jeudi 6 décembre 1984

samedi 1 septembre 1984

Homme de Chancelade

L'Homme de Chancelade est le nom donné à un squelette fossile d'Homo sapiens découvert en 1888 en France, à Chancelade, dans le département de la Dordogne. Il a donné lieu, peu après sa découverte, à une théorie anthropologique échafaudée par le médecin anatomiste Léo Testut, qui eut un certain succès chez les préhistoriens pendant une quarantaine d'années, avant d'être réfutée puis oubliée.

Historique

Le squelette fossile de l'Homme de Chancelade fut découvert par Michel Hardy, Maurice Féaux et l’ouvrier carrier Bretou, le 1er octobre 1888, dans l'abri de Raymonden (ou Reymonden), à Chancelade, près de Périgueux, lors de leur campagne de fouilles de 1888-18891. Ce gisement, connu depuis 1876, fut fouillé à partir de 1887 à cause des dégâts causés dans les couches archéologiques par les ouvriers à la recherche de ballast pour la construction de la ligne de chemin de fer Périgueux-Brantôme.

En 1889, le médecin anatomiste Léo Testut publia une étude décrivant l'individu, indiquant qu'il était de taille assez petite (155 cm) mais avait une capacité crânienne très élevée (1 670 cm3), qu'il avait un crâne fortement dolichocéphale (indice céphalique de 72) et très élevé (hypsicéphale), de forme ellipsoïdale-subrectangulaire, différant aussi bien de celui de Combe-Capelle que de celui de Cro-Magnon, avec un front large et élevé aux arcades sourcilières peu prononcées, une face très grande, haute et large, des orbites hautes, rapprochées et rectangulaires, un menton bien développé et des os robustes.

Léo Testut avançait que l'Homme de Chancelade représentait une race distincte de l'Homme de Cro-Magnon3, qu'il devait être l'ancêtre des Esquimaux, échafaudant la théorie selon laquelle les peuples du nord de l’Europe et de l’Amérique seraient les descendants de cette « race de Chancelade », ayant suivi les animaux de faune froide remontant vers le nord lors du réchauffement du climat1. Cette thèse, aujourd'hui réfutée et oubliée, fut soutenue dans des publications jusqu'en 1927.

Description

Mort à un âge compris entre 55 et 65 ans, le défunt est un Homo sapiens de sexe masculin, au squelette quasi complet, intentionnellement inhumé en position fœtale, et recouvert d'ocre rouge, comme le font aujourd'hui les Bochimans d'Afrique australe et quelques tribus australiennes.

L’Homme de Chancelade souffrait de graves handicaps, comme le prouvent les nombreuses lésions pathologiques du squelette. Les individus âgés ou affaiblis pouvaient donc survivre aux rudes conditions de vie de l’époque. Les groupes humains prenaient probablement soin des individus les plus faibles par un système d’entraide.

Source : Wikipedia

Vénus du Mas d'Azil

La Vénus du Mas d'Azil est une figurine féminine du Paléolithique supérieur, découverte en 1888 en Ariège. On estime son âge à 15 000 ou 16 000 ans, ce qui correspond à la période du Magdalénien.

Historique

La Vénus du Mas d'Azil a été découverte en 1888 par Édouard Piette dans la grotte du Mas-d'Azil (commune du Mas-d'Azil), en Ariège.

Description

La figurine a été taillée dans une dent de cheval et mesure 5,1 cm de long, est large de 1,7 cm et son épaisseur est de 1,3 cm.

Conservation

Elle est aujourd'hui conservée au musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 15 ka-16 ka
découverte : Édouard Piette
date : 1888

mardi 1 mai 1984

Homme de Spy

L'Homme de Spy est le nom donné à trois squelettes fossiles partiels et quelques ossements isolés appartenant à l'espèce Homo neanderthalensis, découverts dans la grotte de Spy, à Jemeppe-sur-Sambre, dans la province de Namur, en Belgique. Les deux premiers squelettes furent mis au jour en 1886, et constituèrent la deuxième découverte officielle de fossiles néandertaliens, trente ans après celle de la vallée de Néander, en Allemagne. Ils sont datés d'environ 38 500 ans avant le présent (AP).

