3D des crânes, os ou dents. Le moulage est une étape supplémentaire qui ouvre en l’occurrence de nouvelles perspectives de recherches sur l’évolution du cerveau d’Homo sapiens. Ainsi que de nouveaux moyens d’exposer les collections au grand public dans les musées.

Source : NouvelObs.com du 09.03.2010

USA : Au Muséum d'histoire naturelle, Darwin fait sourire les créationnistes

WASHINGTON - Ils sont jeunes, américains, ils se destinent à être médecins, chercheurs ou professeurs, mais ils sont aussi créationnistes et croient, comme dans la Bible, que Dieu a créé l'univers tel qu'il est en une semaine, il y a seulement six milliers d'années.

Comme chaque année, les étudiants en biologie de l'université chrétienne Liberty, à Lynchburg en Virginie (est), font une sortie scolaire au Muséum d'histoire naturelle de Washington pour y confronter leurs croyances à la théorie darwinienne "dominante", disent-ils, de l'évolution.

Devant un modèle du petit rat "Morganucodon", le premier ancêtre commun des mammifères qui serait apparu il y a 210 millions d'années, Lauren Dunn, 19 ans, en deuxième année de biologie, n'est guère impressionnée: "210 millions d'années, c'est arbitraire. Ils donnent une date parce qu'ils n'en savent rien".

"Il n'y a pas de possibilité biologico-génétique que ça, ce rat, ait pu devenir ce que vous êtes", assure scandalisé Nathan Hubbard, 20 ans, un étudiant du Michigan (nord) en première année de biologie qui veut devenir médecin.

mercredi 10 mars 2010

Ages de la vie - Quid


Le célèbre Quid.

Deux entrées nous intéressent tout particulièrement sur les origines de l'homme.
Ages de la vie 1 nous parle des premières traces de la vie sur la terre jusqu'aux premiers hominidés.
Ages de la vie 2 prend la suite pour nous présenter les hommes modernes depuis 2 M.a.

jeudi 4 mars 2010

Prominent hominid fossils

Page issue de Fossil homnids, elle-même venant de The TalkOrigins Archive.

Présentation des données assez austère. Mais néanmoins illustrée.

Voici le lien :
http://www.talkorigins.org/faqs/homs/specimen.html

Les homininés

Un site tenu par deux profs de SVT d'un lycée de Valenciennes.
Une actualité très au fait des récentes publications. Une mise en page agréable. Bien illustrée.

Je vous recommande de parcourir notamment :
- La lignée humaine / Evolution buissonnante - homininés, répartition spatio-temporelle et volume cérébral
- Paléo-anthropologie / Les paléoanthropologues - chronologie des découvertes

Un site très précieux, sérieux, actualisé, documenté, illustré.
Bref, un indispensable.

Voici le lien direct :
http://hominines.portail-svt.com/index.php?lng=fr

mercredi 3 mars 2010

Yves Coppens

Yves Coppens, né à Vannes le 9 août 1934, est un paléontologiste et paléoanthropologue français, professeur honoraire au Collège de France. En France, son nom est attaché à la découverte en 1974 du fossile surnommé Lucy.

Source : Wikipedia

Brigitte Senut


Brigitte Senut est une paléontologue française, née le 27 janvier 1954, à Paris.

Avec Martin Pickford elle a identifié les restes d'Orrorin tugenensis.

Elle a reçu le Prix Irène Joliot-Curie de la femme scientifique de l'année, pour 2008 (prix décerné le 16 Octobre 2008).

Source : Wikipedia

mardi 2 mars 2010

Pierre Teilhard de Chardin

Pierre Teilhard de Chardin (1er mai 1881, Orcines - 10 avril 1955, New York) est un jésuite, chercheur, théologien, paléontologue et philosophe français. Il est connu pour ne pas voir d'opposition entre la foi catholique et la science.

Scientifique de renommée internationale, Pierre Teilhard de Chardin fut à la fois un géologue spécialiste du Pléistocène et un paléontologiste spécialiste des vertébrés du Cénozoïque. Il est considéré comme l'un des paléoanthropologistes les plus remarquables de son époque.

Dans le Phénomène humain, il trace, parmi les premiers, une synthèse de l'Histoire de l'Univers selon l'état des connaissances de son époque et dans une optique à la fois évolutionniste et spiritualiste.

Source : Wikipedia

4000 ans et pas une ride

À partir d'un ADN de cheveu, une équipe internationale est parvenue à reconstituer le phénotype d'Inuk, un homme qui vivait au Groenland il y a 4 000 ans.

Inuk, des cheveux, une gueule


Il a l'air bien quelconque, ce cheveu pris au microscope électronique. Et pourtant, grâce à lui, une équipe internationale est parvenue à reconstituer les caractéristiques morphologiques d'Inuk*, un individu vieux de 4 000 ans et qui aurait appartenu à la culture de Saqqaq, l'une des plus anciennes civilisations groenlandaises.

Pour en arriver là, les chercheurs ont extrait et analysé l'ADN de cheveux retrouvés dans le permafrost du Groenland et l'ont comparé à celui de populations humaines vivantes. Conclusion : le gaillard des glaces avait la peau mate, les yeux marrons, une propension à la calvitie, un groupe sanguin A+ et les oreilles gorgées de cérumen… sec. Excusez du peu.

Une pluie de premières

Jamais description aussi précise d'un aïeul n'avait pu être réalisée. Une première qui en cache plein d'autres car ce résultat découle en fait du premier séquençage de génome d'un homme ancien. Les essais précédents, effectués dès les années 1980 à partir de tissus ou de peaux humains (prélevés par exemple sur des momies égyptiennes) s'étaient tous soldés par un échec. Et ce, en grande partie à cause du problème de contaminations de l'ADN humain par celui de bactéries et champignons qui se nichent dans le corps après la mort.

Il aura fallu attendre 2008 et des résultats obtenus sur des poils de mammouth pour que la solution s'impose aux chercheurs. Et pour cause : si l'on pouvait extraire l'ADN d'un poil de pachyderme, il devait être possible de faire la même chose avec un cheveu humain. Moins de deux ans auront été nécessaires pour confirmer cette hypothèse, séquencer le génome d'Inuk et faire parler ce dernier.


Une origine surprenante

Et il en avait des chose à dire, ce génome. Car en comparant l'information génétique d'Inuk à celle de populations humaines vivant aux quatre coins du monde, les chercheurs ont non seulement reconstitué certains traits morphologiques de l'individu mais aussi retracé son histoire généalogique. Les résultats montrent que, d'un point de vue génétique, Inuk était plus proche des actuelles populations de l'est de la Sibérie (Nganasan ou Chukchis) que des Indiens d'Amérique. Ainsi, contrairement à ce qui était admis jusque-là, le groupe pré-eskimau d'Inuk serait venu de Sibérie et non d'Amérique. Cette migration aurait eu lieu il y a environ 5 500 ans. Des Chukchis auraient alors quitté l'est de la Sibérie pour fonder la culture de Saqqaq.

Source : Science Actualité du 12/02/2010