dimanche 1 septembre 1996

OH 9

OH 9 est l'abrévation anglophone pour Hominine d'Olduvaï 9, et désigne une calotte crânienne fossile d'Homo ergaster trouvée en 1960 par les paléoanthropologues Louis et Mary Leakey dans les gorges d'Olduvai, en Tanzanie. OH 9 serait le plus ancien fossile humain connu ayant un volume endocrânien supérieur à 1 000 cm3.

Historique

Louis Leakey avait baptisé le fossile en 1960 « le Chelléen », en référence aux outils oldowayens trouvés sur le site, alors dits chelléens, industrie décrite en France en 1883 et que l'on pensait encore antérieure à l'Acheuléen.

En 1963, Heberer proposa un nouveau taxon pour ce spécimen, Homo leakeyi ; Phillip Tobias proposa également Homo erectus olduvaiensis, mais ces appellations ne furent pas retenues. OH 9 est aujourd'hui attribué à l'espèce Homo ergaster.

Datation

La datation d'OH 9 est controversée. Il fut initialement estimé vieux d'environ 1,4 Ma par Louis Leakey, mais une étude plus récente a proposé seulement 1,25 Ma. Les conditions de sa découverte ne permettent pas d'obtenir une datation suffisamment fiable.

Source : Wikipedia

Homme de Djebel Irhoud

Djebel Irhoud, ou Adrar n'Ighoud, est un site préhistorique du Maroc, localisé à 55 km environ au sud-est de Safi, dans la région administrative de Marrakech-Safi. Le site était exploité par une mine de barytine qui a éventré la colline et mis au jour des couches sédimentaires anciennes.

Depuis 1960, le site a livré des ossements fossiles d'Homo sapiens, dont la datation est restée longtemps imprécise en raison de la destruction de la stratigraphie par l'activité minière. En 2017, grâce à la découverte de nouveaux fossiles, l'équipe des paléoanthropologues français Jean-Jacques Hublin et marocain Abdelouahed Ben-Ncer, de l'Institut National marocain d'Archéologie et du Patrimoine (INSAP), a publié une nouvelle datation d'environ 300 000 ans avant le présent, qui repousse de plus de 100 000 ans l'ancienneté précédemment attribuée à l'espèce Homo sapiens.

Source : Wikipedia

Irhoud 1

Historique

En 1960, un ouvrier de la mine découvrit sur le site un crâne humain assez complet, noté Irhoud 1. Il le remit au médecin-chef de la compagnie minière, lequel le transmit à son tour à un anthropologue de l'université de Rabat. Le paléoanthropologue français Émile Ennouchi intervint sur le site en 1961, et découvrit peu après un deuxième crâne moins complet, noté Irhoud 2.

Morphologie

Une analyse de la face en morphométrie 3D montre qu'elle se situe à l'intérieur de la variabilité de l'Homme moderne, malgré un bourrelet sus-orbitaire plus développé. En revanche, le neurocrâne d'Irhoud 1, qui sert de référence, a une forme plus archaïque, qui ne correspond pas à la forme globulaire d'un crâne d'Homme moderne, tout en restant différente des formes néandertalienne, d'Homo heidelbergensis, et d'Homo rhodesiensis.

La morphologie de la face ressemble à celle de l'Homme de Florisbad, un spécimen trouvé en 1932 en Afrique du Sud, daté en 1996 d'environ 260 000 ans, et considéré aujourd'hui comme une forme archaïque d'Homo sapiens.

Analyse

Les plus anciens restes reconnus d'Homo sapiens étaient jusque-là l'Homme de Kibish, avec deux crânes mis au jour en 1967 en Éthiopie et datés en 2005 de 195 000 ans, et l'Homme de Herto, découvert en 1997 en Éthiopie et daté en 2003 de 157 000 ans. L'Homme de Djebel Irhoud repousse donc de plus de 100 000 ans l'ancienneté attribuée auparavant à l'espèce Homo sapiens.

Pour Jean-Jacques Hublin, les fossiles de Djebel Irhoud montrent qu'il existe un stade « Homo sapiens archaïque », déjà moderne au niveau de la face mais encore archaïque au niveau de l'encéphale9. Jean-Jacques Hublin met en avant depuis cette découverte la théorie d'une émergence panafricaine de l'Homme moderne, qui ne serait pas limitée à un groupe humain précis ni localisée dans une région particulière d'Afrique, mais qui serait issue d'un chemin évolutif ayant associé depuis au moins 300 000 ans l'ensemble des populations du continent africain. Cette vision est celle d'une origine multirégionale de l'homme moderne limitée au continent africain.

