mardi 1 mars 1983

Grotte d'Altamira

La grotte d’Altamira est une grotte ornée située en Espagne à Santillana del Mar, près de Santander (Cantabrie). Elle renferme l'un des ensembles picturaux les plus importants de la Préhistoire. Il date de la fin du Paléolithique supérieur, du Magdalénien. Son style artistique relève de ce que l’on appelle l'art préhistorique franco-cantabrique, caractérisé notamment par le réalisme des représentations et par ses thèmes animaliers.

Historique de la découverte et de la reconnaissance d'Altamira

Les peintures d'Altamira ont été découvertes en 1879, lors de fouilles conduites par Marcelino Sanz de Sautuola. La grotte était connue depuis 1868 et Sanz de Sautuola y effectuait des visites depuis 1876. Il avait observé la présence de dessins géométriques sur les parois sans y accorder d'importance mais c'est sa fillette Maria, alors âgée de huit ans, qui remarqua la première la présence de «toros» dessinés au plafond. Sanz de Sautuola publia dès 1880 « Brèves notes sur quelques objets préhistoriques de la province de Santander ».

Historiquement, Altamira est donc le premier ensemble pictural préhistorique important qui ait été découvert et publié. Une découverte de cet ordre explique la polémique qu’elle a fait naître puisqu’elle remettait en question certaines idées scientifiques de l’époque. En effet, dès le début, le réalisme des scènes représentées a fait douter de son authenticité : le préhistorien français Édouard Harlé, chargé de mener une inspection pour la communauté internationale, publie son rapport en 1881 et se conforme à l'idée dominante en remettant en cause l'authenticité. Sa reconnaissance comme une œuvre artistique effectuée par des hommes du Paléolithique s'est faite à l’issue d’un long processus qui a permis de mieux définir la vision de la Préhistoire.

Le premier à défendre ces peintures a été celui qui les avait découvertes et publiées, M. Sanz de Sautuola. Leur authenticité ne devait être admise qu'après sa mort, une fois confirmée par l’abondance d’autres œuvres artistiques semblables trouvées dans de nombreuses grottes européennes. À la fin du XIXe siècle, surtout en France, on a découvert des peintures pariétales associées de façon indéniable à des statuettes, des sculptures murales et des os sculptés qui appartenaient à des niveaux archéologiques paléolithiques, le tout accompagnant des restes d'animaux disparus, au moins de la région (mammouth, renne, bison des steppes, etc.).

Émile Cartailhac avait été un des plus grands adversaires de l'authenticité d'Altamira. À partir de 1895, la découverte de gravures et de peintures dans les grottes françaises de la Mouthe, des Combarelles et de Font-de-Gaume, lui firent reconsidérer sa position. Après avoir visité les grottes, il écrivit dans la revue L'Anthropologie (1902) un article intitulé « La grotte d'Altamira. Mea culpa d'un sceptique ». Après cet article le caractère paléolithique des peintures d'Altamira fut universellement reconnu.

Dans cette reconnaissance, il faut souligner également les rôles de Joseph Déchelette, qui qualifie Altamira de « chapelle Sixtine de l'art quaternaire » dans son Manuel d'archéologie préhistorique. et de l’abbé Breuil. Ses travaux sur l'art pariétal, présentés une première fois en 1902 au Congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences, ont bouleversé la façon de voir des chercheurs de l'époque.

Une fois établie l'authenticité des peintures le débat se déplaça sur leur signification et leurs implications. Les divergences entre chercheurs tournaient autour de la datation chronologique exacte, du but mystérieux qui était le leur et de leur valeur artistique et archéologique. Ces questions ont concerné non seulement la grotte d'Altamira, mais l'art préhistorique tout entier.

Fouilles archéologiques

Les premières fouilles entreprises par Sanz de Sautuola furent suivies de celles de H. Alcalde del Rio en 1906 et de celles de H. Obermaier en 1924-25. Même s'il s'agit de travaux anciens, il semble établi que la séquence stratigraphique d'Altamira comporte du Moustérien à sa base, suivi de Solutréen supérieur à pointes à cran et enfin de Magdalénien inférieur cantabrique, à bâtons percés. Ce dernier date de 15 000 BP.

