Depuis hier soir, la nouvelle star du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, c’est Lucienne. Lucienne, c’est un petit nom un peu rétro, mais cette brave dame a près de deux millions d’années, ce qui est un âge respectable !
Lucienne, c’est une australopithèque, découverte en Afrique du Sud, en 2008, et qui représente sans doute un des maillons avant l’évolution vers l’homme moderne.
Comme l’explique le paléobiologiste José Braga, professeur à l’Université de Toulouse, qui se rend régulièrement en Afrique du Sud pour y poursuivre ses recherches : «Lucienne a encore beaucoup à nous apprendre». Lucienne est donc la pièce maîtresse d’une exposition «Afrique du Sud, l’autre pays de la préhistoire», qui a été inaugurée hier en présence du ministre des sciences et de la technologie d’Afrique du Sud, Derek Hanekom. Cette exposition a reçu le label des Saisons Afrique du Sud France 2 012 & 2013,et figure à la programmation officielle de la Saison sud-africaine en Franc. Elle constitue le deuxième volet de la collaboration Muséum de Toulouse - Centre des Origines de Johannesburg qui avait accueilli l’exposition composée au Muséum de Toulouse «Préhistoire
[s] , l’enquête» de novembre 2012 à mars 2013. C’est la première fois en Europe que le squelette reconstitué de Lucienne est présenté. Cette exposition nous permet de voyager dans le temps et de redécouvrir les premiers pas africains de nos ancêtres.
Source : La Dépêche du 29/10/2013
mercredi 30 octobre 2013
mardi 29 octobre 2013
L'australopithèque Sediba présenté en avant-première au Muséum de Toulouse
Mardi, le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse présentera au public une exposition consacrée à l'Afrique du Sud. A cette occasion sera proposée la reconstitution de l'australopithèque Sédiba.
Ce sera la première apparition en Europe de Sédiba.
Australopithecus sediba
Australopithecus sediba est une espèce du genre Australopithecus proposée en 2010 par une équipe dirigée par Lee R. Berger à la suite de la découverte de deux nouveaux fossiles en Afrique du Sud. Lors du congrès international d'anthropologie qui s'est tenu en avril 2011 à Minneapolis, Lee R. Berger et ses collègues ont développé leur théorie : Australopithecus sediba, l'espèce définie à partir d'un fossile découvert dans une grotte de Malapa, pourrait représenter une forme intermédiaire entre les premiers australopithèques et le genre Homo.
Découvert par un enfant de 9 ans
L'holotype d’Australopithecus sediba est le squelette, partiellement conservé, Malapa Hominin 1 (MH1), découvert dans la grotte de Malapa, à 40 km à l'ouest de Johannesburg et à 15 km au nord-nord-est des sites célèbres d'hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans et Kromdraai. La grotte de Malapa est située dans la zone du Cradle of Humankind (berceau de l'humanité), site inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le 15 août 2008, Matthew Berger, le fils de Lee Berger âgé de neuf ans, a découvert le premier fossile d'Australopithecus sediba, une clavicule droite enregistrée sous le numéro d'archive UW885.
Inauguration à Toulouse
Lors de l'inauguration officielle, ce lundi, on notera la présence du ministre sud-africain des Sciences et des technologieset du professeur Thackeray, antropomogue de Johannesburg.
Vidéo : le reportage de Luc Truffert et J-Pierre Jauze
Sorce : France3 Midi-Pyrénées du 28/10/2013
![]() |
| Vue d'une réplique des fossiles australopithèques Sediba |
Ce sera la première apparition en Europe de Sédiba.
Australopithecus sediba
Australopithecus sediba est une espèce du genre Australopithecus proposée en 2010 par une équipe dirigée par Lee R. Berger à la suite de la découverte de deux nouveaux fossiles en Afrique du Sud. Lors du congrès international d'anthropologie qui s'est tenu en avril 2011 à Minneapolis, Lee R. Berger et ses collègues ont développé leur théorie : Australopithecus sediba, l'espèce définie à partir d'un fossile découvert dans une grotte de Malapa, pourrait représenter une forme intermédiaire entre les premiers australopithèques et le genre Homo.