Source : Wikipedia

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300 ka
Homo sapiens
1960
Djebel Irhoud, Maroc
Emile Ennouchi

StW 311

nom : StW 311
âge : 2,18-1,8 Ma
découverte : Kuman & Clarke ?
date : 1980 ? 2000 ? plus vieux que 1960
espèce : Paranthropus robustus ou Homo précoce (par ex habilis)

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Cette nouvelle recherche, basée sur l'analyse des os de jambe fossiles, fournit la preuve qu'une espèce d'hominidés (que l'on pense être Paranthropus robustus ou Homo précoce) a régulièrement adopté des articulations de la hanche très fléchies ; une posture qui, chez d'autres singes non humains, est associée à l'escalade aux arbres.

Ces découvertes proviennent de l'analyse et de la comparaison des structures osseuses internes de deux os de jambe fossiles d'Afrique du Sud, découverts il y a plus de 60 ans et qui auraient vécu il y a entre 1 et 3 millions d'années. Pour les deux fossiles, la forme externe des os était très similaire, montrant une articulation de la hanche plus humaine que celle d'un singe, ce qui suggère qu'ils marchaient tous les deux sur deux jambes. Les chercheurs ont examiné la structure osseuse interne car elle se remodèle au cours de la vie en fonction de la façon dont les individus utilisent leurs membres. De manière inattendue, lorsque l'équipe a analysé l'intérieur de la tête sphérique du fémur, cela a montré qu'ils chargeaient leurs articulations de la hanche de différentes manières.

Le plus jeune fossile StW 311, cependant, a montré une structure trabéculaire ressemblant à un singe avec deux «piliers» suggérant que parfois il chargeait son articulation de la hanche lors d'un déplacement bipède sur le sol, mais pendant un temps substantiel, il a également adopté un très posture fléchie de la hanche nécessaire, par exemple, lors de l'escalade.

Bien que nous ne soyons pas sûrs si StW 311 est P. robustus ou Homo précoce , cela montre qu'il y avait une plus grande variabilité dans la locomotion des hominines entre 1 et 2 millions d'années que nous ne le pensions auparavant, et que l'escalade était encore une partie importante du répertoire adaptatif de ces espèces.

Source : Wikipedia

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OH 7

OH 7 (Olduvai Hominid 7) est le spécimen-type d'Homo habilis, découvert en 1960 dans les gorges d'Olduvai en Tanzanie par Jonathan Leakey, fils de Louis et Mary Leakey. Ces restes fossiles d'un jeune individu mâle surnommé « Johnny's Child » (« enfant de Johnny ») sont constitués de fragments d'une mandibule, d'une molaire de maxillaire isolée, de deux pariétaux, de doigts et d'os de la main et du poignet. Ces restes fossiles sont âgés de 1,8 million d'années. La découverte et la description de ce spécimen comme une nouvelle espèce d'Homo a été publiée en 1964 par Louis Leakey, Phillip Tobias et John Napier.

La main d'OH 7 est large, avec un grand pouce et des doigts larges, semblables à ceux des humains, a une capacité de préhension précise. Cependant, contrairement à l'humain moderne, les doigts sont relativement longs et présentent une courbure semblable à celle des chimpanzés. En outre, l'orientation du pouce par rapport aux autres doigts ressemble à l'anatomie des grands singes.

Source : Wikipedia

Homme de Klasies River

Morphologie des fossiles

Les restes humains comprennent des fragments crâniens, des mandibules avec des dents, et des fragments de squelette : des cubitus et cinq os métatarsiens.

