dimanche 1 janvier 2006

MRD-VP-1/1

MRD-VP-1/1 est le nom catalogue du crâne fossile d'un Australopithecus anamensis vieux de 3,8 millions d'années (Ma), découvert en 2016 par Ali Bereino, un berger de la tribu Afar, en Ethiopie et décrit par Yohannes Haile-Selassie et al. 2019.

Le crâne est presque complet et son attribution à A. anamensis était basée sur la «morphologie des canines, du maxillaire et de l'os temporal». Dans la même étude dans laquelle l'attribution taxonomique a été faite, il a été conclu que, à la suite de cette découverte, les différences entre A. anamensis et A. afarensis étaient plus grandes que ce que l'on croyait jusque-là, et en tenant compte considérer la coexistence impliquerait de rejeter l'angénèse.

Source : Wikipedia (es)

mardi 1 novembre 2005

Kapi ramnagarensis

Kapi est un genre éteint de Gibbon qui a vécu il y a environ 13,8 à 12,5 millions d'années au cours du Miocène. L'espèce de type est Kapi ramnagarensis et est connue d'une molaire inférieure complète.

L'Holotype molaire a été découvert en 2015 dans les Siwaliks inférieurs de Ramnagar à Jammu et au Cachemire. Le 8 septembre 2020, les scientifiques du nord de l'Inde ont décrit le fossile et nommé la nouvelle espèce Kapi Ramnagarensis.

Le genre s'appelle Kapi du terme hindi pour un singe. L'espèce porte le nom de Ramnagar où le spécimen de type a été trouvé pour la première fois.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge : 13,8-12,5 Ma
découverte :
date : 2015
espèce : Kapi ramnagarensis

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nom :
âge :
découverte : Gilbert
date : 2020
espèce : Kapi

DNH 134

En 2015, un crâne partiel (DNH 134) d'Homo erectus a été découvert par Richard Curtis, étudiant à l'école d'archéologie de l'Université de La Trobe. Le crâne représente un individu qui avait environ 2-3 ans et a une capacité crânienne reconstruite de 484 à 593 cc, ce qui le rend seulement très légèrement plus petit que la femelle adulte proposée Homo erectus cranium (~ 598 ml). Le crâne a été surnommé «Simon» d'après l'un des membres de l'équipe de fouilles de Drimolen, Simon Mokobane, décédé en 2018.

Source :

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Nom : DNH 134
âge : 1,95 - 2,04 Ma
découverte : Richard Curtis
date : 2015
lieu :
espèce : Homo erectus

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Le neurocrâne DNH 134 de Drimolen est le plus ancien spécimen d'Homo erectus connu.

Ekembo

Ekembo est un genre primitif de singe (hominoïde) trouvé dans des sédiments vieux de 17 à 20 millions d'années de l'époque miocène. Des spécimens ont été trouvés sur des sites autour de l'ancien volcan Kisingiri au Kenya sur l'île de Rusinga et l'île de Mfangano dans le lac Victoria. Le nom Ekembo est Suba pour «singe» ou «singe».

Pour tenir compte de la variation morphologique substantielle du genre Proconsul, deux espèces, P. nyanzae et P. heseloni, ont été placées dans le nouveau genre Ekembo. Ekembo est l'un des premiers singes (hominoïdes), après avoir divergé des singes du vieux monde. Les Dendropithecidae semblent être la soeur d'Ekembo. Ekembo s'est avéré être paraphylétique par rapport à Proconsul et les Hominoidea plus avancés.

Source : Wikipedia (en)

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nom :
âge :
découverte : Mc Nulty
date : 2015
espèce : Ekembo

dimanche 30 octobre 2005

Biretia fayumensis et Biretia megalopsis

Des ancêtres communs à la lignée humaine et aux autres grands singes

C'est sur le site de Birket Qarun situé dans le désert du Fayoum (Egypte) qu'une équipe anglo-américaine a mis a jour les restes fossilles de primates anthropoïdes.
Le désert du Fayoum est l'une des régions les plus riches en fossile de primates. La stratigraphie des lieux permet de découvrir des terrains de l'Eocène et et l'Oligocène.

Elwyn Simons (Duke Primate Center, Etats-Unis) et Erik Seiffert (Université d'Oxford, Grande-Bretagne) ont annoncé leurs découvertes dans la revue Science.

Les deux primates ont été baptisés Biretia fayumensis et Biretia megalopsis. Il sont identifiés par des morceaux de mandibules, des dents et un morceau d'orbite.

Si la découvertes des fossiles est simultanée, leurs différences morphologiques permettent d'identifier deux espèces distinctes.
Pour Biretia megalopsis, l'orbite est étrangement plus large que l'on pouvait imaginer. Cela amène les scientifiques à penser que ce petit primate avait des yeux globuleux adaptés à une vie nocturne.
Biretia fayumensis est le plus petit et le plus léger des deux : son poids est estimé entre 160 et 270 grammes.

