jeudi 14 janvier 2010

Paranthropus aethiopicus

Paranthropus aethiopicus est le nom d'un hominidé bipède découvert en Éthiopie en 1967 par Camille Arambourg et Yves Coppens. Il aurait vécu entre 2,3 et 2,7 millions d'années.

Historique

Le premier spécimen est une mandibule édentée (holotype : Omo 18-1967-18) découverte en 1967 à Shungura, dans le sud-ouest de l'Éthiopie, à l'ouest de la rivière Omo, par une expédition française menée par Camille Arambourg et Yves Coppens. Il a été retrouvé dans des niveaux datés d'environ 2,6 millions d'années.

La découverte de cette mandibule conduisit tout de suite à la création d'une nouvelle espèce : Paraustralopitecus aethiopicus. En effet, la mandibule présente des dents de forte taille qui la classent parmi les formes robustes mais l'arcade dentaire est en forme de V, ce qui justifia pour les auteurs cette création.

Cette espèce est aujourd'hui nommée Paranthropus aethiopicus ou considérée par certains auteurs comme appartenant au genre Australopithecus et donc nommée Australopithecus aethiopicus.

L'appellation « aethiopicus » reste peu usitée. Beaucoup de chercheurs, notamment anglo-saxons, ignoraient même l'existence et la découverte de cette nouvelle espèce jusqu'à la mise au jour, en 1985, d'un crâne très bien conservé, dans des sédiments de la formation de Nachukui, à l'ouest du lac Turkana, datés d'environ 2,5 millions d'années.

Le crâne en question, répertorié sous le code KNM-WT 17000, est surnommé le « Black Skull », en raison de sa coloration noire, due à la richesse en dioxyde de manganèse du sédiment duquel il est issu. Il constitue un paratype de l'espèce Paranthropus aethiopicus, à laquelle il fut très vite rattaché. C'est sur ce paratype, le plus complet de l'ensemble des restes, que furent effectuées la plupart des observations.

Une position systématique et phylogénétique controversée

Bien qu'originellement classé dans le genre Paranthropus créé par Robert Broom en 1938, certains spécialistes considèrent qu'il doit être classé dans le genre Australopithecus créé par Raymond Dart en 1924.

Le débat au sein de la communauté scientifique n'est pas encore tranché. La morphologie de P. aethiopicus, intermédiaire entre Australopithecus afarensis et les formes robustes d'australopithécinés, est à l'origine des incertitudes quant à sa position taxinomique.

Au-delà de ce débat, la coexistence de caractères robustes et graciles sur ce fossile est à l'origine d'une remise en question de la validité du genre Paranthropus. Certains considèrent en effet que le groupe des Paranthropes est polyphylétique donc artificiel. D'autres interprètent ce mélange de caractères comme l'expression d'une forme ancestrale des Paranthropes, qui serait issue des formes graciles. Le groupe serait donc monophylétique et ce mélange de caractères devient alors preuve de la validité du genre Paranthropus.

Source : Wikipedia

- - - - -

Le "crane noir" (KNM-WT 17000) a été découvert en 1986 à l'ouest du lac Turkana au Kénya. Il date de 2,5 million d'années. Assez proche de A. afarensis mais, moins de cervelle et plus de muscles.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de 2,7 à 2,3 millions d'années
Taille : 1,50 m
Poids : 50 kg
Localisation : Ethiopie et Kenya
Habitat : Arboré
Feux :
Outils :

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,6 MA.
Une mandibule (Omo 18.18) ; le crâne noir (KNM-WT 17000).
Éthiopie, Kenya et Malawi,Afrique de l’Est.
aethiopicus pourrait être l’ancêtre des deux autres espèces de paranthropes. Des outils ont été trouvés à proximité de fossiles de paranthropes, les fabriquaient-ils ?

ADN

L'Acide Désoxyribo-Nucléïque est le constituant essentiel du bagage génétique conditionnant la transmission des caractères héréditaires.

Source : Lexique du CNRS

mercredi 13 janvier 2010

Homo sapiens sapiens

Homo sapiens sapiens est l'ancienne dénomination des Homo sapiens de l'ère moderne.

Cette classification distincte a été abandonnée et l'on considère désormais que les fossiles comme celui de l'Homme de Cro-Magnon et l'homme moderne constituent une seule et même espèce : Homo sapiens.