L'analyse de quatorze dimensions d'os cubitaux, comparées à celles de fossiles d'Homo sapiens d'Afrique, du Proche-Orient et d'Europe, et d'humains modernes d'Afrique suggèrent un profil morphologique archaïque. « Les humains du KRM (Klasies River Mouth, embouchure de la rivière Klasies), de l'époque du MSA (Middle Stone Age), ne sont peut-être pas aussi modernes que ce qui a pu être affirmé à partir du matériel craniofacial. »

Source : Wikipedia

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Homme de Klasies River
75 - 125 ka
Homo sapiens
1960
Grottes de la rivière Klasies, Cap-Oriental, Afrique du Sud
Ray Inskeep, Robin Singer, John Wymer, et Hilary Deacon

Homme de Petralona

L’homme de Petralona est un hominidé fossile défini à partir d'un crâne découvert dans la grotte de Petralona (Chalcidique, Grèce) en 1960. Le Dr Aris Poulianos, anthropologue grec mondialement connu, lui a donné le nom scientifique Archanthropus europaeus petraloniensis dès 1976 et après plus de 12 années de recherches et d'études approfondies a pu le dater de 700 000 ans. Le nom scientifique en grec est "Archanthropos de Petralona" : il signifie "l'homme du début". Le Dr Aris Poulianos a fondé en 1971 la Société anthropolique de Grèce. Son fils le Dr Nickos Poulianos, seul anthropologue au Ministère de la Culture grec depuis 1984, continue l’œuvre de son père.

Position phylogénétique

Avant sa publication de 1976, Aris Poulianos avait classé l'Homme de Petralona comme Homo erectus, selon l'usage en vigueur à cette époque.
La majorité des auteurs le classent aujourd'hui parmi les Homo heidelbergensis. Selon Runnels et van Andel, il pourrait être un représentant de la lignée humaine ayant laissé des vestiges lithiques sur les sites du Paléolithique moyen de Thessalie.

Source: Wikipedia

OH 8

Olduvai Hominid numéro 8 (OH 8) est un pied fossilisé d'un premier hominidé trouvé dans la gorge d'Olduvai par Louis Leakey au début des années 1960.

Kidd et coll. (1996) ont soutenu que l'assemblage fossile présente à la fois des caractéristiques de singe et d'humain. Le côté latéral (c'est-à-dire l'extérieur du pied) contient des caractéristiques de type humain tandis que le côté médial (c'est-à-dire le côté vers la ligne médiane) contient des caractéristiques de type singe en proximal et des caractéristiques de type humain en distal. Plus précisément, le cuboïde (latéralement) est semblable à l'homme, le talus et le naviculaire (médialement) ressemblent à un singe et le cunéiforme médial (médialement) est semblable à l'homme. Cela peut être considéré comme un chaînon manquant en termes de fonction de l'articulation mi-tarse. Des découvertes de fossiles ultérieures, comme illustré par le soi-disant «petit pied» (Stw573 complètent cette découverte (Kidd & Oxnard 2004).

Stw573 est un assemblage de colonne médiale, composé d'un talus, naviculaire, cunéiforme médial et d'un premier talon métatersal. Les trois os postérieurs présentent un modèle cohérent avec ceux de l'assemblage OH 8. Ainsi l'hypothèse d'un premier rayon divergent dans l'assemblage OH 8, proposée dans Kidd et al. (1996), est maintenant réfutée, et aucun des assemblages fossiles ne semble avoir cette caractéristique.

Zipfel et Kidd (2006) suggèrent un modèle intégré de l'évolution pédale des changements caudo-crâniens, disto-proximaux. et Zipfel, DeSilva et Kidd (2009), Zipfel et al. (2011) en ce qui concerne les restes squelettiques d'Australopithecus sediba alors récemment découverts, affirment en outre que les problèmes disto-proximaux de la colonne médiale peuvent également se présenter dans la colonne latérale. Ensemble, ces résultats réfutent le «pied préhumain hypothétique», comme l'avait prédit Morton (1935); Morton avait prédit un premier rayon divergent «atavique» et un calcanéum robuste et très substantiel; aucune de ces prévisions n'est évidente d'après les archives fossiles actuellement disponibles.

Source : Wikipedia (en)

lundi 1 juillet 1996

Casse-noisette

Découvert par l'anthropologue Mary Leakey en juillet 1959 dans les gorges d'Olduvaï (Tanzanie), le crâne OH 5, surnommé « casse-noisette » (Nutcracker Man en raison de sa denture post-canine puissante, adaptée à une nourriture de savane très coriace, graines ou noix) est bien conservé et date de 1,75 million d'années ; il présente des traits différents de ceux des Australopithèques graciles. Mary et son époux Louis Leakey ont appelé le spécimen Zinjanthropus boisei ; boisei en hommage à Charles Boise, le mécène de cette équipe d'anthropologues ; zinj est un mot ancien pour désigner l'Afrique orientale et anthropos signifie homme en grec. Paranthropus boisei a acquis une grande importance quand Richard Leakey, le fils des deux anthropologues, a estimé que c’était la première espèce d’hominidés à avoir fabriqué des outils en pierre.