Source : Sa fiche Wikipedia

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nom : Spy
âge : 44,2-40,6 ka
découverte :
date : 1886
espèce : Homo neanderthalensis

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Elucider le moment où les populations de Néandertal ont disparu d'Eurasie est une question clé en paléoanthropologie, et la Belgique est l'une des régions clés pour étudier la transition du Paléolithique moyen au paléolithique supérieur. La datation au radiocarbone précédente plaçait les néandertaliens de Spy parmi les derniers néandertaliens survivants du nord-ouest de l'Europe avec des dates signalées aussi jeunes que 23880 ± 240 B.P. (OxA-8912). Des questions ont toutefois été soulevées quant à la fiabilité de ces dates. La contamination du sol et les produits de conservation à base de carbone sont connus pour causer des problèmes lors de la datation au radiocarbone d'échantillons de collagène en vrac. En utilisant une approche spécifique au composé qui est aujourd'hui la plus efficace pour éliminer la contamination et l'analyse génomique ancienne, nous démontrons ici que les dates précédentes produites sur des spécimens de Néandertal de Spy étaient inexactement jeunes jusqu'à 10000 ans en raison de la présence d'une contamination non supprimée. Nos dates au radiocarbone spécifiques aux composés sur les Néandertaliens de Spy et ceux d'Engis et de Fonds-de-Forêt démontrent qu'ils ont disparu du nord-ouest de l'Europe entre 44200 et 40600 cal B.P. (à 95,4% de probabilité), beaucoup plus tôt que ce qui avait été suggéré précédemment. Nos données contribuent de manière significative à affiner les modèles de disparition néandertalienne en Europe et, plus largement, montrent que les modèles chronométriques concernant l'apparition ou la disparition de groupes d'animaux ou d'hominidés ne devraient être basés que sur des dates au radiocarbone obtenues à l'aide de méthodes de prétraitement robustes.

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mardi 1 novembre 1983

Vénus de Balzi Rossi

Les figurines Vénus de Balzi Rossi (également : figurines Vénus de Grimaldi, figurines Vénus des grottes de Balzi-Rossi) provenant des grottes près de Grimaldi di Ventimiglia (Italie) sont treize sculptures paléolithiques du corps féminin. De plus, deux petites représentations de la tête humaine ont été découvertes au même endroit. L'âge de ces figurines ne peut être déterminé en raison du manque de données de contexte archéologique. Il est généralement admis que ces figurines proviennent du gravettien, âgées d'environ 24 000 à 19 000 ans. La plupart des sculptures sont en stéatite et mesurent entre 2,4 et 7,5 cm de hauteur. Entre 1883 et 1895, les figurines ont été découvertes par l'antiquaire Louis Alexandre Jullien au complexe de grottes Balzi Rossi ("falaises rouges") sur la côte ligure. Huit de ces sculptures sont conservées au musée Saint-Germain-en-Laye près de Paris.

Source : Wikipedia (en)

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1894. Quatre années plus tard, les statuettes de stéatite des grottes des Balzi Rossi étaient publiées par Salomon Reinach, une douzaine d'années après leur découverte par Jullien.

Source : Wikipedia

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la vénus de Menton (47 mm), le losange (63 mm), la vénus abrachiale (67mm...). Ce sont 15 statuettes féminines qui ont été découvertes dans les grottes des Balzi Rossi, à Grimaldi, en Ligurie (Italie), près de la frontière franco-italienne entre 1883 et 1895, par Louis Alexandre Jullien. C'est une découverte exceptionnelle de plusieurs vénus dans un même gisement. Chaque vénus a été réalisée dans une matière et selon une forme spécifique. La vénus de Menton est en stéatite jaune, le losange en stéatite verte, l'abrachiale en ivoire brun... On peux également citer les vénus dites Polichinelle (en stéatite verte), Janus (en chlorite noire), la Dame ocrée (en défense de mammouth), le Doublet (en serpentine jaune), l'innominée (en hématite), le masque (en chlorite jaune)...