Ces nouvelles découvertes africaines viennent occuper une partie des espaces vides de l'arbre généalogique des primates. D'après les chercheurs, la dentition de Biretia permet de relier ces nouveaux fossiles à celui d'Algeripithecus dont l'âge est estimé à -45 millions d'années. Si le plus ancien fossile africain connu est Altiatlasius (au Maroc) est daté de - 58 millions d'années, on estime que les primates se seraient principalement développés en Asie (-55 millions d'années).

Pour le Dr Erik Seiffert : "Ces fossiles remplissent non seulement un trou dans notre compréhension du tout début de l'évolution anthropoïde, mais remettent aussi en question les idées majeures qu'on se faisait du mode de vie de nos ancêtres de l'Eocène. Grace à ces découvertes, nous sommes plus aptes à comprendre la période et le lieu d'origine des primates anthropoïdes vivants, mais nous nous apercevons aussi que l'histoire des origines anthropoïdes s'avère bien plus complexe qu'on ne pouvait l'imaginer."

Source : Hominidés.com du 29/10/2005

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nom :
âge :
découverte :
date :
espèce :

samedi 29 octobre 2005

Origine de l'homme : découverte d'anthropoïdes de 37 millions d'années

Les dents et mâchoires fossiles de deux nouvelles espèces de primates, ressemblant à de petits singes et ayant vécu il y a 37 millions d'années, ont été mises à jour dans d'anciens sédiments du désert Egyptien.

La découverte établit fermement que l'ancêtre commun des anthropoïdes vivants, incluant les singes et les humains, est apparu en Afrique et que le groupe connaissait déjà, en ces temps reculés, des ramifications en de nombreuses espèces. Une des deux espèces aurait été nocturne, premier exemple d'un anthropoïde primitif nocturne.

Ces espèces ont été dénommées Biretia fayumensis et Biretia megalopsis. Les fossiles avaient été découverts sur un site dénommé Birket Qarun Locality 2 (BQ-2), situé à environ 100 kilomètres du Caire, dans le désert de Fayum. ""BQ-2 et les localités avoisinantes présentent un énorme potentiel"" déclare Erik Seiffert, de l'Université d'Oxford, principal auteur de l'article sur le sujet, paru dans la revue Science du 14 octobre 2005. D'autres informations relatives à l'évolution des premiers anthropoïdes seront probablement extraites de ce site durant les années à venir, selon les chercheurs.

Les fossiles des nouvelles espèces découvertes consistent en de petites dents et mâchoires. De leurs caractéristiques, les chercheurs ont déduit que Biretia megalopsis devait avoir de très grands yeux, et donc être un animal nocturne. La vie nocturne de Biretia représenterait une inversion évolutionnaire à partir d'un ancêtre diurne.

La découverte permet de combler un vide entre les anthropoïdes plus récents, d'une part, et les anthropoïdes actuellement considérés comme les plus anciens, d'autre part, ceux ayant vécu il y a 45 millions d'années, dénommés Algeripithecus, dont quelques dents seulement ont été trouvées, en Algérie. La découverte suggère en outre qu'un primate africain vieux de 57 millions d'années, dénommé Altiatlasius, pourrait être le plus ancien ancêtre anthropoïde.

Source : Futura du 28/10/2005

samedi 10 septembre 2005

Ma préhistoire

Un site avec un ton intéressant, bien documenté.
Malheureusement la dernière mise à jour remonte à septembre 2005.
Ce qui peut paraître rédhibitoire au vu des dernières découvertes.

Le lien direct :
http://ma.prehistoire.free.fr/accueil.htm

jeudi 1 septembre 2005

Aroeira 3

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Découverte

Le crâne était inclus dans un bloc calcaire. La taphonomie montre qu'il a été brisé de façon oblique dans le plan sagittal, avec la marge osseuse préservée en diagonale de l'arche supraorbitaire antérieure gauche, en passant à proximité du bregma, et continue en arrière vers l'astérion droit. Une portion circulaire de la région fronto-pariétale était présente à l'origine mais fut détruite dans le processus d'extraction par un marteau de démolition lourd dont l'utilisation était due à l'extrême solidité des sédiments. Les fragments furent collectés, et un bloc entier a été découpé pour poursuivre l'extraction du crâne en laboratoire. Un permis d'export a été reçu de l'autorité pour l'Héritage du Portugal : le bloc a été envoyé au Laboratoire de Conservation et Restauration du Centre de Recherche de l'Université complutense de Madrid et de l'Institut du Salut Carlos III sur l'Évolution et le Comportement Humains à Madrid. Il a fallu deux ans pour achever l'extraction, et l'analyse complète a pu être publiée en mars 2017.

Morphologie

Forme

Une caractéristique propre aux Néandertaliens est la forme générale du crâne. Après capture du spécimen par tomodensitométrie, on a pu copier en miroir la partie droite bien préservée de Aroeira 3 pour simuler le côté gauche et apprécier la forme d'ensemble. De cette façon on constate l'orientation verticale des pariétaux, très différente du type ancestral d'Homo ergaster où ils convergent fortement vers le haut. En vue postérieure, cette orientation verticale donne un aspect plutôt circulaire au crâne, opposé à l'aspect pentagonal marqué chez Homo ergaster.

