Un squelette d’australopithèque a été retrouvé en Afrique du Sud.
On apprend ce matin par Francetv.info, la découverte d'un squelette d'australopithèque à Johannesburg en Afrique du Sud. Il s'agirait là du squelette "le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", provenant de la grotte Malapa, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité.
Ce squelette a été presque découvert par hasard. En effet, le bloc de pierre contenant les ossements, se trouvait depuis quasiment trois ans dans le laboratoire pour recherche de fossiles. Au mois de juin 2012, un membre du personnel le déplace et constate qu'une dent semble émerger du bloc...
Ce squelette âgé environ de deux millions d'années et prénommé Karabo a été passé au scanner par Lee Berger, le professeur de l'université du Witwatersrand de Johannesburg. Lors du scanner, celui-ci a pu observer des fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur, des vertèbres et des morceaux de membres. Tout cela était contenu à l'intérieur d'un bloc rocheux mesurant environ un mètre de diamètre.
Après l'étude du squelette appartenant à l'espèce Australopithecus Sediba, les chercheurs estiment que Karabo est mort entre 9 et 12 ans. Cette espèce a la caractéristique d'une posture droite avec donc la possibilité de se déplacer debout mais les pieds suggèrent que Karabo vivait principalement dans les arbres. Son squelette dévoile également des bras longs, un cerveau assez complexe, des doigts courts sauf le pouce pour faciliter la préhension d'objets.
Ce qui est surprenant dans l'étude du squelette est révélé par l'étude de la dentition de Karabo. Effectivement, l'étude des dents permet de découvrir ce que mangeait Karabo. Alors que les autres hominidés avait un régime alimentaire essentiellement basé sur la consommation de feuilles et de plantes, cette espèce se nourrissait de bois et d'écorces d'arbres.
Prochainement le bloc sera ouvert pour retirer les derniers fossiles prisonniers dans la pierre.
Source : 24 matin du 13/07/2012
dimanche 15 juillet 2012
Une nouvelle découverte dans la grotte de Tautavel
Fouillée depuis 1964, la grotte de Tautavel est encore le terrain de découvertes. Une mandibule d'homo erectus, qui vivait il y a 450 000 ans, a été mise au jour il y a une semaine.
Les chercheurs qui extraient depuis 1964 des fossiles humains préhistoriques de la grotte de Tautavel (Pyrénées-orientales) viennent de mettre au jour une cinquième mandibule d'homo erectus européen vivant il y a environ 450.000 ans sur ce site exceptionnellement riche en vestiges.
Le Centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel (CERP) a annoncé vendredi cette découverte, 41 ans après celle du crâne du premier homme de Tautavel, le 22 juillet 1971, par Henri de Lumley, dans cette grotte de La Caune de l'Arago. Il s'agit du crâne humain connu le plus vieux d'Europe.
Arago 131
La nouvelle mandibule d'homo erectus européen ou homo heidelbergensis est répertoriée Arago 131 car c'est le 131e reste humain découvert dans ce site. Elle peut être datée de 450.000 ans comme le crâne découvert en 1971, qui fut baptisé Arago XXI.
La mandibule a été mise au jour le 6 juillet à 11h30 et est encore en cours de dégagement de la couche au sein de laquelle elle a été découverte. Elle devrait être enlevée vendredi 20 juillet, précise le CERP.
20 000 générations entre lui et nous
La cinquième mandibule appartient à un adulte dont le sexe reste à déterminer indiquent les chercheurs. Les précédentes ont appartenu à des hommes et des femmes, adolescents et adultes, dont une femme d'environ 45 ans, un âge avancé pour l'époque. Ces mâchoires ont des caractéristiques anatomiques proches: une branche horizontale basse et très épaisse, des dents robustes.
Ces lointains ancêtres, il y a 20.000 générations, bien avant l'homme de Néandertal (135.000 ans) puis notre ancêtre direct Cro-Magnon, étaient des chasseurs de grands mammifères (chevaux, bisons, cerfs) parcourant un paysage de steppe d'environ 30 km autour de leur caverne. Ils vivaient dans un climat assez froid et extrêmement sec.
Source : Ouest France du 13/07/2012
Les chercheurs qui extraient depuis 1964 des fossiles humains préhistoriques de la grotte de Tautavel (Pyrénées-orientales) viennent de mettre au jour une cinquième mandibule d'homo erectus européen vivant il y a environ 450.000 ans sur ce site exceptionnellement riche en vestiges.
Le Centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel (CERP) a annoncé vendredi cette découverte, 41 ans après celle du crâne du premier homme de Tautavel, le 22 juillet 1971, par Henri de Lumley, dans cette grotte de La Caune de l'Arago. Il s'agit du crâne humain connu le plus vieux d'Europe.
