samedi 5 décembre 2020

Une « Chapelle Sixtine des anciens » découverte en Amazonie

Au cœur de la forêt amazonienne, loin de toute civilisation, des milliers de dessins peints durant la préhistoire sont parvenus jusqu'à nous. Découverte par une équipe d'archéologues britanno-colombienne, cette « Chapelle Sixtine des anciens » se dévoilera au monde dans un tout prochain documentaire.

C'est une véritable machine à remonter le temps qui se cachait dans la forêt amazonienne en Colombie. Sur les parois rocheuses de la Serranía de La Lindosa, des archéologues ont découvert plusieurs milliers de dessins, peints avec un pigment rouge vif, qui témoignent de la vie et de la vision du monde des premiers humains à s'établir dans la région. L'ensemble des parois rocheuses décorées a été surnommé « La Chapelle Sixtine des anciens ».

Des dessins vieux de 12.000 ans

Les archéologues de l'Universidad Nacional de Colombia et de l'Université d'Exeter, à l'origine de cette découverte, estiment que ces peintures datent d'entre 12.600 et 11.800 ans. Ils se sont basés sur les animaux peints : des créatures qui ressemblent aux paresseux géants, aux mastodontes ou encore à des camélidés. Ces animaux maintenant éteints composaient la mégafaune du dernier épisode glaciaire. Les peintures décrivent aussi des scènes de chasse, des hommes interagissant avec des plantes ou des animaux, des figures humaines et l'empreinte de leur main.

Certains dessins ont été faits en hauteur, ce qui suggère que leurs auteurs ont sûrement dû fabriquer des échelles avec du bois de la forêt

L'étude du sol a permis aux archéologues d'en savoir un peu plus sur les Hommes qui ont vécu dans ces abris rocheux. Ces communautés ancestrales étaient composées de chasseurs-cueilleurs qui pêchaient dans la rivière située à proximité des abris. Des restes de piranhas, d'alligators, de serpents ou encore de capybaras ont été extraits du sol de l'abri.

Cette découverte a été faite dans le cadre du projet Last Journey qui cherche à savoir quand les premiers Hommes se sont installés en Amazonie et leur impact sur la biodiversité de la région. Elle est détaillée dans une publication parue dans Quartenary International, le 29 avril 2020.

En a. un paresseux géant, en b. un mastodonte, en c. un camélidé, en d. et en e. des chevaux, en f. peut-être un macrauchéniides

Si elle n'est partagée que maintenant, c'est parce qu'elle est le sujet principal d'une série documentaire qui sera présentée sur Channel 4, une chaîne publique britannique, durant le mois de décembre, sous le nom de « Jungle Mystery : Lost Kingdom of Amazon ». Le premier épisode sera diffusé le 5 décembre et le second le 12 décembre.

Source : Futura Sciences du 01/12/2020

Evolution - the human story

 


vendredi 4 décembre 2020

Leakey foundation

Le site de la fondation Leakey.

Grande et illustre famille d'archéologues, s'il en est.

http://www.leakeyfoundation.org/

Ardipithecus ramidus

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction :
Reconstruction Jay Matternes :

Anoiapithecus brevirostris

Anoiapithecus brevirostris est une espèce d'hominoïde éteinte. Elle est connue par un individu fossile datant de 11,9 millions d'années (Miocène moyen) et surnommé Lluc.

Ce fossile a été découvert en 2004 sur le site d'Abocador de Can Mata, situé sur la commune d'Els Hostalets de Pierola, en Catalogne, Espagne. Son nom scientifique signifie littéralement « le singe d'Anoia au rostre court ». En effet, Anoiapithecus brevirostris a le visage plat des hominoïdes et les traits caractéristiques des grands singes.

Sa grande particularité est d'avoir été découvert en Europe et non en Afrique. Selon Salvator Moyà-Solà et ses collègues, les ascendants de cette espèce seraient arrivés en Europe il y a 15 millions d'années, avant que la mer Méditerranée ne se forme et seraient retournés en Afrique il y a 9 millions d'années.