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nom :
âge : 19 ka-24 ka
découverte : Louis Alexandre Jullien
date : 1883-1895

mardi 1 mars 1983

GSI D-1

nom : GSI D-1
âge : 9,5-8 Ma
découverte : Lydekker
date : 1879
espèce : Sivapithecus sivalensis

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S. sivalensis est l'espèce type de ce genre. Comme pour le reste du genre, les molaires sont émaillées épaisses mais sont resserrées à la base. Selon Hartwig, «les tores transversaux supérieurs et inférieurs bien développés mettent en évidence la mandibule robuste. Les orbites sont plus hautes que larges avec la marge inférieure positionnée au-dessus de l'ouverture nasale. »

Grotte d'Altamira

La grotte d’Altamira est une grotte ornée située en Espagne à Santillana del Mar, près de Santander (Cantabrie). Elle renferme l'un des ensembles picturaux les plus importants de la Préhistoire. Il date de la fin du Paléolithique supérieur, du Magdalénien. Son style artistique relève de ce que l’on appelle l'art préhistorique franco-cantabrique, caractérisé notamment par le réalisme des représentations et par ses thèmes animaliers.

Historique de la découverte et de la reconnaissance d'Altamira

Les peintures d'Altamira ont été découvertes en 1879, lors de fouilles conduites par Marcelino Sanz de Sautuola. La grotte était connue depuis 1868 et Sanz de Sautuola y effectuait des visites depuis 1876. Il avait observé la présence de dessins géométriques sur les parois sans y accorder d'importance mais c'est sa fillette Maria, alors âgée de huit ans, qui remarqua la première la présence de «toros» dessinés au plafond. Sanz de Sautuola publia dès 1880 « Brèves notes sur quelques objets préhistoriques de la province de Santander ».

Historiquement, Altamira est donc le premier ensemble pictural préhistorique important qui ait été découvert et publié. Une découverte de cet ordre explique la polémique qu’elle a fait naître puisqu’elle remettait en question certaines idées scientifiques de l’époque. En effet, dès le début, le réalisme des scènes représentées a fait douter de son authenticité : le préhistorien français Édouard Harlé, chargé de mener une inspection pour la communauté internationale, publie son rapport en 1881 et se conforme à l'idée dominante en remettant en cause l'authenticité. Sa reconnaissance comme une œuvre artistique effectuée par des hommes du Paléolithique s'est faite à l’issue d’un long processus qui a permis de mieux définir la vision de la Préhistoire.

Le premier à défendre ces peintures a été celui qui les avait découvertes et publiées, M. Sanz de Sautuola. Leur authenticité ne devait être admise qu'après sa mort, une fois confirmée par l’abondance d’autres œuvres artistiques semblables trouvées dans de nombreuses grottes européennes. À la fin du XIXe siècle, surtout en France, on a découvert des peintures pariétales associées de façon indéniable à des statuettes, des sculptures murales et des os sculptés qui appartenaient à des niveaux archéologiques paléolithiques, le tout accompagnant des restes d'animaux disparus, au moins de la région (mammouth, renne, bison des steppes, etc.).

Émile Cartailhac avait été un des plus grands adversaires de l'authenticité d'Altamira. À partir de 1895, la découverte de gravures et de peintures dans les grottes françaises de la Mouthe, des Combarelles et de Font-de-Gaume, lui firent reconsidérer sa position. Après avoir visité les grottes, il écrivit dans la revue L'Anthropologie (1902) un article intitulé « La grotte d'Altamira. Mea culpa d'un sceptique ». Après cet article le caractère paléolithique des peintures d'Altamira fut universellement reconnu.

Dans cette reconnaissance, il faut souligner également les rôles de Joseph Déchelette, qui qualifie Altamira de « chapelle Sixtine de l'art quaternaire » dans son Manuel d'archéologie préhistorique. et de l’abbé Breuil. Ses travaux sur l'art pariétal, présentés une première fois en 1902 au Congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences, ont bouleversé la façon de voir des chercheurs de l'époque.

Une fois établie l'authenticité des peintures le débat se déplaça sur leur signification et leurs implications. Les divergences entre chercheurs tournaient autour de la datation chronologique exacte, du but mystérieux qui était le leur et de leur valeur artistique et archéologique. Ces questions ont concerné non seulement la grotte d'Altamira, mais l'art préhistorique tout entier.