Arago 131
La nouvelle mandibule d'homo erectus européen ou homo heidelbergensis est répertoriée Arago 131 car c'est le 131e reste humain découvert dans ce site. Elle peut être datée de 450.000 ans comme le crâne découvert en 1971, qui fut baptisé Arago XXI.
La mandibule a été mise au jour le 6 juillet à 11h30 et est encore en cours de dégagement de la couche au sein de laquelle elle a été découverte. Elle devrait être enlevée vendredi 20 juillet, précise le CERP.
20 000 générations entre lui et nous
La cinquième mandibule appartient à un adulte dont le sexe reste à déterminer indiquent les chercheurs. Les précédentes ont appartenu à des hommes et des femmes, adolescents et adultes, dont une femme d'environ 45 ans, un âge avancé pour l'époque. Ces mâchoires ont des caractéristiques anatomiques proches: une branche horizontale basse et très épaisse, des dents robustes.
Ces lointains ancêtres, il y a 20.000 générations, bien avant l'homme de Néandertal (135.000 ans) puis notre ancêtre direct Cro-Magnon, étaient des chasseurs de grands mammifères (chevaux, bisons, cerfs) parcourant un paysage de steppe d'environ 30 km autour de leur caverne. Ils vivaient dans un climat assez froid et extrêmement sec.
Source : Ouest France du 13/07/2012
samedi 14 juillet 2012
Le squelette pré-humain le plus complet jamais découvert exhumé
Le squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'humain actuel a été exhumé près de Johannesburg par des scientifiques sud-africains, qui lui ont donné le nom de Karabo.
Il s'agit très probablement du squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme, selon le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand (Wits) de Johannesburg,en qui a identifié au scanner des fragments importants d'ossements enchâssés à l'intérieur d'un bloc rocheux d'un mètre de diamètre. Il appartient à un australopithèque vieux de deux millions d'années.
Le jeune individu, baptisé Karabo, avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce "Australopithecus Sediba", et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
Pas un inconnu
Australopithecus Sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs. Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
Sa place dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
Source : RTS du 12/07/2012
Il s'agit très probablement du squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme, selon le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand (Wits) de Johannesburg,en qui a identifié au scanner des fragments importants d'ossements enchâssés à l'intérieur d'un bloc rocheux d'un mètre de diamètre. Il appartient à un australopithèque vieux de deux millions d'années.
Fragments du squelette de Karabo, vieux de deux millions d'années
Le jeune individu, baptisé Karabo, avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce "Australopithecus Sediba", et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
Pas un inconnu
Australopithecus Sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs. Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
Sa place dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
Source : RTS du 12/07/2012
Afrique du Sud: le squelette pré-humain "le plus complet" jamais découvert
Le squelette "le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", appartenant à un australopithèque vieux de deux millions d'années a été exhumé près de Johannesburg par des scientifiques sud-africains, qui lui ont donné le nom de Karabo.
Il s'agit "presque à coup sûr (...) du squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", a déclaré le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand (Wits) de Johannesburg, qui a identifié au scanner des fragments importants d'ossements enchâssés à l'intérieur d'un bloc rocheux d'un mètre de diamètre.
Le jeune individu, baptisé Karabo, avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce "Australopithecus Sediba", et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
Australopithecus Sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs.
Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
"Ce qui rend ce site unique", a expliqué à l'AFP Bonita De Klerk, chef de laboratoire à Wits, "c'est que nous avons réussi à trouver toutes les pièces du puzzle. Ces squelettes sont presque complets, et à chaque fois que nous faisons une découverte comme celle-là, nous ajoutons une pièce manquante au puzzle".
Long bras et gros cerveau
La place de Sediba dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce fascine les scientifiques, car elle présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres, un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant: alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et des plantes tendres, Sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
L'histoire de la découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre prélevé sur un site riche en fossiles dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de Wits, dans l'attente d'être analysé.
C'est en le déplaçant au mois de juin de cette année pour l'embarquer dans un véhicule qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre.
"Il a appelé le professeur Berger et il a dit: +Oh, je crois que c'est une dent d'hominidé+. Il avait raison", raconte Mme De Klerk. "Mais quand nous avons scanné le rocher, nous nous sommes aperçu qu'il y avait bien plus qu'une dent, il y avait plein d'autres ossements du même individu".
