mercredi 6 novembre 2002

Prehisto

Pour retrouver quelques infos anciennes : le site n'est plus à jour depuis 2003.
Ce qui est dommage car il était bien alimenté et illustré. Plus de 300 illustrations et 900 définitions dit la une du site.

Le lien :
http://prehisto.ifrance.com/

vendredi 1 novembre 2002

BOU-VP-16/1

Historique

Les fossiles ont été découverts en 1997 par l'équipe de Timothy White dans le membre Herto de la formation géologique Bouri, qui se trouve dans la moyenne vallée de l'Awash, en Éthiopie. Ils sont constitués de trois crânes, notés BOU-VP-16/1, 16/2, et 16/5, ainsi que de plusieurs fragments divers et de quelques dents isolées.

Au vu de leurs caractères jugés distincts de l'Homme moderne, Timothy White proposa en 2003 de les attribuer à une nouvelle sous-espèce dénommée Homo sapiens idaltu. La mention idaltu, qui signifie « ainé » en langue Afar, visait à marquer leur position de représentant le plus ancien de l'espèce Homo sapiens à l'époque de leur dénomination.

Description

BOU-VP-16/1 est un crâne adulte masculin presque complet. Il présente la même morphologie d'ensemble qu'un crâne d'homme moderne, tout en étant un peu plus robuste, plus long et plus large, avec un volume endocrânien de 1 450 cm3, légèrement supérieur aux humains actuels. Le torus sus-orbitaire est réduit. L'os occipital ne montre pas la fosse sus-iniaque caractéristique des Néandertaliens. L'os frontal demeure toutefois un peu plus pentu que chez l'Homme moderne et l'arrière du crâne présente un fort torus occipital1.

Source : Wikipedia

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157 ka
Homo sapiens
1997
Herto Bouri, Moyen-Awash, Afar, Éthiopie
Équipe de Timothy White

Homme de Daka

La calvaria Daka, également connue sous le nom de crâne Daka (une calotte crânienne avec la base crânienne), ou spécimen numéro BOU-VP-2/66, est un spécimen d'Homo erectus du membre Daka de la formation de Bouri dans la zone d'étude de Middle Awash de la vallée du Rift éthiopien.

Il est rapporté que les métriques et les attributs morphologiques de la calvaria Daka le centrent fermement dans la lignée Homo erectus. La ressemblance avec les homologues asiatiques indique que les premiers hominidés fossiles africains et eurasiens représentent une subdivision d'une palé-espèce répandue. L'intermédiation anatomique de Daka entre "les fossiles africains antérieurs et postérieurs fournit la preuve d'un changement évolutif. Sa position temporelle et géographique indique que H. erectus africain était l'ancêtre de l'Homo sapiens."

Il a été découvert en 1997 par Henry Gilbert. Il contient plusieurs autres spécimens de H. erectus (os de patte, fragments crâniens et mandibule édentée), un large assortiment d'outils en pierre de l'industrie acheuléenne et plusieurs centaines de fossiles d'animaux. La localité date d'environ un million d'années.

Source : Wikipedia (en)

BOU-VP-2/66

BOU-VP-2/66 est le nom de catalogue, communément connu sous le nom de crâne de Bouri, crâne de Daka ou simplement Daka, des restes fossiles d'un crâne d'Homo erectus datant d'un million d'années, dans le Gelasian (Pléistocène) trouvé au Bouri site, Éthiopie. La découverte a été faite par Henry Gilbert le 27 décembre 1997 et décrite plus tard par B. Asfaw et al. en 2002.

Les initiales BOU-VP du nom correspondent à BOUri-Vertebrate Paleontology-2 à l'emplacement précis, le dernier numéro étant l'ordre de découverte.

Description

La calvaria est bien conservée et conserve une grande partie de la base crânienne. Les parois pariétales sont très verticales, rappelant Homo heidelbergensis. La morphologie du crâne de Daka s'intègre parfaitement dans H. erectus, mais avec des caractères mixtes entre Homo antérieur et postérieur, ce qui dénote un changement évolutif. Avec l'emplacement dans le temps et l'espace, cela ferait de H. erectus un ancêtre de l'Homo sapiens.

La capacité crânienne a été estimée à 986 cm³, une encéphalisation qui ne se reverrait que des centaines de milliers d'années plus tard avec Homo ergaster.