Âge des peintures

Une série de datations directes des œuvres d'Altamira exécutées au charbon de bois a été réalisée grâce à la méthode du carbone 14. Ces dates sont comprises entre -15 500 et -13 500 ans et correspondent au Magdalénien inférieur.

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 15 ka
découverte : Marcelino Sanz de Sautuola
date : 1879

dimanche 1 novembre 1981

La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe

La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe (The Descent of Man, and Selection in Relation to Sex) est un livre du naturaliste britannique Charles Darwin, publié en 1871 et traitant de l'application de la théorie de l'évolution, notamment à l'espèce humaine.

Il s'agit du deuxième ouvrage important de Darwin sur l'évolution, succédant à De l'origine des espèces publié en 1859. L'auteur y décrit explicitement l'application de sa théorie à l'évolution humaine et y précise la théorie de la sélection sexuelle. Le livre aborde un certain nombre de sujets connexes, dont ce qui deviendra à l'époque moderne la psychologie évolutionniste, l'éthique évolutionniste, les différences entre hommes et femmes, les différences entre races humaines, le dimorphisme sexuel humain et la pertinence de la théorie évolutionniste pour la société (Darwinisme social).

Source : Wikipedia

BMNH. M 11555

BMNH. M 11555/BM 112 : fragment de mâchoire d'un individu immature

Source :

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nom : BMNH. M 11555
âge : 8 Ma
découverte : Igino Cocchi
date : 1871
espèce : Oreopithecus bambolii

mardi 1 septembre 1981

Hylobatidae / Hylobatidé

Les hylobatidés sont une famille (Hylobatidae) de primates sans queue : les gibbons.

Ces primates présentent des callosités sur les fesses. Leurs bras sont très longs, ce qui fait d'eux d'excellents acrobates.

Classification

Les gibbons étaient à l'origine tous classés dans le genre Hylobates, mais les analyses génétiques les ont divisés en quatre genres basés sur leur nombre de chromosomes : 38 chromosomes pour le genre Hoolock, 44 pour Hylobates, 52 pour Nomascus et 50 pour Symphalangus.

Espèces actuelles

Liste des espèces actuelles selon ITIS :

  • Genre Hoolock - les houlocks :
Hoolock hoolock - Gibbon hoolock occidental
Hoolock leuconedys - Gibbon hoolock oriental
  • Genre Hylobates :
Hylobates abbotti
Hylobates agilis - Gibbon Agile
Hylobates albibarbis
Hylobates funereus
Hylobates klossii - Siamang De Kloss
Hylobates lar - Gibbon à mains blanches
Hylobates moloch - Gibbon cendré
Hylobates muelleri - Gibbon de Müller
Hylobates pileatus - Gibbon à bonnet
  • Genre Nomascus :
Nomascus annamensis
Nomascus concolor - Gibbon noir
Nomascus gabriellae - Gibbon à joues jaunes
Nomascus hainanus - Gibbon de Hainan
Nomascus leucogenys - Gibbon à favoris blancs du Nord
Nomascus nasutus - Gibbon de Cao-Vit
Nomascus siki - Gibbon à favoris blancs du Sud
  • Genre Symphalangus :
Symphalangus syndactylus - Siamang

Une nouvelle espèce, Hoolock tianxing a été récemment séparée de Hoolock leuconedys suite à des analyses génétiques.

Genre fossile

L'espèce éteinte † Bunopithecus sericus était considérée comme proche des gibbons houlocks qui étaient un temps classés dans le même genre sous une même espèce. Mais il a été estimé que les houlocks ne partagent pas suffisamment de caractéristiques avec cette espèce et le nouveau genre Hoolock a été créé en 2005, faisant de † Bunopithecus un genre fossile.

Une autre espèce éteinte (nouveau genre également) est décrite en 2018, Junzi imperialis, dont quelques ossements ont été retrouvés dans une tombe impériale chinoise en 2004.