Le bloc rocheux sera prochainement cassé et ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
Source : Libération du 12/07/2012
Il s'agit "presque à coup sûr (...) du squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", a déclaré le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand (Wits) de Johannesburg, qui a identifié au scanner des fragments importants d'ossements enchâssés à l'intérieur d'un bloc rocheux d'un mètre de diamètre.
Le bloc rocheux qui contient le squelette "le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme" selon les scientifiques, le 12 juillet 2012 à Johannesburg
Le jeune individu, baptisé Karabo, avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce "Australopithecus Sediba", et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
Australopithecus Sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs.
Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
"Ce qui rend ce site unique", a expliqué à l'AFP Bonita De Klerk, chef de laboratoire à Wits, "c'est que nous avons réussi à trouver toutes les pièces du puzzle. Ces squelettes sont presque complets, et à chaque fois que nous faisons une découverte comme celle-là, nous ajoutons une pièce manquante au puzzle".
Long bras et gros cerveau
La place de Sediba dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce fascine les scientifiques, car elle présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres, un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant: alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et des plantes tendres, Sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
L'histoire de la découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre prélevé sur un site riche en fossiles dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de Wits, dans l'attente d'être analysé.
C'est en le déplaçant au mois de juin de cette année pour l'embarquer dans un véhicule qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre.
"Il a appelé le professeur Berger et il a dit: +Oh, je crois que c'est une dent d'hominidé+. Il avait raison", raconte Mme De Klerk. "Mais quand nous avons scanné le rocher, nous nous sommes aperçu qu'il y avait bien plus qu'une dent, il y avait plein d'autres ossements du même individu".
Le bloc rocheux sera prochainement cassé et ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
Source : Libération du 12/07/2012
vendredi 13 juillet 2012
En Afrique du Sud, le squelette pré-humain "le plus complet" jamais découvert
Le squelette d'un australopithèque vieux de deux millions d'années a été exhumé près de Johannesburg par des scientifiques sud-africains, qui lui ont donné le nom de Karabo. Il s'agit "presque à coup sûr (...) du squelette le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", a déclaré le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand, à Johannesburg, qui a identifié au scanner des fragments importants d'ossements enchâssés dans un bloc rocheux.
Le jeune individu, baptisé "Karabo", avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce Australopithecus sediba, et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
"JE CROIS QUE C'EST UNE DENT D'HOMINIDÉ"
L'histoire de la découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre prélevé sur un site riche en fossiles dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de "Wits" (l'université du Witwatersrand), dans l'attente d'être analysé. C'est en le déplaçant au mois de juin pour l'embarquer dans un véhicule qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre.
"Il a appelé le professeur Berger et il a dit : 'Oh, je crois que c'est une dent d'hominidé.' Il avait raison", raconte Mme De Klerk. "Mais quand nous avons scanné le rocher, nous nous sommes aperçus qu'il y avait bien plus qu'une dent, il y avait plein d'autres ossements du même individu". Le bloc rocheux sera prochainement cassé et ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
"TOUTES LES PIÈCES DU PUZZLE"
Australopithecus sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre homo, nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs. Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
"Ce qui rend ce site unique, explique Bonita De Klerk, chef de laboratoire à Wits, c'est que nous avons réussi à trouver toutes les pièces du puzzle. Ces squelettes sont presque complets, et à chaque fois que nous faisons une découverte comme celle-là, nous ajoutons une pièce manquante au puzzle."
UNE ESPÈCE QUI FASCINE LES SCIENTIFIQUES
La place d'Australopithecus sediba dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus africanus, lui-même issu d'Australopithecus afarensis, la famille de la célèbre Lucy, vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce fascine les scientifiques, car elle présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres, un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant : alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et des plantes tendres, Australopithecus sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
Source : Le Monde du 12/07/2012
Le jeune individu, baptisé "Karabo", avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce Australopithecus sediba, et provient de la grotte de Malapa, sur le très riche site archéologique sud-africain connu sous le nom de "berceau de l'humanité", inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Le scanner a révélé la présence dans la roche de fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur complet comme il n'en existe aucun dans les collections actuelles, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres.
"JE CROIS QUE C'EST UNE DENT D'HOMINIDÉ"
L'histoire de la découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre prélevé sur un site riche en fossiles dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de "Wits" (l'université du Witwatersrand), dans l'attente d'être analysé. C'est en le déplaçant au mois de juin pour l'embarquer dans un véhicule qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre.