Source : Wikipedia

Vénus de Renancourt

Les Vénus de Renancourt sont des statuettes du Paléolithique supérieur découvertes entre 2014 et 2019 à Amiens (Somme), lors de fouilles programmées dans le quartier de Renancourt. Il s'agit en fait d'une série de 15 statuettes découvertes depuis le démarrage en 2014 du chantier de fouilles. La dernière Vénus découverte en juillet 2019 est la mieux conservée : c'est également la seule qui a été retrouvée entière.

Fouilles

Les Vénus de Renancourt et autres figurines retrouvées sur le site de Renancourt ont été mises au jour dans le cadre d'un diagnostic archéologique en préalable à la construction d'une ZAC dans le quartier de Renancourt, près d'un site fouillé en 1910 par le préhistorien, Victor Commont, dont la collection récoltée fut égarée après sa mort. Le gisement archéologique sous une couche de quatre mètres de lœss, parfaitement conservé, fait l'objet de campagnes de fouilles depuis 2013. Les statuettes sont en craie et ont été découvertes au milieu d'un amas d'outils en silex usagés et d'ossements chevalins. Des rondelles en craie sculptées ainsi que de petits fossiles hélicoïdaux ont également été retrouvés. C'était probablement des éléments de parures corporelles. 60 m2 ont été explorés sur ce site prometteur. Des campagnes de fouilles sont à venir.

Statuette découverte en 2014

Description

La première statuette découverte en 2014 est en craie et mesure 15 cm de hauteur et a été sculptée dans un seul bloc. Elle a été découverte en 19 morceaux et a peut-être été fragmentée sous l'effet du gela. Seuls le haut du buste et la tête ont été retrouvés isolés. Une grande partie de la statuette a pu être reconstituée mais la partie inférieure droite manque.

Comme c'est souvent le cas pour les Vénus paléolithiques, la tête est très schématique (une simple sphère, sans détail anatomique), et les bras sont à peine esquissés alors que les attributs sexuels féminins sont très accentués (poitrine opulente et des fesses exagérément projetées vers l’arrière, caractère appelé stéatopygie). Elle date du Gravettien (environ 23 000 ans avant le présent).

Une découverte exceptionnelle

La découverte de cette Vénus de Renancourt est exceptionnelle. La dernière statuette gravettienne trouvée en France avait été mise au jour en 1959 à Tursac (Dordogne). Sur l’ensemble du territoire national, on dénombrait une quinzaine de statuettes de ce type, provenant essentiellement du grand quart sud-ouest du pays.

Ce fut la première « Vénus » découverte dans le Nord de la France, attribuée à la phase finale de la culture gravettienne. C'était l'un des rares témoignages de la présence de l’Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) au début du Paléolithique supérieur dans le nord de la France.

Statuette découverte en 2019

Description

La campagne de fouille effectuée en 2019 a permis de mettre au jour une statuette en craie mesurant 4 cm de hauteur. Elle a été sculptée dans un seul bloc mais retrouvée en trois morceaux. Cette découverte vient compléter la mise au jour de quinze statuettes de ce type. Cette « Vénus » est stéatopyge : fessier volumineux, cuisses et seins hypertrophiés. Les bras sont simplement esquissés, le visage représenté sans traits. Elle est également surmontée d'une coiffure (ou coiffe) représentée par de fines incisions en quadrillage qui rappelle celle de la Dame de Brassempouy.

Une statuette parmi d'autres

Entre 2014 et 2019, quinze statuettes de ce type furent retrouvées sur le site d’Amiens-Renancourt 1, mais seule celle mise au jour en 2019 est entière ; elle est également la mieux conservée et celle ayant le plus grand nombre de détails. Ces découvertes ont permis de doubler le nombre des « Vénus » gravettiennes découvertes en France. La présence sur le site de plusieurs milliers de fragments de craie, qui semblent être des déchets de fabrication, accréditent l'hypothèse de la présence d'un atelier de fabrication. Les ateliers de ce type mis au jour sont très peu nombreux, on en rencontre en Europe centrale et en Russie.

La signification et la fonction de ces figurines font l'objet de plusieurs interprétations. L’hypothèse la plus communément partagée voit dans ces statuettes un symbole de fécondité. Il existe à ce jour, 244 Vénus paléolithiques en Europe et en Sibérie.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 23 ka
découverte :
date : 2014-2019

Homme d'Aroeira

Aroeira 3 est un crâne néandertalien ancien fragmentaire d'environ 400 000 ans, découvert en 2014 dans la grotte d'Aroeira à Torres Novas au Portugal. Sa morphologie ne correspond à aucune autre forme de référence mais montre cependant quelques traits néandertaliens. Il s'ajoute à d'autres crânes contemporains aux caractéristiques propres comme ceux de Tautavel, de la Sima de los Huesos, de Ceprano, et confirme la diversité des groupes humains en Europe au Pléistocène moyen, au détriment d'un scénario d'évolution linéaire depuis Homo heidelbergensis. Il était accompagné d'outils de pierre de mode 2 et d'os d'animaux calcinés, suggérant une maitrise du feu.

Source : Wikipedia