Découvert par un enfant de 9 ans
L'holotype d’Australopithecus sediba est le squelette, partiellement conservé, Malapa Hominin 1 (MH1), découvert dans la grotte de Malapa, à 40 km à l'ouest de Johannesburg et à 15 km au nord-nord-est des sites célèbres d'hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans et Kromdraai. La grotte de Malapa est située dans la zone du Cradle of Humankind (berceau de l'humanité), site inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le 15 août 2008, Matthew Berger, le fils de Lee Berger âgé de neuf ans, a découvert le premier fossile d'Australopithecus sediba, une clavicule droite enregistrée sous le numéro d'archive UW885.
Inauguration à Toulouse
Lors de l'inauguration officielle, ce lundi, on notera la présence du ministre sud-africain des Sciences et des technologieset du professeur Thackeray, antropomogue de Johannesburg.
Vidéo : le reportage de Luc Truffert et J-Pierre Jauze
Sorce : France3 Midi-Pyrénées du 28/10/2013
lundi 28 octobre 2013
L'australopithèque Sediba, nouvelle star du Muséum
Mardi s’ouvrira au Muséum de Toulouse une exposition consacrée à l’Afrique du Sud. Avec, pour sa première apparition en Europe, la reconstitution de l’australopithèque Sediba.
L’Afrique du Sud est aussi un pays de gruyère… Mais il s’agit des trous, des galeries, des tunnels que les hommes ont creusés dans ce pays qui fut longtemps le premier producteur d’or et de diamants. Mais ce sous-sol africain contient un autre trésor : les origines de l’Humanité !
En 2008, le paléontologue Lee Berger était en train d’examiner des roches provenant justement d’une de ces mines. Mais c’est son fils, Matthew, âgé de 9 ans, qui lui a apporté un drôle de caillou. Lee Berger a immédiatement reconnu dans la roche la forme d’une clavicule. Celle d’un hominidé. Ainsi se réveillait l’Australopithèque Sediba, après un sommeil de deux millions d’années.
«On a trouvé un crâne, des vertèbres, des os, appartenant à des adultes et des adolescents, explique Francis Duranthon, le directeur du Muséum de Toulouse. Et à partir de là, on a pu reconstituer en trois dimensions un squelette qui sera présenté pour la première fois en Europe.»
L'art avant Cro-Magnon
Pendant l’année de la France en Afrique du Sud, le Muséum avait présenté son exposition sur la préhistoire (avec la fameuse tombe de Téviec) au Cap. Là, c’est donc en sens inverse, l’Afrique du Sud qui prête au muséum de Toulouse une précieuse exposition. Du reste, les chercheurs toulousains comme le Pr François Bon, le Pr José Braga, ou Camille Bourdier, maître de conférences, connaissent parfaitement l’Afrique du sud et ses merveilles.
Autre élément étonnant qui sera présenté dans cette exposition : les vestiges découverts dans la grotte de Blombos. Des éléments qui nous laissent à penser que ces hommes, bien avant Cro-Magnon, ont laissé les premières traces artistiques ou symboliques de notre espèce…
Au-delà de cette exposition, les équipes toulousaines en collaboration avec les équipes africaines poursuivent des recherches sur cette période passionnante où les grands primates se cherchent.
«Toutes ces découvertes, précise Francis Duranthon, nous laissent penser que l’évolution n’a pas été aussi linéaire qu’on l’imaginait auparavant. C’est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus buissonnant.»
Francis Duranthon a aussi un petit sourire : «Quelqu’un a dit que l’Homme africain n’était pas entré dans l’Histoire… Mais la vérité, c’est que l’Homme africain a été le premier de toute notre histoire !»
*Muséum de Toulouse, ouvert du mardi au dimanche, 10h-18h. Tel.05.67.73.84.84.