"Il a appelé le professeur Berger et il a dit : 'Oh, je crois que c'est une dent d'hominidé.' Il avait raison", raconte Mme De Klerk. "Mais quand nous avons scanné le rocher, nous nous sommes aperçus qu'il y avait bien plus qu'une dent, il y avait plein d'autres ossements du même individu". Le bloc rocheux sera prochainement cassé et ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
"TOUTES LES PIÈCES DU PUZZLE"
Australopithecus sediba n'est pas un inconnu pour les scientifiques. On sait qu'il a vécu il y a environ deux millions d'années, à peu près à l'époque où les primates du genre homo, nos ancêtres directs, ont succédé sur terre aux australopithèques primitifs. Des fragments de deux spécimens avaient été découverts en 2008 au même endroit, à quelques kilomètres au nord de Johannesburg.
"Ce qui rend ce site unique, explique Bonita De Klerk, chef de laboratoire à Wits, c'est que nous avons réussi à trouver toutes les pièces du puzzle. Ces squelettes sont presque complets, et à chaque fois que nous faisons une découverte comme celle-là, nous ajoutons une pièce manquante au puzzle."
UNE ESPÈCE QUI FASCINE LES SCIENTIFIQUES
La place d'Australopithecus sediba dans l'arbre généalogique de l'espèce humaine n'est cependant pas encore totalement définie. Il pourrait être un descendant d'Australopithecus africanus, lui-même issu d'Australopithecus afarensis, la famille de la célèbre Lucy, vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce fascine les scientifiques, car elle présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres, un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant : alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et des plantes tendres, Australopithecus sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
Source : Le Monde du 12/07/2012
Karabo, l'australopithèque "le plus complet" découvert en Afrique du Sud
Il s'appelle Karabo et a environ deux millions d'années. C'est le squelette "le plus complet jamais découvert d'un ancêtre de l'homme", appartenant à un australopithèque, qui a été exhumé près de Johannesburg (Afrique du Sud) par des scientifiques sud-africains, a-t-on appris jeudi 12 juillet. Le professeur Lee Berger, de l'université du Witwatersrand (Wits) de Johannesburg, a identifié au scanner des fragments de mâchoire, de côtes, d'un fémur, ainsi que de vertèbres et d'autre éléments de membres, à l'intérieur d'un bloc rocheux d'un mètre de diamètre.
Karabo avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce Australopithecus Sediba, et provient de la grotte de Malapa, considérée comme le "berceau de l'humanité" et inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Australopithecus Sediba est connu des scientifiques. Il a vécu il y a environ deux millions d'années, à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé aux australopithèques primitifs.
Le petit-fils de Lucy mangeait du bois
Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres. Un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant : alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et de plantes tendres, Sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
Découvert presque par hasard
La découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre, prélevé sur un site riche en fossiles, dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de Wits, dans l'attente d'être analysé. C'est en le déplaçant au mois de juin 2012 qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre. Une dent. Le scanner a alors révélé le reste des ossements. Le bloc rocheux sera prochainement ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
Source : FranceTVInfo du 12/07/2012
Karabo avait entre 9 et 12 ans au moment de sa mort. Il appartient à l'espèce Australopithecus Sediba, et provient de la grotte de Malapa, considérée comme le "berceau de l'humanité" et inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Australopithecus Sediba est connu des scientifiques. Il a vécu il y a environ deux millions d'années, à l'époque où les primates du genre "homo", nos ancêtres directs, ont succédé aux australopithèques primitifs.
Le petit-fils de Lucy mangeait du bois
Il pourrait être un descendant d'Australopithecus Africanus, lui-même issu d'Australopithecus Afarensis, la famille de la célèbre "Lucy" vieille de trois millions d'années, et considérée par certains scientifiques comme une grand-mère possible de l'humanité.
L'espèce présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens, avec une posture droite permettant la bipédie, mais des pieds qui suggèrent qu'il vivait partiellement dans les arbres. Un cerveau relativement complexe, de longs bras, des doigts courts et un pouce long permettant de saisir avec précision.
L'étude de ses dents a en outre révélé très récemment un régime alimentaire étonnant : alors que la plupart des autres hominidés se nourrissaient de feuilles et de plantes tendres, Sediba préférait largement le bois et les écorces d'arbres.
Découvert presque par hasard
La découverte de Karabo relève de l'anecdote. Le bloc de pierre, prélevé sur un site riche en fossiles, dormait depuis presque trois ans dans un laboratoire de Wits, dans l'attente d'être analysé. C'est en le déplaçant au mois de juin 2012 qu'un technicien du laboratoire a remarqué une protubérance qui semblait surgir de la pierre. Une dent. Le scanner a alors révélé le reste des ossements. Le bloc rocheux sera prochainement ouvert pour en extraire les fossiles pétrifiés.