Source : Source

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Site : Middle Awash, Ethiopia
Découverte : 1997-01-01
Par : W. Henry Gilbert
Age : Environ 1 million d'années
Espèce : Homo erectus

UMP 62-11

Morotopithecus bishopi est une espèce éteinte de singes appartenant à la super-famille des hominoïdes. Elle a été découverte en 1997 à Moroto, en Ouganda, dans des sédiments de l'Aquitanien (Miocène inférieur), datés de 23 à 20,4 millions d'années. C'est la seule espèce connue du genre Morotopithecus.

Description

Morotopithecus bishopi fait partie des hominoïdes de grande taille. Il devait peser environ 40 kg.

La comparaison des dents de Morotopithecus et d'Afropithecus montrerait des différences limitées. De même, la comparaison des parties de crânes disponibles indiquerait que les deux genres sont peut-être les mêmes. Cependant, aucun des deux taxons n'a livré suffisamment de fossiles pour pouvoir trancher.

Datation

Les fossiles de Morotopithecus sont datés de 23 à 20,4 millions d'années, c'est-à-dire du tout début du Miocène. Ils seraient ainsi un peu plus anciens que les fossiles connus du genre Proconsul.

Source : Wikipedia

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nom : UMP 62-11
âge : 15 Ma
découverte : Gebo
date : 1997
espèce : Moropithecus

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Morotopithecus était l'un des plus grands hominoïdes de cette époque. Les restes post-crâniens suggèrent un poids corporel d'environ 77 livres avec des estimations dentaires se situant dans la gamme de taille de Proconsul (Hartwig). L'halotype est identifié comme étant un ensemble de canines supérieures, de fragments P3, vertébraux, fémoraux et scapulaires. Selon Hartwig, «la reconstruction crânienne montre que Morotopithecusprésentait un visage et des narines longs, hauts et étroits avec une région interorbitaire relativement étroite. Leur bouche est large avec un prémaxillaire relativement court et un grand diastème. Les comparaisons des restes dentaires féminins et masculins suggèrent un dimorphisme sexuel extrême au sein de l'espèce. La canine femelle solitaire ne mesure que 56% de la taille des mâles, présentant un plus grand degré de dimorphisme sexuel que les gorilles modernes. Les fragments fémoraux récupérés montrent un rapport plus élevé entre l'os cortical et l'os pérostial, un trait observé chez l'homme et les orangs-outans (Gebo, et al.). Les restes scapulaires et vertébraux suggèrent que Morotopithecuspossédait l'anatomie courte et rigide du dos et de l'épaule suspensive des brachiateurs modernes (Stanford). Selon Gebo, et al., «Les restes de matériel de Moroto suggèrent un primate arboricole locomoteur au moyen d'une brachiation modérée et d'un quadrupède, et ont utilisé une posture suspendue au bras. Morotpithecus représente la première preuve d'un plan corporel sensiblement semblable à un singe dans les archives fossiles de primates.

BOU-VP-12/130

Australopithecus garhi est une espèce fossile d’hominidé appartenant au groupe des australopithèques graciles. Son âge est d’environ 2,6 millions d’années.

Découverte

Le fossile type, répertorié sous le code BOU-VP-12/130, a été découvert en 1997 par Yohannes Haile-Selassie, l’un des membres de l’équipe de chercheurs dirigée par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw. Ce dernier a publié la définition et la description de l’espèce en 1999, en collaboration notamment avec le paléontologue américain Tim White.

La découverte initiale a eu lieu près du village de Bouri, dans la moyenne vallée de l’Awash, dans la dépression de l'Afar en Éthiopie. Le nom de l’espèce, « gahri », signifie « surprise » en langue afar.

Description

BOU-VP-12/130 est un ensemble très fragmentaire d’os crânien incluant l’os frontal, les os pariétaux ainsi que le maxillaire et sa denture. A. garhi présente des traits distincts aussi bien de ceux des autres australopithèques graciles tels que Australopithecus afarensis et Australopithecus africanus que des australopithèques robustes, notamment au niveau du maxillaire. L’étude des prémolaires et des molaires montre qu’elles sont plus grandes que celles des autres formes graciles, mais moins robustes que chez les Paranthropes.

La capacité crânienne de A. garhi, évaluée à 450 cm3, est proche de celles des autres australopithèques.

Interprétation

Les inventeurs de A. garhi le considèrent comme un représentant de la lignée humaine. Comme le note C. Groves, cela laisse peu de temps avant l’apparition des premiers représentants du genre Homo, 200 à 300 000 ans plus tard, dont la denture est nettement différente.