Une première en Europe
C’est la première fois que le squelette de Sediba est présenté en Europe et c’est au Muséum de Toulouse. Voilà pourquoi, lors de l’inauguration officielle, prévue demain, le ministre Sud-Africain des sciences et des technologies, Derek Hanekom sera présent de même que Francis Thackeray, professeur d’anthropologie à Johannesburg et Nicolas Teyssandier, Chargé de recherches au CNRS à Johannesburg.
Source : La Dépêche du 27/10/2013
![]() |
| L'australopithèque Lucy au milieu de deux spécimens de Sedida |
En 2008, le paléontologue Lee Berger était en train d’examiner des roches provenant justement d’une de ces mines. Mais c’est son fils, Matthew, âgé de 9 ans, qui lui a apporté un drôle de caillou. Lee Berger a immédiatement reconnu dans la roche la forme d’une clavicule. Celle d’un hominidé. Ainsi se réveillait l’Australopithèque Sediba, après un sommeil de deux millions d’années.
«On a trouvé un crâne, des vertèbres, des os, appartenant à des adultes et des adolescents, explique Francis Duranthon, le directeur du Muséum de Toulouse. Et à partir de là, on a pu reconstituer en trois dimensions un squelette qui sera présenté pour la première fois en Europe.»
L'art avant Cro-Magnon
Pendant l’année de la France en Afrique du Sud, le Muséum avait présenté son exposition sur la préhistoire (avec la fameuse tombe de Téviec) au Cap. Là, c’est donc en sens inverse, l’Afrique du Sud qui prête au muséum de Toulouse une précieuse exposition. Du reste, les chercheurs toulousains comme le Pr François Bon, le Pr José Braga, ou Camille Bourdier, maître de conférences, connaissent parfaitement l’Afrique du sud et ses merveilles.
Autre élément étonnant qui sera présenté dans cette exposition : les vestiges découverts dans la grotte de Blombos. Des éléments qui nous laissent à penser que ces hommes, bien avant Cro-Magnon, ont laissé les premières traces artistiques ou symboliques de notre espèce…
Au-delà de cette exposition, les équipes toulousaines en collaboration avec les équipes africaines poursuivent des recherches sur cette période passionnante où les grands primates se cherchent.
«Toutes ces découvertes, précise Francis Duranthon, nous laissent penser que l’évolution n’a pas été aussi linéaire qu’on l’imaginait auparavant. C’est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus buissonnant.»
Francis Duranthon a aussi un petit sourire : «Quelqu’un a dit que l’Homme africain n’était pas entré dans l’Histoire… Mais la vérité, c’est que l’Homme africain a été le premier de toute notre histoire !»
*Muséum de Toulouse, ouvert du mardi au dimanche, 10h-18h. Tel.05.67.73.84.84.
Une première en Europe
C’est la première fois que le squelette de Sediba est présenté en Europe et c’est au Muséum de Toulouse. Voilà pourquoi, lors de l’inauguration officielle, prévue demain, le ministre Sud-Africain des sciences et des technologies, Derek Hanekom sera présent de même que Francis Thackeray, professeur d’anthropologie à Johannesburg et Nicolas Teyssandier, Chargé de recherches au CNRS à Johannesburg.
Source : La Dépêche du 27/10/2013
mercredi 23 octobre 2013
Tous les Homo sont erectus
Un choc de simplification. Ayrault et Hollande en ont rêvé. Une équipe de préhistoriens l’a fait. C’est annoncé ce matin par la revue Science, dans un article retentissant dont le premier auteur est David Lordkipanidze, du Muséum de Tbilissi en Géorgie. Soyons «parcimonieux», proclament les huit signataires.
Vidons dans la poubelle de la science tous les Homo habilis, Homo ergaster et autres Homo rudolfensis qui ont peuplé l’Afrique et Eurasie il y a 1 à 2 millions d’années selon les manuels en cours. Et ne conservons pour désigner tous ces êtres qu’un seul nom, celui d’Homo erectus, (ou homme érigé qu'est-ce que vous allez imaginer), car ils ne formaient qu’une seule espèce.