Source : FranceTVInfo du 12/07/2012
mardi 10 juillet 2012
Un australopithèque mangeur de bois et d'écorce
Des chercheurs viennent de s'apercevoir qu'Australopithecus sediba avait un régime alimentaire très différent des autres hominidés.
Un petit australopithèque sud-africain, lointain parent de l'homme, s'était concocté un régime à base de bois et d'écorce d'arbres, alors que la plupart des autres hominidés préféraient des feuilles et des plantes bien plus tendres. Ces habitudes alimentaires d'Australopithecus sediba, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, ont été révélées par les dents du primate, soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs, forts surpris du résultat.
"Australopithecus sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Étant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
Pour parvenir à cette découverte, les chercheurs ont commencé par bombarder les dents de l'australopithèque sud-africain à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail. Contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors, qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes, celles d'Australopithecus sediba renfermaient du carbone provenant d'arbres et de buissons.
Prélèvement de tartre sur les dents
Pour vérifier ce résultat insolite, les scientifiques ont recouru à une technique inédite : prélever sur les dents un peu de tartre - la plaque dentaire minéralisée bien connue des dentistes modernes - et analyser les minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années. Il s'agissait bien d'écorce et de bois. Un tel régime alimentaire n'avait jamais été attribué jusqu'alors aux hominidés africains. Pour Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder (États-Unis) qui a participé à l'étude publiée dans la revue Nature, Australopithecus sediba se nourrissait d'une manière assez similaire aux chimpanzés de la savane africaine aujourd'hui.
Selon Paul Sandberg, "c'est une découverte importante, car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique". "Il semble qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique", estime la chercheuse. "Pas si longtemps après, on voit arriver l'Homo erectus, une espèce qui était capable de se déplacer et de se débrouiller dans tous ces environnements différents, c'est un grand changement", conclut-elle.
Source : Le Point du 03/07/2012
Un petit australopithèque sud-africain, lointain parent de l'homme, s'était concocté un régime à base de bois et d'écorce d'arbres, alors que la plupart des autres hominidés préféraient des feuilles et des plantes bien plus tendres. Ces habitudes alimentaires d'Australopithecus sediba, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, ont été révélées par les dents du primate, soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs, forts surpris du résultat.
"Australopithecus sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Étant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
Pour parvenir à cette découverte, les chercheurs ont commencé par bombarder les dents de l'australopithèque sud-africain à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail. Contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors, qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes, celles d'Australopithecus sediba renfermaient du carbone provenant d'arbres et de buissons.
Prélèvement de tartre sur les dents
Pour vérifier ce résultat insolite, les scientifiques ont recouru à une technique inédite : prélever sur les dents un peu de tartre - la plaque dentaire minéralisée bien connue des dentistes modernes - et analyser les minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années. Il s'agissait bien d'écorce et de bois. Un tel régime alimentaire n'avait jamais été attribué jusqu'alors aux hominidés africains. Pour Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder (États-Unis) qui a participé à l'étude publiée dans la revue Nature, Australopithecus sediba se nourrissait d'une manière assez similaire aux chimpanzés de la savane africaine aujourd'hui.
Selon Paul Sandberg, "c'est une découverte importante, car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique". "Il semble qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique", estime la chercheuse. "Pas si longtemps après, on voit arriver l'Homo erectus, une espèce qui était capable de se déplacer et de se débrouiller dans tous ces environnements différents, c'est un grand changement", conclut-elle.
Source : Le Point du 03/07/2012
mercredi 4 juillet 2012
La plus vieille poterie du monde aurait 20.000 ans
L’apparition de la poterie n’a décidément aucun rapport avec le développement de l’agriculture. Les plus vieux fragments de poterie au monde, découverts en Chine, seraient en effet âgés de 19.000 à 20.000 ans. Mais à quoi pouvaient bien servir les récipients en terre cuite de l’époque ?
L’Homme a appris à pétrir l’argile pour en faire des figurines voici 30.000 ans, comme en témoigne la découverte en 1925 de la Vénus de Dolní Věstonice en République tchèque. Cette trouvaille ne signifie pas pour autant qu’il pouvait réaliser des poteries, c’est-à-dire modeler des récipients puis les cuire correctement, ce qui implique un bonne maîtrise du feu.
L’apparition de la poterie a pendant de nombreuses années été attribuée au développement de l’agriculture qui a eu lieu durant la révolution du Néolithique, voici un peu plus de 10.000 ans. Cependant, des découvertes récentes (2010 et 2011) faites en Chine, au Japon et en Russie ont mis à mal cette théorie, repoussant de près de 8.000 ans (dans le Pléistocène supérieur) l’émergence des premiers récipients en terre cuite.