Source : Wikipedia

mardi 15 octobre 2002

Echelle de temps

Un autre repère intéressant : le nombre de générations (issu de J.Chaline "Un million de générations")
- ancêtre commun homo/singes : 700 000 générations (5 Ma)
- australopithèques : 300 000 (3 Ma)
- homo archaïques (habilis, erectus): 170 000 (1.8 Ma)
- homo sapiens : 14 000 (180 000 ans)


Comme pour les distances, on aime toujours se donner des échelles plus "humaines". Voici un résumé extrait de R. LUMLEY

- 1er Janvier : Habilis
- 12 Mai : Erectus
- 3 Novembre : Le feu
- 14 Décembre : Néandertal et Sapiens primitifs
- 18 Décembre : Cro-magnon
- 26 Décembre : Sapiens sapiens et L'Art
- 30 Décembre : Néolithique (agriculture)
- 31 Décembre 10h : l'Ecriture
- 31 Décembre 23h55 : 1er pas sur la Lune

La journée du 31 Décembre a été certainement la plus accélérée de toutes. A cette échelle d'une année depuis Habilis, mon espérance de vie (si j'atteins 80 ans ...) est de 17 mn. Méditons 4 ans (pardon, une minute) avant que notre orgueil nous submerge ...

Source : Histoire de l'homme

dimanche 1 septembre 2002

Homme de Kennewick

« L’homme de Kennewick » est le nom donné aux restes d'un homme préhistorique retrouvés en 1996 près du fleuve Columbia, à côté de la ville de Kennewick, dans l'État de Washington du nord-ouest des États-Unis. Avant que la génétique ne vienne clarifier la situation en 2015, son interprétation faisait l'objet de controverses dans la mesure où certains scientifiques comme le paléoanthropologue James Chatters considéraient qu'il présentait des traits anatomiques le rapprochant des Européens plutôt que des Asiatiques et qu'il pouvait donc traduire une vague ancienne de peuplement de l'Amérique depuis l'Europe.

En juin 2015, une étude génétique a établi que l’ADN du squelette était plus étroitement relié aux populations amérindiennes qu’à n’importe quelle autre population dans le monde. En 2016, il a été décidé que les restes humains âgés de 9 000 ans de l'Homme de Kennewick auront une sépulture amérindienne.

Source : Wikipedia

RC 911

2,3 Ma
Paranthropus boisei
1996
Malema, Malawi
Équipe de Friedemann Schrenk et Timothy Bromage

mardi 9 juillet 2002

Le petit crâne des premiers Eurasiens

Un crâne qui aurait appartenu à un petit individu a été mis à jour sur le site archéologique de Dmanisi (Géorgie). Cette découverte pourrait remettre en question la théorie selon laquelle l'exode hors d'Afrique (out of Africa) des premiers humains nécessitait des cerveaux relativement développés.

Les scientifiques pensaient en effet que l'adaptation de ces hominidés aux nouveaux environnements rencontrés lors de leurs déplacements requérait une dimension de cerveau, et donc une intelligence, supérieure à celle permise par le crâne récemment découvert.

Il s'agit du crâne d'un individu menu, au nez court et aux canines imposantes. Son cerveau aurait mesuré 600 centimètres cube, soit moins de la moitié de celui des hommes modernes. Deux autres crânes, découverts il y a trois ans sur le même site, permettaient d'accueillir un cerveau de plus grande dimension : 800 centimètres cube environ. Selon David Lordkipanidze, de l'Académie géorgienne des sciences et un des découvreurs du dernier fossile, les trois crânes, vieux de 1,75 millions d'années, appartenaient probablement à la même espèce, homo erectus, la première à avoir quitté l'Afrique. Les fossiles de Dmanisi ressemblent plus précisément à la version africaine d'homo erectus, dénommé homo ergaster.

Au regard de ces découvertes, l'augmentation du volume du cerveau n'aurait pas été le seul facteur de migration hors d'Afrique, a déclaré Lordkipanidze. Plusieurs raisons auraient selon lui motivé le phénomène. Le nouveau fossile découvert montre à quel point ces premiers humains étaient primitifs, précise Chris Stringer, de la London Natural History Museum. Les travaux sur le sujet ont été publiés dans la revue Science.

Source : Futura-Sciences du 09/07/2002