Cette dénomination Homo sapiens sapiens fut utilisée jusqu'en 2003, l'espèce Homo sapiens étant subdivisée en deux groupes distincts, considérés comme deux sous-espèces, l'autre étant Homo sapiens neanderthalensis. En 2003, après des études génétiques, il semblerait que les deux groupes aient un génome trop différent pour être deux sous-espèces, et constitueraient ainsi deux espèces à part entière du genre Homo. Homo sapiens neanderthalensis fut donc renommé en Homo neanderthalensis, et Homo sapiens sapiens en Homo sapiens.

Homo sapiens (communément appelé « Homme moderne », « Homme », « humain » ou encore « être humain ») est une espèce de primates appartenant à la famille des hominidés. Il est le seul représentant actuel du genre Homo, les autres espèces étant éteintes. Les plus anciens fossiles connus de cette espèce sont datés d'environ 300 000 ans.

Parmi les hominidés actuels, il se distingue du point de vue physiologique par un mode locomoteur au sol exclusivement bipède, son cerveau plus volumineux et sa pilosité moins développée. Il faut ajouter à ces critères, l’existence d’une ménopause chez la femme, rare chez les autres hominidés.

Du point de vue de l'éthologie, et par rapport au reste du règne animal, Homo sapiens se distingue par la complexité de ses relations sociales, l'utilisation d'un langage articulé élaboré transmis par l'apprentissage, la fabrication d'outils, le port de vêtements, la maîtrise du feu, la domestication de nombreuses espèces végétales et animales, ainsi que l'aptitude de son système cognitif à l'abstraction, à l'introspection et à la spiritualité. Certaines de ces caractéristiques étaient partagées par d'autres espèces du genre Homo.

Plus généralement, il se distingue de toute autre espèce animale par l'abondance et la sophistication de ses réalisations techniques et artistiques, l'importance de l'apprentissage et de l'apport culturel dans le développement de l'individu, mais aussi par l'ampleur des transformations qu'il opère sur les écosystèmes.

Source : Wikipedia

Homo rhodesiensis

Homo rhodesiensis est une espèce éteinte du genre Homo, présente en Afrique durant le Pléistocène moyen, entre environ 700 000 et 300 000 ans avant le présent.
Peu de fossiles de cette espèce ont été découverts à ce jour, et son articulation phylogénétique avec Homo sapiens, qui lui succède en Afrique, demeure débattue.

Historique
Homo rhodesiensis a été décrit en 1921 par Arthur Smith Woodward à partir du crâne fossile qu’un mineur suisse, Tom Zwiglaar, avait découvert peu avant dans une mine de fer et de zinc de Kabwe (autrefois appelée Broken Hill), en Zambie (autrefois appelée Rhodésie du Nord).
Outre le crâne, on a trouvé aussi la mâchoire supérieure d'un autre individu, ainsi qu’un sacrum, un tibia, et deux fragments de fémur. La relation des os entre eux n’est pas établie avec certitude, mais le tibia et les fossiles de fémur sont généralement associés au crâne.
Au moment de sa découverte, ce fossile a été appelé « Homme de Rhodésie », mais on parle aujourd'hui plutôt d'« Homme de Broken Hill » ou d'« Homme de Kabwe ».

Source : Wikipedia

- - - - -

 0,5-0,2 MA.
Un crâne (Kabwe) ; Bodo, Dali, Jinniushan.
Afrique, Asie, peut-être Europe.
rhodesiensis pourrait être l’ancêtre des hommes modernes. Ces fossiles sont parfois nommés "Homo sapiens archaïques" (mais ce terme est à éviter).
- - - - -

Homo rhodesiensis : Si vous avez entendu parler de l’une des espèces de cette liste, c’est probablement celle-ci. Le paléontologue Arthur Smith Woodward a créé le nom H. rhodesiensis pour un crâne découvert en 1921 à Broken Hill, ou Kabwe, en Zambie (qui faisait autrefois partie de la Rhodésie du Nord). Le crâne épais du fossile, le front incliné et les crêtes sourcilières géantes distinguaient l'espèce des êtres vivants. D'autres fossiles africains robustes datant d'environ 300 000 à 125 000 ans ont été ajoutés à l'espèce. Cependant, ce groupe de fossiles a été connu sous de nombreux autres noms. Certains anthropologues, par exemple, pensent que les os appartiennent aux premiers membres plus archaïques de notre propre espèce, H. sapiens. Cependant, la plupart des chercheurs regroupent aujourd'hui les fossiles de H. rhodesiensis avec l'espèce la plus répandue Homo heidelbergensis, qui vivait en Afrique et en Eurasie depuis environ un demi-million d'années et pourrait avoir été l'ancêtre commun des humains modernes et des Néandertaliens.