Source : Wikipedia

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nom :
âge :
découverte : John Edward Gray
date : 1870
espèce : Hylobatidae

vendredi 1 mai 1981

Homme de Cro-Magnon

L'Homme de Cro-Magnon est à l'origine le nom donné à un ensemble de restes fossiles d'Homo sapiens découverts en 1868 par Louis Lartet sur le site de l'abri de Cro-Magnon, aux Eyzies-de-Tayac (Dordogne, France), lieu auquel il doit son nom (cros voulant dire « creux » en occitan).

Cette expression a été étendue à la fin du XIXe siècle à tous les représentants de l'espèce Homo sapiens trouvés en Europe au Paléolithique supérieur, entre environ 45 000 et 12 000 ans avant le présent. Cette deuxième acception s'est toutefois aujourd'hui raréfiée dans la littérature scientifique, et s'emploie désormais surtout dans le langage courant. Les chercheurs utilisent actuellement plutôt les expressions Homo sapiens et Homme moderne.

Historique

Le nom de « Cro-Magnon » vient d'un toponyme faisant référence à un petit abri sous roche situé sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil. Le toponyme lui-même est une francisation de l'occitan Cròs-Manhon. Le premier élément signifie « creux, grotte », tandis que le deuxième pourrait signifier « grand » (du latin magnus) ou être le nom d'une personne.

En 1868, le ministre de l'Instruction publique apprend la nouvelle d'une importante découverte à Tayac. Il confie au géologue Louis Lartet la mission de vérifier son authenticité. Celui-ci relate que les squelettes humains furent trouvés sous un talus formé d'éboulis provenant de l'escarpement rocheux situé au-dessus. La construction de la ligne de chemin de fer Niversac-Agen, vers 1863, avait déjà donné lieu à des emprunts de terre, mais c'est la construction d'une route voisine en mars 1868 qui entraine la découverte des restes humains. Louis Lartet effectue des fouilles sur le site, l'un des nombreux abris sous roche de la falaise des Eyzies. Il découvre cinq squelettes associés à d'autres restes fragmentaires. Parmi les cinq squelettes, on compte un adulte d'une cinquantaine d'années (Cro-Magnon 1), deux autres hommes adultes (Cro-Magnon 3 et 4) dont la taille atteignait 1,80 m, une femme (Cro-Magnon 2) et un nouveau-né, dans ce qui était probablement une sépulture, attribuée alors à l'Aurignacien. À cette époque, ce terme recouvrait ce que l'on nomme aujourd'hui l'Aurignacien et le Gravettien.

Datation

En 2002, une nouvelle datation des restes du site a précisé l'âge de la sépulture. Elle remonte au Gravettien, et pour le fossile Cro-Magnon 1, à 27 680 ans avant le présent (± 270 ans).

Source : Wikipedia

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Age : - 35 000 ans
Taille : 1,70 à 2 m
Poids : 65-70 kg
Localisation : Europe, Moyen-orient
Habitat : Forêt et plaine
Feux : maîtrisés
Outils : fabriqués

Sa fiche sur Hominidés.com

Cro-Magnon 1

Cro-Magnon 1 est un crâne fossile de l'espèce Homo sapiens, découvert en 1868 par Louis Lartet sur le site de l'abri de Cro-Magnon, en Dordogne (France).

Comme son nom l'indique, il s'agit du premier crâne inventorié sur le site, qui est à l'origine de l'appellation Homme de Cro-Magnon.

Datation

En 2002, une nouvelle datation du site de Cro-Magnon a précisé l'âge de la sépulture ayant livré les restes fossiles. Elle remonte au Gravettien ; plus précisément, pour le crâne Cro-Magnon 1 (mitochondrial haplogroupe T2b12), à 27 680 ans avant le présent (± 270).

Interprétations

Lors de sa découverte, en 1868, Cro-Magnon 1 fut surnommé « le vieillard », appellation impropre puisque l'âge de décès est estimé n'avoir guère dépassé les 40 ans. Le célèbre Paul Broca voit dans l'érosion circulaire de l'os frontal des effets physiques produits « dans le sol de la caverne par des agents chimiques ». Il note aussi une dépression du fémur gauche qu'il attribue à « un projectile de fronde, un coup de corne, ou de défense d'éléphant ». D'autres experts, comme Franz Pruner, s'opposent à Broca pour y voir des « traces de rachitisme ».