Zut de zut ! Et comment inscrire son nom dans l’histoire des sciences vont se demander certains ? Si, désormais, on ne peut plus attacher son patronyme à la création d’une espèce nouvelle, décrite à l’aide de caractères censés la distinguer de ses voisines.
Cette simplification radicale est proposée les chercheurs, sur la base d’une analyse impitoyable de la variété de ces espèces… au regard de la seule variabilité observée dans un seul groupe, de cinq individus, tous dénichés dans une seule grotte, à Dmanisi, en Géorgie. Située à 90 km au sud-ouest de Tbilissi, elle a fait parler d’elle lorsqu’à partir de 1991 et surtout de 1999, on y a découvert des os fossiles d’Homo, datés d’il y a 1,8 million d’années. Des êtres dont les outils de pierre, trouvés par milliers, sont de simples galets percutés pour obtenir un tranchant, typiques de la culture oldowaïenne apparue en Afrique de l’Est.
Genre Homo, mais espèce de quoi ?
Homo, pour le genre, mais Homo quoi pour l’espèce? Leur découvreur, David Lordkipanidze a longtemps hésité entre les noms que la littérature scientifique et ses collègues lui proposaient. Pas franchement convaincu par l’un plutôt que par l’autre. La raison de son hésitation ? Les différences entre les individus qu’il dénichait, aucun ne se rattachant de manière claire et univoque aux canons proposés.
Puis, son équipe découvre en 2005 un crâne entier, superbement conservé, correspondant à une mandibule inférieure déjà trouvée en 2000. Son équipe s’attaque alors à l’étude détaillée de la variabilité morphologique des cinq individus.
Le pot aux roses émerge des statistiques et mesures des volumes des crânes, de la verticalisation des faces, et d’autres paramètres anatomiques. La variabilité interne au groupe se révèle très forte. Car le dernier crâne trouvé - le plus à droite sur l'image ci-contre, un individu aux énormes bourrelets sus-orbitaires et attaches des muscles masticatoires, avec un front très bas - «élargit substantiellement la plage de variation à l’intérieur du groupe de Dmanisi», expliquent les auteurs.
Les Homo de Dmanisi présentent une variabilité si large qu’elle devient similaire à celle qui sépare les autres espèces antérieurement nommées pour cette époque et qu’elle les englobe en grande partie. Du coup, les caractères censés être particuliers et exclusifs à ces espèces ne le sont plus. En outre, remarquent les auteurs, une telle plage de variation se compare à celle des chimpanzés. Voire à celle des humains actuels où le volume du crâne varie d’à peine plus de 800 cm3 chez les bushmen d’Afrique australe, jusqu’aux 2.000 cm3 des grosses têtes… qui n’ont rien de super-intelligents, tandis que l’écrivain Anatole France affichait à peine plus de 1.100 cm3.
Un problème non uniquement classificatoire
Pour José Braga, anthropologue, Université Paul Sabatier de Toulouse, «c’est un article fort intéressant et étonnant, notamment le petit volume de leur cerveau. Cela va à l’encontre d’une évolution linéaire du cerveau à cette époque, mais au contraire une stagnation durant un million d’années».
D’où la question logique, posée par les scientifiques : puisque les frontières tracées entre les espèces d’Homo d’il y a un à deux millions d’années s’effacent, ne s’agit-il pas plutôt d’une seule espèce ? Cela signifierait, alors, qu’il n’y avait pas de barrière génétique à la reproduction croisée entre ces populations. Or, si un(e) Homo rudolfensis peut faire des bébés avec un(e) ergaster, habilis ou georgicus, c’est tout simplement qu’ils sont tous… erectus concluent les chercheurs.
Le problème soulevé n’est pas uniquement classificatoire. Il rejaillit sur la vision de l’évolution de ces ancêtres des humains actuels. L’idée d’un «goulet» d’étranglement génétique, en raison d’une sortie d’Afrique d’un seul petit groupe, donc porteurs d’une partie réduite de la diversité d’origine, ne tient plus guère.