Source : Wikipedia

Vénus de Tursac

Cette statuette a été découverte dans l'abri du Facteur à Tursac (Dordogne), en 1959, lors des fouilles archéologiques dirigées par Henri Delporte, conservateur des collections paléolithiques au Musée d'Archéologie nationale.

Elle appartenait à une couche archéologique clairement attribuée à la culture gravettienne (vers – 25 000 ans).

En plus des indications stratigraphiques, les fouilles ont livré des informations topographiques de première importance. La statuette se trouvait près de la paroi de l'abri, dans une zone périphérique de l'habitat, loin du foyer et des autres vestiges, tels que les outils, les armes ou les restes de faune.

Les hommes préhistoriques voulaient-ils protéger la « Vénus » ou la séparer de leurs activités quotidiennes ?

Seuls un radius et un cubitus de boviné ont été découverts près de la statuette. Il semble que les Gravettiens aient déposé une patte de bison ou d'aurochs, mais il est difficile d'en connaître la raison : offrande, repas rituel ou sacrifice...

La « Vénus » de Tursac a été sculptée dans une pierre dure, de la calcite brune ambrée translucide. Elle a probablement été façonnée à partir d'un galet de forme aplatie et légèrement asymétrique, le côté droit étant un peu plus convexe que le côté gauche. Il ne reste que quelques traces de percussion sur la face postérieure de la statuette, qui a été soigneusement polie.

La représentation, extrêmement stylisée, comprend trois parties principales : le tronc, les jambes et le pédoncule. La moitié supérieure du tronc paraît atrophiée ; la tête, les épaules et les bras sont totalement absents. Plus surprenant, pour une statuette féminine préhistorique, les seins ne sont pas non plus figurés. En revanche, le ventre est volumineux, massif et porté très bas. On a l'impression d'une femme sur le point d'accoucher.

Les jambes sont seulement esquissées, courtes et sans pieds. Le bassin est large, les reins cambrés, les cuisses sont fortes et les fesses saillantes. Les jambes semblent repliées sous le corps, en position accroupie.

Inséré entre le ventre et les jambes, le pédoncule a été interprété de plusieurs façons. Certains auteurs y vont vu un sexe masculin, et, de ce fait, la figuration d'un acte sexuel ; d'autres, un enfant, et la figuration d'un accouchement. Enfin, le pédoncule servait peut-être à planter en terre la statuette.

Une centaine de statuettes féminines ont été découvertes dans toute l’Europe, des Pyrénées à la Sibérie, et ont été attribuées au Gravettien, entre – 29 000 à – 22 000 ans environ. Elles montrent une grande uniformité stylistique et probablement symbolique. La « Vénus » de Tursac appartient pleinement à ce groupe, et ressemble fortement à une de ces statuettes, la « Vénus » de Sireuil, également découverte en Dordogne.

Plus que des figurations de femmes, il semble que ce soient des représentations de la féminité et de la maternité, de la fécondité et de la prospérité, incarnant aux yeux des hommes préhistoriques la survie du groupe et de l’humanité

Source : Musée d'archéologie nationale

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La statuette a été retrouvée pendant les fouilles de l'abri du facteur, à Tursac, en 1959. D'une forme très schématique, tout en rondeur, elle provient d'un galet de calcite ambrée qui a probablement été façonné pour en accentuer les formes féminines. La tête n'est pas dégagée du reste du corps, et peu d'éléments corporels apparaissent, à l'exception des jambes repliées, d'un ventre proéminent et d'un fessier presque pointu. De par la couche stratigraphique dont elle a été extraite, elle appartient probablement au Gravettien : on l'estime à - 25 000 ans. Elle est exposée au Musée d'Archéologie nationale de St Germain-en-Laye. Elle mesure 81 mm de hauteur sur 39 mm de largeur.

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nom :
âge : 25 ka
découverte : Henri Delporte
date : 1959