Source : Source

Homo mauritanicus, Atlanthropus mauritanicus (homme de Tighennif)

Homo mauritanicus (ou Atlanthropus mauritanicus, ou encore l'Homme de Tighennif) est une espèce éteinte du genre Homo, décrite en 1955 par Camille Arambourg sur la base de fossiles fragmentaires trouvés dans la région d'Oran, en Algérie.

Analyse
Le paléoanthropologue français Jean-Jacques Hublin trouve des affinités entre Homo mauritanicus et le taxon européen Homo antecessor (âgé d'environ 850 000 ans), ainsi qu'une affiliation possible de ces deux espèces avec les derniers Homo ergaster africains d'une part, et un taxon encore inconnu qui pourrait être l'ancêtre d'Homo sapiens en Afrique d'autre part3.

Le caractère fragmentaire et la rareté des fossiles humains pour la période allant de 1 million d'années à 600 000 ans en Afrique n'ont toutefois pas permis jusqu'à présent de faire émerger un consensus entre les chercheurs sur l'attribution taxonomique des fossiles de Tighennif, pas plus que des autres fossiles africains de cette période.

Source : Wikipedia

Homo georgicus

Homo georgicus (« Homme de Géorgie » en latin), ou Homme de Dmanissi, est une espèce éteinte du genre Homo, décrite en 2002 à partir de fossiles découverts à Dmanissi, en Géorgie (Caucase). Ces fossiles sont datés de 1,8 million d'années et appartiennent donc aux premiers représentants du genre Homo attestés à ce jour hors d'Afrique. La position phylogénétique de ces fossiles fait encore l'objet de débats, leur grande diversité morphologique ayant suscité parmi les chercheurs une certaine perplexité sur la variabilité interne de cette nouvelle espèce et sur la validité des différents taxons humains actuellement admis.

Source : Wikipedia

- - - - -

Age : 1,8 millions d'années
Taille : 1,45 à 1,55 m
Poids : 50 kg
Localisation : Eurasie
Habitat :
Feux :
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

Homo georgicus (il y a 1,8 million d'années) : En 1991, des anthropologues ont trouvé la mâchoire d'un hominidé dans les montagnes du Caucase de Dmanisi, en Géorgie. Les chercheurs ont déterré d'autres fossiles d'hominidés ainsi que des outils en pierre tout au long des années 1990. Les fossiles ressemblaient à ceux de l'Homo erectus. Mais en 2000, ils ont trouvé une mâchoire inhabituelle ; sa taille et sa forme ne correspondaient pas tout à fait à H. erectus ou à tout autre hominidé connu qui vivait il y a environ 1,8 million d'années. L'équipe a donc donné à la mâchoire un nouveau nom, Homo georgicus. Depuis, d'autres os qui pourraient appartenir à H. georgicus ont été découverts. Les chercheurs pensent que deux types d'hominidés auraient pu vivre en Géorgie à cette époque : H. georgicus et H. erectus (ou quelque chose de étroitement lié à lui).

Source : Source

Homo antecessor

Homo antecessor est une espèce éteinte du genre Homo, dont des restes fossiles ont été découverts en 1994 à Atapuerca en Espagne, datés d'environ 820 000 ans avant le présent.
Plusieurs sites européens ont livré des vestiges fossiles ou lithiques datés entre 1 et 1,6 million d'années, témoignant d'une présence humaine très ancienne en Europe. Sur aucun d'eux cependant les fossiles ne sont suffisants pour pouvoir les attribuer à une espèce humaine précise, si bien qu'Homo antecessor demeure à ce jour l'espèce dénommée la plus ancienne d'Europe.