Le record de la plus vieille poterie trouvée sur notre planète vient à nouveau d’être battu suite à la découverte, et surtout à la datation précise, de fragments de terre cuite à l'intérieur de la grotte de Xianrendong, dans la province de Jiangxi en Chine. Cette information est publiée dans la revue Science par une équipe d’archéologues menée par Ofer Bar-Yosef de la Harvard University.
De vieilles poteries utilisées pour faire de l’alcool ?
La grotte est relativement grande, bien que son entrée soit petite avec une largeur d’environ 2,5 m et une hauteur de 2 m. Des fouilles y ont été menées à 7 reprises entre 1960 et 2009. Lors de cette dernière étude, on a réalisé pour la première fois des datations au radiocarbone (carbone 14) sur les couches géologiques qui abritaient des fragments de poteries. Le résultat est tombé, certains récipients en terre cuite, des pots ou bols d’environ 20 cm de diamètre, ont été fabriqués voici 19.000 à 20.000 ans, durant la dernière glaciation.
Ils étaient probablement utilisés par des chasseurs-cueilleurs, peut-être pour faire cuire des aliments. Les plus anciens fragments ne possèdent pas de trace de suie ou de cuisson typiquement rencontrées sur des récipients utilisés pour la cuisine. Il est donc difficile de définir leurs fonctions. Cependant, des fragments plus jeunes possèdent ces marques, prouvant ainsi qu’ils avaient été mis sur le feu. Cuire les aliments pourrait avoir aidé les Hommes de l’époque à mieux survivre durant la période la plus froide de la dernière glaciation, alors que les ressources alimentaires devaient se faire rares. La nourriture cuite contient en effet plus d’énergie que celle crue.
Mais d’autres utilisations possibles existent. De très nombreux os entouraient les plus vieux fragments. Les récipients auraient ainsi pu servir, selon les auteurs, à récolter de la moelle ou de la graisse. Par ailleurs, il est également possible et même fortement probable qu’ils aient simplement été utilisés comme contenants pour le stockage ou la préparation de plats. Enfin, dernière hypothèse avancée par les archéologues, les poteries auraient pu être employées pour brasser une boisson alcoolisée…
Source : Futura Sciences du 02/07/2012
L’Homme a appris à pétrir l’argile pour en faire des figurines voici 30.000 ans, comme en témoigne la découverte en 1925 de la Vénus de Dolní Věstonice en République tchèque. Cette trouvaille ne signifie pas pour autant qu’il pouvait réaliser des poteries, c’est-à-dire modeler des récipients puis les cuire correctement, ce qui implique un bonne maîtrise du feu.
L’apparition de la poterie a pendant de nombreuses années été attribuée au développement de l’agriculture qui a eu lieu durant la révolution du Néolithique, voici un peu plus de 10.000 ans. Cependant, des découvertes récentes (2010 et 2011) faites en Chine, au Japon et en Russie ont mis à mal cette théorie, repoussant de près de 8.000 ans (dans le Pléistocène supérieur) l’émergence des premiers récipients en terre cuite.
Le record de la plus vieille poterie trouvée sur notre planète vient à nouveau d’être battu suite à la découverte, et surtout à la datation précise, de fragments de terre cuite à l'intérieur de la grotte de Xianrendong, dans la province de Jiangxi en Chine. Cette information est publiée dans la revue Science par une équipe d’archéologues menée par Ofer Bar-Yosef de la Harvard University.
Les fragments de poterie de la grotte de Xianrendong ont été extraits de ces sédiments. L'analyse et la datation de ces structures géologiques révèlent que cette cavité a été habitée entre 29.000 et 17.500 ans avant le présent. Elle a ensuite été abandonnée avant d'être à nouveau occupée de 14.500 à 12.000 ans avant le présent.
De vieilles poteries utilisées pour faire de l’alcool ?
La grotte est relativement grande, bien que son entrée soit petite avec une largeur d’environ 2,5 m et une hauteur de 2 m. Des fouilles y ont été menées à 7 reprises entre 1960 et 2009. Lors de cette dernière étude, on a réalisé pour la première fois des datations au radiocarbone (carbone 14) sur les couches géologiques qui abritaient des fragments de poteries. Le résultat est tombé, certains récipients en terre cuite, des pots ou bols d’environ 20 cm de diamètre, ont été fabriqués voici 19.000 à 20.000 ans, durant la dernière glaciation.