D’autre part, comme le géorgien le plus «archaïque» ressemble fort à l’homme de Java, Homo erectus pourrait bien avoir été un grand voyageur, baladant ses gènes et les échangeant dans toute l’Eurasie mais aussi avec ses congénères restés africains. «Un Homo erectus baladeur, capable de s’adapter à des environnements assez différents», résume Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, qui vient de publier De Darwin à Levi-Strauss, l'homme et la diversité en danger, aux éditions Odile Jacob. Mais pourtant toujours «bas du plafond». Le saut décisif date d’il y a 200.000 ans environ, et produisit le gros cerveau de l’homme moderne. Un gros cerveau avec lequel il invente de premiers ornements il y a plus de 70.000 ans puis des outils de plus efficaces, au point de lui permettre d’aller sur la Lune, il y a peu.
Source : Science2 du 22/10/2013
Vidons dans la poubelle de la science tous les Homo habilis, Homo ergaster et autres Homo rudolfensis qui ont peuplé l’Afrique et Eurasie il y a 1 à 2 millions d’années selon les manuels en cours. Et ne conservons pour désigner tous ces êtres qu’un seul nom, celui d’Homo erectus, (ou homme érigé qu'est-ce que vous allez imaginer), car ils ne formaient qu’une seule espèce.
Zut de zut ! Et comment inscrire son nom dans l’histoire des sciences vont se demander certains ? Si, désormais, on ne peut plus attacher son patronyme à la création d’une espèce nouvelle, décrite à l’aide de caractères censés la distinguer de ses voisines.
Cette simplification radicale est proposée les chercheurs, sur la base d’une analyse impitoyable de la variété de ces espèces… au regard de la seule variabilité observée dans un seul groupe, de cinq individus, tous dénichés dans une seule grotte, à Dmanisi, en Géorgie. Située à 90 km au sud-ouest de Tbilissi, elle a fait parler d’elle lorsqu’à partir de 1991 et surtout de 1999, on y a découvert des os fossiles d’Homo, datés d’il y a 1,8 million d’années. Des êtres dont les outils de pierre, trouvés par milliers, sont de simples galets percutés pour obtenir un tranchant, typiques de la culture oldowaïenne apparue en Afrique de l’Est.
Genre Homo, mais espèce de quoi ?
Homo, pour le genre, mais Homo quoi pour l’espèce? Leur découvreur, David Lordkipanidze a longtemps hésité entre les noms que la littérature scientifique et ses collègues lui proposaient. Pas franchement convaincu par l’un plutôt que par l’autre. La raison de son hésitation ? Les différences entre les individus qu’il dénichait, aucun ne se rattachant de manière claire et univoque aux canons proposés.
Puis, son équipe découvre en 2005 un crâne entier, superbement conservé, correspondant à une mandibule inférieure déjà trouvée en 2000. Son équipe s’attaque alors à l’étude détaillée de la variabilité morphologique des cinq individus.
Le pot aux roses émerge des statistiques et mesures des volumes des crânes, de la verticalisation des faces, et d’autres paramètres anatomiques. La variabilité interne au groupe se révèle très forte. Car le dernier crâne trouvé - le plus à droite sur l'image ci-contre, un individu aux énormes bourrelets sus-orbitaires et attaches des muscles masticatoires, avec un front très bas - «élargit substantiellement la plage de variation à l’intérieur du groupe de Dmanisi», expliquent les auteurs.
Les Homo de Dmanisi présentent une variabilité si large qu’elle devient similaire à celle qui sépare les autres espèces antérieurement nommées pour cette époque et qu’elle les englobe en grande partie. Du coup, les caractères censés être particuliers et exclusifs à ces espèces ne le sont plus. En outre, remarquent les auteurs, une telle plage de variation se compare à celle des chimpanzés. Voire à celle des humains actuels où le volume du crâne varie d’à peine plus de 800 cm3 chez les bushmen d’Afrique australe, jusqu’aux 2.000 cm3 des grosses têtes… qui n’ont rien de super-intelligents, tandis que l’écrivain Anatole France affichait à peine plus de 1.100 cm3.