Découverte

L’espèce a été définie à partir de 86 fragments osseux correspondant au moins à six individus, découverts en 1994 et 1995 dans la couche TD6 de Gran Dolina à Atapuerca (Espagne), par une équipe dirigée par Juan Luis Arsuaga, Eudald Carbonell et J.M. Bermudez de Castro. Le paléomagnétisme indique que l’âge de cette couche est supérieur à 780 000 ans. Le fossile type est composé du maxillaire et du frontal d’un individu de 10-11 ans.

En mars 2008, l'équipe d'Eudald Carbonell (Université Rovila i Virgili de Tarragone) publie dans la revue Nature un article relatant la découverte à Atapuerca d'un petit fragment de mâchoire d'hominidé vieux de 1,1 à 1,2 million d'années. Ces vestiges constitueraient les plus anciennes traces de la présence de représentants du genre Homo en Europe occidentale. La datation aurait été possible grâce à la proximité d'outils de pierre et d'ossements d'animaux.

Phylogénie

Homo antecessor pourrait être un descendant d’Homo ergaster.
Selon plusieurs chercheurs, il ne serait pas l'ancêtre d’Homo heidelbergensis qui lui a succédé en Europe, et se serait donc éteint sans descendance.

Source : Wikipedia

- - - - -

Age : - 1,2 millions d'années à - 300 000 ans
Taille : ?
Poids : ?
Localisation : Atapuerca (Espagne)
Habitat : ?
Feux : ?
Outils : Fabrication (racloirs).

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

1,2-0,7 MA.
Une mandibule (ATD6-1) ; fragments crâniens, une autre mandibule en 2007 qui a 1,2 MA.
Atapuerca, Espagne.
antecessor est le plus ancien homininé connu en Europe. De nouvelles découvertes devraient encore faire reculer cette date.

Paranthropus boisei

Paranthropus boisei est un hominidé fossile qui a vécu en Afrique orientale entre environ 2,4 et 1,2 million d'années avant notre ère, pendant le Pliocène et le Pléistocène inférieur. Il a d’abord été appelé Zinjanthropus boisei puis Australopithecus boisei. Aujourd'hui, il est souvent inclus dans le genre Paranthropus, dont il est le plus grand représentant. Toutefois, le débat concernant sa position phylogénétique n’est pas encore clos.

Découvertes
  • OH 5
Découvert par l'anthropologue Mary Leakey en juillet 1959 dans les Gorges d'Olduvai (Tanzanie), le crâne OH 5, surnommé « casse-noisette » (Nutcracker Man) est bien conservé et date de 1,75 million d'années ; il présente des traits différents de ceux des Australopithèques graciles. Mary et son époux Louis Leakey ont appelé le spécimen Zinjanthropus boisei ; boisei en hommage à Charles Boise, le mécène de cette équipe d'anthropologues ; zinj est un mot ancien pour désigner l'Afrique orientale et anthropos signifie homme en grec. Paranthropus boisei a acquis une grande importance quand Richard Leakey, le fils des deux anthropologues, a estimé que c’était la première espèce d’hominidés à avoir employé des outils en pierre.
  • KNM-ER 406
Un autre crâne, inventorié sous le numéro KNM-ER 406, a été mis au jour en 1969 par Richard Leakey et Mwongela Mutua à Koobi Fora, près du lac Turkana au Kenya. Ce crâne, attribué à un individu adulte, a une capacité endocranienne de 510 cm3 environ. Il est daté de 1,7 à 1,85 million d'années.

Source : Wikipedia

- - - - -

Ethiopie, Tanzanie, Kénya De 2,3 à 1,2 million d'années Echantillon initial découvert en 1959 à Olduvai (OH5) caractérisé par de très grosses dents, hyper robuste peut-être intermédiaire entre A. africanus et A. robustus.

Source : Lexique du CNRS

- - - - -

Age : de 2,4 à 1,2 millions d'années
Taille : 1,20 à 1,50 m
Poids : 30 à 55 kg
Localisation : Afrique Orientale
Habitat : Arboré
Feux : Maîtrisé
Outils : Fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,2-1,2 MA.
Un crâne (OH 5).
Tanzanie, Éthiopie et Kenya.
Le zinjanthrope (son premier nom) a été contemporain de plusieurs espèces du genre Homo en Afrique.

Australopithecus garhi

Australopithecus garhi est une espèce fossile d’hominidé appartenant au groupe des australopithèques graciles. Son âge est d’environ 2,6 millions d’années.