En 1881, Jules Le Baron reprend l'examen du squelette. Il évoque, sans pouvoir choisir, une ostéite post-traumatique, la fonte d'une gomme syphilitique, ou une lésion posthume ancienne. La lésion du fémur gauche est attribuée à un coup de massue. Il découvre aussi une lésion sur la face externe de la crête iliaque gauche attribuée à un coup d'épieu. Ces interprétations traumatologiques sont en phase avec les idées des préhistoriens de la fin du XIXe siècle qui voient les hommes préhistoriques comme étant de mœurs violentes.

En 1930, Léon Pales reprend l'étude de la lésion de l'os frontal. Il réfute les différentes hypothèses pour ne retenir que l'altération post-mortem. Elle s'expliquerait par le fait que le crâne était incomplètement enfoui dans le sol, et que « la pente osseuse cavitaire du frontal, tapissée de concrétions calcaires, a été produite par la chute de gouttes d'eau ».

L'étude descriptive complète du spécimen n'est publiée qu'en 1967, soit près d'un siècle après la découverte. Elle est effectuée par Henri Vallois qui dresse un relevé exhaustif de toutes les lésions osseuses observables. En plus des lésions déjà connues, onze autres d'importance inégales sont signalées. Faute d'examens complémentaires, l'auteur reste prudent dans l'interprétation de ces lésions (nature inflammatoire ou traumatique), mais l'érosion frontale est bien d'origine pathologique et non physique post-mortem.

En 1969, le diagnostic d'actinomycose est proposé, car susceptible d'expliquer toutes les lésions observées, mais des études radiologiques ultérieures ne vont pas dans ce sens. En 1981, le diagnostic d'histiocytose X disséminée est un diagnostic « licite retenu », du moins en France.

En 2018, une nouvelle étude française par tomodensitométrie suivie de microtomographie aux rayons X, avec reconstruction faciale en 3D, propose le diagnostic de neurofibromatose de type 14.

Source : Wikipedia

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Site : Cro-Magnon, France
Découverte : 1868-01-01
Par : Louis Lartet
Age : Environ 30,000 ans
Espèce : Homo sapiens

dimanche 1 mars 1981

Plaquette de la femme au renne

1864. Dans les années suivantes furent mis au jour « la femme au renne » de Specia Laugerie-Basse, par l'abbé Landesque

une plaquette appelée « Femme au renne ».

Source : Wikipedia

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nom :
âge : 11 ka-17 ka
découverte : abbé Landesque
date : 1867-68

lundi 1 septembre 1980

Vénus impudique

Vénus impudique (ou Vénus de Vibraye) est une statuette féminine datée de 18 000 à 12 000 ans avant notre ère, la première représentation humaine paléolithique découverte dans les temps modernes. Elle a été trouvée en 1864 par le collectionneur Paul Hurault, 8e marquis de Vibraye (1809-1878) dans le site archéologique de Laugerie-Basse — un des nombreux sites préhistoriques importants de la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil et de ses environs, en Dordogne, dans le sud-ouest de la France. Avec la Vénus de Lespugue, elle est une des plus célèbres Vénus paléolithiques, dont elle diffère cependant par plusieurs aspects.

Description

Cette «Vénus» magdalénienne en ivoire de mammouth est sans tête, sans pieds, sans bras ; l'ouverture vaginale exagérément incisée inspira à Paul de Vibraye l'appellation de Vénus impudique, par opposition à la Vénus Pudica, un genre de sculptures classiques représentant la déesse antique couvrant son pubis de sa main droite et ses seins de l'autre.