Source : Wikipedia

Sa fiche sur Hominidés.com

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nom : Lluc
âge : 11,9 Ma
découverte :
date : 2004
espèce : Anoiapithecus brevirostris

jeudi 3 décembre 2020

Sapiens vs Neandertal : un pouce de différence

Comment Homo Sapiens a-t-il pu avoir le dessus sur son cousin néandertalien ? Des chercheurs montrent qu’une simple innovation morphologique modifiant l'anatomie de ses pouces aurait pu jouer un rôle majeur...

Reconstitution de la saisie utilisée par les Néandertaliens, le pouce tendu le long du manche et dirigeant la force.

Et si Homo sapiens, lors de sa confrontation victorieuse avec son cousin Néandertal voilà 40.000 ans, avait bénéficié d'un coup de pouce de l'évolution ? Dans le sens littéral du terme ! Ameline Bardo de l'Université du Kent (Canterbury, Angleterre) et ses collègues, ont ainsi voulu vérifier si les deux espèces d'hominines se distinguaient par leur façon de prendre en main et manipuler des outils. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé et mesuré les articulations entre les os du pouce de notre cousin disparu grâce à une méthodologie 3D. “Nous avons eu la chance de disposer de 5 fossiles de Néandertaliens, raconte Ameline Bardo. Trois ont été découverts sur le territoire français, un en Israël, et un en Irak.“ Deuxième étape de leur travail : comparer les mesures à celles obtenues sur 5 humains fossiles et 40 humains adultes modernes au niveau du même complexe trapézio-métacarpien, les os situés à la base du pouce.

Une différence majeure entre les pouces des deux espèces

Le résultat, publié le 26 novembre 2020, dans la revue Scientific Reports, valide l'intuition des scientifiques : il existe bien une différence majeure entre les pouces des deux espèces. Chez les Néandertaliens, l'articulation du doigt s'est avérée plus plate, lui conférant moins de degrés de liberté que le notre. Ce qui suggère que notre cousin, s'il était doué pour tenir puissamment un objet comme un marteau avec le pouce étendu le long du manche (voir illustration), devait être beaucoup plus gourd pour des saisies de précision comme, par exemple prendre un objet entre le pouce et l'index. Plus grandes, plus incurvées, les surfaces articulaires des pouces des humains modernes semblent au contraire parfaites pour accomplir de tels gestes. "Si Néandertal restait capable d'un tel doigté, explique Ameline Bardo. cela devait lui demander bien plus d'efforts. De plus, la prise devait être moins puissante et la pression appliquée inférieure à ce que sont capables de faire Homo sapiens et humains modernes."

Qu'en est-il des pouces de Homo naledi ou Homo habilis ?

Une différence saisissante et qui a dû avoir un impact considérable sur l'histoire des premiers humains, en favorisant certains, à savoir nous, au détriment d'autres. Cette caractéristique anatomique inédite aurait alors permis à nos ancêtres de concevoir de meilleurs armes et objets, leur conférant un avantage évolutif indéniable sur les autres hominines avec qui ils se disputaient territoires et ressources.

Une question demeure cependant : ce bouleversement anatomique est-il apparu chez Homo sapiens ou les prémices en seraient-ils déjà perceptibles chez ses ancêtres ? Pour en avoir le cœur net, Ameline Bardo compte poursuivre son étude en se penchant sur les pouces de certains d'entre eux, "notamment Homo naledi (découvert en 2013 en Afrique du Sud) et de plus anciens spécimens comme Homo habilis", précise-t-elle. Autre interrogation : est-ce que cette caractéristique nouvelle a pu avoir des conséquences sur l'intégralité de l'anatomie d'Homo sapiens et modifier sa posture générale? Marchait-il mieux, courait-il mieux, grâce à cette habileté manuelle accrue? Pour en avoir le cœur net, cette spécialiste des mains préhistoriques est en train de collaborer avec un spécialiste...des pieds.

Source : Science et Avenir du 26/11/2020

Australopithecus anamensis

Reconstruction de John Gurche :
Reconstruction :

Outpost : human origins

La page Archéologie du National Geographic :

https://www.nationalgeographic.com/history/archaeology/

mercredi 2 décembre 2020

mardi 1 décembre 2020

Lee Berger

Lee Rogers Berger, né le 22 décembre 1965 à Shawnee Mission, Kansas, est un paléoanthropologue et archéologue américain connu pour ses travaux sur l'Australopithecus africanus et pour les découvertes et définitions d'Australopithecus sediba et d'Homo naledi. 

Source : Wikipedia