Découverte
Le fossile type, répertorié sous le code BOU-VP-12/130, a été découvert en 1997 par Yohannes Haile-Selassie, l’un des membres de l’équipe de chercheurs dirigée par le paléontologue éthiopien Berhane Asfaw. Ce dernier a publié la définition et la description de l’espèce en 1999, en collaboration notamment avec le paléontologue américain Tim White.

La découverte initiale a eu lieu près du village de Bouri, dans la moyenne vallée de l’Awash, dans la dépression de l'Afar en Éthiopie. Le nom de l’espèce, « gahri », signifie « surprise » en langue afar.

Source : Wikipedia

- - - - -

Age : entre 3 et 2,5 millions d'années
Taille : Mâle: 1,20 m
Poids : Mâle: xx kg
Localisation : Ethiopie
Habitat : Savane
Feux : Non
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

2,5 MA.
Des fragments crâniens (BOU-VP-12/130).
Bouri, Middle Awash, Éthiopie, Afrique de l’Est.
garhi (qui signifie « surprise » en langue afar) a été retrouvé à côté d’os de gazelle avec des stries de découpe, indiquant la plus ancienne utilisation d’outils connue.

Australopithecus bahrelghazali

Australopithecus bahrelghazali est une espèce fossile d'hominidés appartenant au genre Australopithecus découverte en 1995 par la mission paléoanthropologique franco-tchadienne dirigée par Michel Brunet, en collaboration avec le Centre national d'appui à la recherche et la Direction des Recherches Géologiques et Minières de la République du Tchad. Elle aurait vécu entre 3,5 et 3,0 millions d'années BP en Afrique centrale et serait donc contemporaine des Australopithecus afarensis d'Afrique orientale.

Découverte
Initialement, deux fossiles ont été décrits lors de la publication princeps :
d'une part, un fragment de mandibule découvert au Tchad à l'est du Bahr el Ghazal (« rivière des gazelles ») à environ quarante-cinq kilomètres du fort de Koro Toro, par l'équipe franco-tchadienne de Michel Brunet le 23 janvier 1995 sur le site appelé KT12 (16° 00′ 21″ N, 18° 52′ 34″ E); ce fragment qui constitue l'holotype est catalogué KT12/H1.
d'autre part, une prémolaire supérieure d'un autre individu découverte le 24 janvier 1995 ; ce paratype est catalogué KT12/H21.

L'holotype a été surnommé « Abel » en hommage au géologue Abel Brillanceau, un collègue de Michel Brunet mort en 1989 au Cameroun.

Au cours des campagnes suivantes, plusieurs nouveaux fragments sont découverts. Un troisième fossile, constituant un fragment de maxillaire gauche, a été collecté le 16 janvier 1996 sur le site de KT13, voisin proche de KT12. Catalogué KT13-96-H1, il apparaît dans un article scientifique de 1997 comme Australopithecus sp. Indet. pour être nommé Australopithecus bahrelghazali en 2012. Un quatrième fossile, une symphyse mandibulaire avec deux dents, a été mis au jour le 18 juillet 2000 à quelques kilomètres au sud de KT13 sur le nouveau site de KT40. Enfin, un cinquième fossile est découvert en 2012 sur le site KT12 et correspond à toute la partie postérieure droite de la mandibule holotype découverte en 1995.

Les trois sites à hominidés de KT12, KT13 et KT40 sont situés au pied d'un même cordon sableux, le Goz Kerki, témoignage d'un ancien rivage relatif à l'extension de l'ancien lac Méga Tchad. Le potentiel fossilifère de ce secteur demeure donc important.

Source : Wikipedia

- - - - -

Age : 3 à 3,5 millions d'années
Taille : 100 - 120 cm
Poids : 30 - 40 kg
Localisation : Tchad, Erg dunaire du Djourab
Habitat : Savane arborée à proximité de l'eau
Feux : non maîtrisé
Outils : ?

Sa fiche sur Hominidés.com

- - - - -

3,5-3 MA.
Koro Toro, Tchad, Afrique centrale.
Un fragment de mandibule (KT 12/H1,Abel).
Abel a été le premier homininé ancien découvert à l’ouest de la vallée du Rift, ce qui allait alors à l’encontre des théories sur l’évolution deshomininés. Il ressemble le plus à Australopithecus afarensis.