La statuette a été créée probablement avec une tête, comme en témoignent les zones fracturées au ras du cou, mais elle devait être sans bras. Alors que la plupart des autres Vénus paléolithiques ont des seins très développés et des hanches larges, la Vénus impudique se caractérise au contraire par un corps mince, des hanches discrètes, la quasi absence de seins (originelle) ; ces traits, ainsi que la vulve verticale et fermée semblent indiquer qu'il s'agit de la représentation d'une fillette («l'orientation verticale de la fente vulvaire est l'apanage des filles avant la puberté»).

Style de la statuette

J.-P. Duhard souligne une évolution dans l'art au cours du Paléolithique vers plus de sobriété. Le style schématique de la Vénus de Vibraye et l'aspect longiligne du sujet féminin contrastent avec les normes gravettiennes et rapprochent l'oeuvre d'une autre figure féminine de l'abri de la Madeleine, d'abord décrite comme un «fragment de ciseau», puis comme une «structure anthropomorphe probable» (en bois de renne, Magdalénien IV).

La culture magdalénienne présente de nombreux exemples de dessins géométriques, sur les objets et dans l'art pariétal.

Source : Wikipedia

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nom : Vénus impudique ou Vénus de Vibraye
âge : 12 ka-18 ka
découverte : Paul Hurault
date : 1864

mardi 1 juillet 1980

Pliopithecus platyodon

nom :
âge : 15 Ma
découverte : Biederman
date : 1863
espèce : Pliopithecus platyodon

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Cette espèce diffère de P. antiquus par une plus grande taille dentaire. Le P3 est plus large et les molaires inférieures sont plus longues et plus rectangulaires avec une plus grande augmentation du rapport de taille de M1 à M3 chez P. platyodon (Hartwig). Certains chercheurs pensent que les échantillons de P. antiquus et P. platyodon appartiennent à la même espèce.

jeudi 1 mai 1980

IGF 4335

Présentant une morphologie postcrânienne qui suggère à la fois l'escalade verticale et la bipédie, Oreopithecus est l'un des singes les plus uniques découverts à ce jour. La mandibule et les canines sont à la fois grandes et robustes comme la plupart des singes (Hartwig). Son thorax large, sa clavicule longue et robuste, sa région lombaire courte et robuste et ses membres antérieurs plus longs que les membres postérieurs proposent une escalade verticale fréquente. Le pied très distinctif d'Oreopithecus semble être plus pour la position debout que pour la propulsion. Les 2ème - 5ème orteils sont en ligne un peu comme les hominidés mais l'hallux est assez robuste et se détourne vers la ligne médiane créant un effet de trépied. En raison de l'absence de prédateurs sur les îles méditerranéennes, Oreopithecus aurait pu développer une conception de pédale permettant d'augmenter les activités stationnaires, probablement d'alimentation, sans sacrifier la nécessité de mouvements bipèdes furtifs et délibérés (Kohler et Moya-Sola). le bassin et les pieds très distinctifs suggèrent la bipédie. Selon Rook et al., «Dans les hanches des bipèdes, les faisceaux osseux trabéculaires des zones sacropubienne et ilio-ischique forment des réseaux à haute densité qui recouvrent l'acétabulum. Cette construction est en réponse au poids du corps entier transféré de la région lombo-sacrée de la colonne vertébrale à la hanche, puis au fémur à chaque pas. Cette caractéristique est visible chez Oreopithecus, pas dans la mesure vue chez l'homme, mais bien plus que chez les singes existants. Les mains graciles d'Oreopithecus révèlent un trait semblable à un hominidé très distinctif. Tel que rapporté par Moya-Sola et al., «Les tests de préhension de la main démontrent que seuls les humains ont la capacité d'appliquer habilement une pression entre les coussinets de l'index et du pouce. Les proportions de l'index et du pouce d'Oreopithecus sont comparables à celles des hominidés. Cette «prise de précision» est considérée comme un facteur évolutif clé dans le complexe cerveau / main / outil des hominidés. »

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IGF 4335 : maxillaire avec dents d'un spécimen juvénile et le premier spécimen pour lequel il existe des références écrites, à partir de 1862. Holotype de l'espèce

Source : Wikipedia (es)

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nom : IGF 4335
âge : 7-6 Ma
découverte : Igino Cocchi
date : 1862
espèce : Oreopithecus bambolii