Un problème non uniquement classificatoire
Pour José Braga, anthropologue, Université Paul Sabatier de Toulouse, «c’est un article fort intéressant et étonnant, notamment le petit volume de leur cerveau. Cela va à l’encontre d’une évolution linéaire du cerveau à cette époque, mais au contraire une stagnation durant un million d’années».
D’où la question logique, posée par les scientifiques : puisque les frontières tracées entre les espèces d’Homo d’il y a un à deux millions d’années s’effacent, ne s’agit-il pas plutôt d’une seule espèce ? Cela signifierait, alors, qu’il n’y avait pas de barrière génétique à la reproduction croisée entre ces populations. Or, si un(e) Homo rudolfensis peut faire des bébés avec un(e) ergaster, habilis ou georgicus, c’est tout simplement qu’ils sont tous… erectus concluent les chercheurs.
Le problème soulevé n’est pas uniquement classificatoire. Il rejaillit sur la vision de l’évolution de ces ancêtres des humains actuels. L’idée d’un «goulet» d’étranglement génétique, en raison d’une sortie d’Afrique d’un seul petit groupe, donc porteurs d’une partie réduite de la diversité d’origine, ne tient plus guère.
D’autre part, comme le géorgien le plus «archaïque» ressemble fort à l’homme de Java, Homo erectus pourrait bien avoir été un grand voyageur, baladant ses gènes et les échangeant dans toute l’Eurasie mais aussi avec ses congénères restés africains. «Un Homo erectus baladeur, capable de s’adapter à des environnements assez différents», résume Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, qui vient de publier De Darwin à Levi-Strauss, l'homme et la diversité en danger, aux éditions Odile Jacob. Mais pourtant toujours «bas du plafond». Le saut décisif date d’il y a 200.000 ans environ, et produisit le gros cerveau de l’homme moderne. Un gros cerveau avec lequel il invente de premiers ornements il y a plus de 70.000 ans puis des outils de plus efficaces, au point de lui permettre d’aller sur la Lune, il y a peu.
Source : Science2 du 22/10/2013
Comme un seul homme !
La découverte de fossiles humains en Géorgie pourrait remettre en cause l’histoire des premiers hommes et peut-être simplifier notre arbre généalogique. Homo habilis, Homo rudolphensis ou encore Homo erectus pourraient en effet n'appartenir qu'à une seule et même espèce.
À ce jour, les premiers humains – c'est-à-dire les individus appartenant au genre Homo –, ont été divisés en plusieurs espèces : Homo habilis, Homo ergaster, Homo rudolphensis, etc. Les différentes espèces sont parfois difficiles à différencier et leur répartition dans le temps et l’espace a toujours été l’objet d’âpres discussions. Or, selon une étude publiée dans la revue Science du 18 octobre, plusieurs crânes découverts en Géorgie pourraient indiquer qu'une seule espèce d'homme a émergé d'Afrique il y a 2,4 millions d'années avant de se répandre sur les autres continents.
A la croisée des continents
Faisant l’objet de fouilles depuis les années 80, le site de Dmanisi, en Géorgie, s’est révélé très riche en fossiles humains ou animaux, et même en outils de pierre. Le lieu constitue en effet l’un des points de passage quasi obligés lorsqu’on veut rejoindre l’Asie ou l’Europe depuis l’Afrique. Jusqu’à présent, les premiers vestiges humains avaient été attribués à une nouvelle espèce, Homo georgicus.
Récemment, un crâne découvert en 2005 a pu être associé à une mandibule découverte cinq ans plus tôt, formant l’ensemble crânien le plus complet de cette période éloignée.
Cet individu, baptisé Crâne n° 5, date d’environ 1,8 million d’années. Il est caractérisé par une petite boite crânienne, un visage s’allongeant en museau et de très grandes dents. D’autres éléments du squelette de cet homme ont été découverts à proximité et nous permettent d’imaginer un individu d’environ 1,50 m de haut, pesant une cinquantaine de kilos, avec un corps presque semblable à celui d’un homme moderne surmonté d’une tête assez simiesque.