Ils étaient probablement utilisés par des chasseurs-cueilleurs, peut-être pour faire cuire des aliments. Les plus anciens fragments ne possèdent pas de trace de suie ou de cuisson typiquement rencontrées sur des récipients utilisés pour la cuisine. Il est donc difficile de définir leurs fonctions. Cependant, des fragments plus jeunes possèdent ces marques, prouvant ainsi qu’ils avaient été mis sur le feu. Cuire les aliments pourrait avoir aidé les Hommes de l’époque à mieux survivre durant la période la plus froide de la dernière glaciation, alors que les ressources alimentaires devaient se faire rares. La nourriture cuite contient en effet plus d’énergie que celle crue.
Mais d’autres utilisations possibles existent. De très nombreux os entouraient les plus vieux fragments. Les récipients auraient ainsi pu servir, selon les auteurs, à récolter de la moelle ou de la graisse. Par ailleurs, il est également possible et même fortement probable qu’ils aient simplement été utilisés comme contenants pour le stockage ou la préparation de plats. Enfin, dernière hypothèse avancée par les archéologues, les poteries auraient pu être employées pour brasser une boisson alcoolisée…
Source : Futura Sciences du 02/07/2012
mardi 3 juillet 2012
Des australopithèques friands d’écorce et de bois
Un petit australopithèque sud-africain, parent éloigné de l'Homme moderne, consommait essentiellement du bois et de l'écorce d'arbres. Une étrangeté quand la plupart des autres hominidés préféraient les feuilles et des plantes beaucoup plus tendres.
Les habitudes alimentaires de l'Australopithecus sediba sont assez surprenantes. Ce lointain parent de l’Homme, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, se nourrissait essentiellement du bois et de l'écorce d'arbres. Cette découverte a été révélée par l’étude des dents du primate qui ont été soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs. Parmi eux, les scientifiques ont bombardé les dents à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail.
Or, il s'est avéré que celui-ci provenait d'arbres et de buissons, contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors et qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes. "Au. sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Etant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre Australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique à l'AFP Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
"L'écorce, surtout l'écorce interne des arbres, peut être plutôt nutritive. Tous les nutriments d'un arbre passent par son écorce interne. Par exemple, le sirop d'érable n'est rien d'autre qu'une version concentrée de la résine qui coule dans l'écorce interne des érables", précise la scientifique. Ainsi, d’autres techniques (jusqu’ici inédites) ont été employées pour s’assurer de ces résultats surprenants. Le prélèvement de tartre sur les dents a permis une analyse des minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années. Il s'agissait bel et bien d'écorce et de bois.
Des environnements et comportements spécifiques
Selon Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder qui a participé à l'étude publiée hier par la revue Nature, "c'est une découverte importante car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique". Comme l'explique Mme Henry, "il semble donc qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique".
Les habitudes alimentaires de l'Australopithecus sediba sont assez surprenantes. Ce lointain parent de l’Homme, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, se nourrissait essentiellement du bois et de l'écorce d'arbres. Cette découverte a été révélée par l’étude des dents du primate qui ont été soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs. Parmi eux, les scientifiques ont bombardé les dents à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail.
Or, il s'est avéré que celui-ci provenait d'arbres et de buissons, contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors et qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes. "Au. sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Etant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre Australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique à l'AFP Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
"L'écorce, surtout l'écorce interne des arbres, peut être plutôt nutritive. Tous les nutriments d'un arbre passent par son écorce interne. Par exemple, le sirop d'érable n'est rien d'autre qu'une version concentrée de la résine qui coule dans l'écorce interne des érables", précise la scientifique. Ainsi, d’autres techniques (jusqu’ici inédites) ont été employées pour s’assurer de ces résultats surprenants. Le prélèvement de tartre sur les dents a permis une analyse des minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années. Il s'agissait bel et bien d'écorce et de bois.
Des environnements et comportements spécifiques
Selon Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder qui a participé à l'étude publiée hier par la revue Nature, "c'est une découverte importante car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique". Comme l'explique Mme Henry, "il semble donc qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique".
Source : MaxiSciences du 29/06/2012
lundi 2 juillet 2012
Quand un australopithèque préférait l'écorce et le bois aux feuilles tendres
Un petit australopithèque sud-africain, lointain parent de l'Homme, s'était concocté un régime à base de bois et d'écorce d'arbres alors que la plupart des autres hominidés préféraient des feuilles et des plantes bien plus tendres.
Ces habitudes alimentaires de l'Australopithecus sediba, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, ont été révélées par les dents du primate, soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs, forts surpris du résultat.
"Au. sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Etant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre Australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique à l'AFP Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
Pour parvenir à cette découverte, les chercheurs ont commencé par bombarder les dents de l'australopithèque sud-africain à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail.
Contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors, qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes, celles d'Australopithecus sediba renfermaient du carbone provenant d'arbres et de buissons.
Prélèvement de tartre sur les dents
Une trouvaille suggérant que ce primate mangeait, au moins une partie de l'année, de l'écorce et autres tissus ligneux.
"L'écorce, surtout l'écorce interne des arbres, peut être plutôt nutritive. Tous les nutriments d'un arbre passent par son écorce interne. Par exemple, le sirop d'érable n'est rien d'autre qu'une version concentrée de la résine qui coule dans l'écorce interne des érables", précise Amanda Henry.
Pour vérifier ce résultat insolite, les scientifiques ont recouru à une technique inédite: prélever sur les dents un peu de tartre - la plaque dentaire minéralisée bien connue des dentistes modernes - et analyser les minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années.
Il s'agissait bien d'écorce et de bois.
Un tel régime alimentaire n'avait jamais été attribué jusqu'alors aux hominidés africains. Pour Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder (Etats-Unis) qui a participé à l'étude publiée mercredi par la revue Nature, l'Australopithecus sediba se nourrissait d'une manière assez similaire aux chimpanzés de la savane africaine aujourd'hui.
Selon M. Sandberg, "c'est une découverte importante car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique".
"Il semble qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique", estime la chercheuse.
"Pas si longtemps après, on voit arriver l'Homo erectus, une espèce qui était capable de se déplacer et de se débrouiller dans tous ces environnements différents, c'est un grand changement", conclut-elle.
Source : Libération du 27/06/2012
Ces habitudes alimentaires de l'Australopithecus sediba, dont deux spécimens ont été découverts en 2008 dans une caverne proche de Johannesburg, ont été révélées par les dents du primate, soumises à une batterie de tests par une équipe internationale de chercheurs, forts surpris du résultat.
"Au. sediba avait un régime alimentaire très différent de celui des autres hominidés qui ont été étudiés jusqu'à présent. Etant donné que leur morphologie est très similaire, nous nous attendions à ce qu'il ressemble plus ou moins aux autres espèces du genre Australopithèque, ou même un peu aux premiers hommes. En réalité, il consommait beaucoup plus de nourriture provenant d'environnements boisés et clos, y compris des aliments durs", explique à l'AFP Amanda Henry, de l'Institut Max Planck d'anthropologie.
Pour parvenir à cette découverte, les chercheurs ont commencé par bombarder les dents de l'australopithèque sud-africain à l'aide d'un laser, pour extraire le carbone piégé dans l'émail.
Contrairement aux dents de 81 autres hominidés testées jusqu'alors, qui contenaient une forme de carbone caractéristique de feuilles et d'herbes, celles d'Australopithecus sediba renfermaient du carbone provenant d'arbres et de buissons.
Prélèvement de tartre sur les dents
Une trouvaille suggérant que ce primate mangeait, au moins une partie de l'année, de l'écorce et autres tissus ligneux.
"L'écorce, surtout l'écorce interne des arbres, peut être plutôt nutritive. Tous les nutriments d'un arbre passent par son écorce interne. Par exemple, le sirop d'érable n'est rien d'autre qu'une version concentrée de la résine qui coule dans l'écorce interne des érables", précise Amanda Henry.
Pour vérifier ce résultat insolite, les scientifiques ont recouru à une technique inédite: prélever sur les dents un peu de tartre - la plaque dentaire minéralisée bien connue des dentistes modernes - et analyser les minuscules fragments végétaux fossilisés qui y étaient restés piégés depuis deux millions d'années.
Il s'agissait bien d'écorce et de bois.
Un tel régime alimentaire n'avait jamais été attribué jusqu'alors aux hominidés africains. Pour Paul Sandberg, de l'Université du Colorado Boulder (Etats-Unis) qui a participé à l'étude publiée mercredi par la revue Nature, l'Australopithecus sediba se nourrissait d'une manière assez similaire aux chimpanzés de la savane africaine aujourd'hui.
Selon M. Sandberg, "c'est une découverte importante car le régime alimentaire est l'un des aspects fondamentaux de l'animal, c'est ce qui dicte son comportement et sa niche écologique".
"Il semble qu'il y a environ deux millions d'années, il y avait différentes espèces d'hominidés qui utilisaient différents environnements de différentes façons, chaque espèce étant plutôt focalisée sur son environnement spécifique avec un comportement spécifique", estime la chercheuse.
"Pas si longtemps après, on voit arriver l'Homo erectus, une espèce qui était capable de se déplacer et de se débrouiller dans tous ces environnements différents, c'est un grand changement", conclut-elle.
Source : Libération du 27/06/2012
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