Fouilles archéologiques

Les premières fouilles entreprises par Sanz de Sautuola furent suivies de celles de H. Alcalde del Rio en 1906 et de celles de H. Obermaier en 1924-25. Même s'il s'agit de travaux anciens, il semble établi que la séquence stratigraphique d'Altamira comporte du Moustérien à sa base, suivi de Solutréen supérieur à pointes à cran et enfin de Magdalénien inférieur cantabrique, à bâtons percés. Ce dernier date de 15 000 BP.

Âge des peintures

Une série de datations directes des œuvres d'Altamira exécutées au charbon de bois a été réalisée grâce à la méthode du carbone 14. Ces dates sont comprises entre -15 500 et -13 500 ans et correspondent au Magdalénien inférieur.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 15 ka
découverte : Marcelino Sanz de Sautuola
date : 1879

dimanche 1 novembre 1981

La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe

La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe (The Descent of Man, and Selection in Relation to Sex) est un livre du naturaliste britannique Charles Darwin, publié en 1871 et traitant de l'application de la théorie de l'évolution, notamment à l'espèce humaine.

Il s'agit du deuxième ouvrage important de Darwin sur l'évolution, succédant à De l'origine des espèces publié en 1859. L'auteur y décrit explicitement l'application de sa théorie à l'évolution humaine et y précise la théorie de la sélection sexuelle. Le livre aborde un certain nombre de sujets connexes, dont ce qui deviendra à l'époque moderne la psychologie évolutionniste, l'éthique évolutionniste, les différences entre hommes et femmes, les différences entre races humaines, le dimorphisme sexuel humain et la pertinence de la théorie évolutionniste pour la société (Darwinisme social).

Source : Wikipedia

BMNH. M 11555

BMNH. M 11555/BM 112 : fragment de mâchoire d'un individu immature

Source :

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nom : BMNH. M 11555
âge : 8 Ma
découverte : Igino Cocchi
date : 1871
espèce : Oreopithecus bambolii

mardi 1 septembre 1981

Hylobatidae / Hylobatidé

Les hylobatidés sont une famille (Hylobatidae) de primates sans queue : les gibbons.

Ces primates présentent des callosités sur les fesses. Leurs bras sont très longs, ce qui fait d'eux d'excellents acrobates.

Classification

Les gibbons étaient à l'origine tous classés dans le genre Hylobates, mais les analyses génétiques les ont divisés en quatre genres basés sur leur nombre de chromosomes : 38 chromosomes pour le genre Hoolock, 44 pour Hylobates, 52 pour Nomascus et 50 pour Symphalangus.

Espèces actuelles

Liste des espèces actuelles selon ITIS :

  • Genre Hoolock - les houlocks :
Hoolock hoolock - Gibbon hoolock occidental
Hoolock leuconedys - Gibbon hoolock oriental
  • Genre Hylobates :
Hylobates abbotti
Hylobates agilis - Gibbon Agile
Hylobates albibarbis
Hylobates funereus
Hylobates klossii - Siamang De Kloss
Hylobates lar - Gibbon à mains blanches
Hylobates moloch - Gibbon cendré
Hylobates muelleri - Gibbon de Müller
Hylobates pileatus - Gibbon à bonnet
  • Genre Nomascus :
Nomascus annamensis
Nomascus concolor - Gibbon noir
Nomascus gabriellae - Gibbon à joues jaunes
Nomascus hainanus - Gibbon de Hainan
Nomascus leucogenys - Gibbon à favoris blancs du Nord
Nomascus nasutus - Gibbon de Cao-Vit
Nomascus siki - Gibbon à favoris blancs du Sud
  • Genre Symphalangus :
Symphalangus syndactylus - Siamang

Une nouvelle espèce, Hoolock tianxing a été récemment séparée de Hoolock leuconedys suite à des analyses génétiques.

Genre fossile

L'espèce éteinte † Bunopithecus sericus était considérée comme proche des gibbons houlocks qui étaient un temps classés dans le même genre sous une même espèce. Mais il a été estimé que les houlocks ne partagent pas suffisamment de caractéristiques avec cette espèce et le nouveau genre Hoolock a été créé en 2005, faisant de † Bunopithecus un genre fossile.

Une autre espèce éteinte (nouveau genre également) est décrite en 2018, Junzi imperialis, dont quelques ossements ont été retrouvés dans une tombe impériale chinoise en 2004.

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : John Edward Gray
date : 1870
espèce : Hylobatidae