Une variabilité sous-estimée
Quatre autres crânes assez bien conservés ont pu être découverts à proximité de ce premier crâne. Pour David Lordkipanidze, du Musée national de Géorgie, ainsi que pour ses collègues suisses, israéliens et américains, ses crânes issus des mêmes couches géologiques appartiennent de toute évidence à une seule et même espèce. Si bien qu’ils devraient permettre de se faire une idée des variations de taille et d’aspect physique à l’intérieur même de cette espèce humaine.
Or les quatre crânes diffèrent assez nettement du crâne n° 5. Certains présentent une capacité crânienne supérieure ou un museau moins développé… à tel point que s’ils n’avaient pas été trouvés au même endroit, sans doute auraient-ils été classés parmi des espèces différentes.
Pour les chercheurs, la variabilité naturelle des premiers hommes a donc été négligée, une variabilité pourtant très comparable à celle que l’on rencontre aujourd’hui chez l’homme moderne ou chez les chimpanzés. Et il serait donc possible que la demi-douzaine d’espèces d’Homo découverte à ce jour ne soit en fait que des variations d’une seule et même espèce.
Cette hypothèse a le mérite de simplifier l’histoire de l’humanité. Elle permettra, si elle est confirmée, de s’affranchir de nombreuses espèces qui peuvent résulter d’une simple adaptation à des conditions climatiques ou à un biotope particulier.
Source : Sciences Actualités du 18/10/2013
À ce jour, les premiers humains – c'est-à-dire les individus appartenant au genre Homo –, ont été divisés en plusieurs espèces : Homo habilis, Homo ergaster, Homo rudolphensis, etc. Les différentes espèces sont parfois difficiles à différencier et leur répartition dans le temps et l’espace a toujours été l’objet d’âpres discussions. Or, selon une étude publiée dans la revue Science du 18 octobre, plusieurs crânes découverts en Géorgie pourraient indiquer qu'une seule espèce d'homme a émergé d'Afrique il y a 2,4 millions d'années avant de se répandre sur les autres continents.
A la croisée des continents
Faisant l’objet de fouilles depuis les années 80, le site de Dmanisi, en Géorgie, s’est révélé très riche en fossiles humains ou animaux, et même en outils de pierre. Le lieu constitue en effet l’un des points de passage quasi obligés lorsqu’on veut rejoindre l’Asie ou l’Europe depuis l’Afrique. Jusqu’à présent, les premiers vestiges humains avaient été attribués à une nouvelle espèce, Homo georgicus.
Récemment, un crâne découvert en 2005 a pu être associé à une mandibule découverte cinq ans plus tôt, formant l’ensemble crânien le plus complet de cette période éloignée.
Cet individu, baptisé Crâne n° 5, date d’environ 1,8 million d’années. Il est caractérisé par une petite boite crânienne, un visage s’allongeant en museau et de très grandes dents. D’autres éléments du squelette de cet homme ont été découverts à proximité et nous permettent d’imaginer un individu d’environ 1,50 m de haut, pesant une cinquantaine de kilos, avec un corps presque semblable à celui d’un homme moderne surmonté d’une tête assez simiesque.
Une variabilité sous-estimée
Quatre autres crânes assez bien conservés ont pu être découverts à proximité de ce premier crâne. Pour David Lordkipanidze, du Musée national de Géorgie, ainsi que pour ses collègues suisses, israéliens et américains, ses crânes issus des mêmes couches géologiques appartiennent de toute évidence à une seule et même espèce. Si bien qu’ils devraient permettre de se faire une idée des variations de taille et d’aspect physique à l’intérieur même de cette espèce humaine.
Or les quatre crânes diffèrent assez nettement du crâne n° 5. Certains présentent une capacité crânienne supérieure ou un museau moins développé… à tel point que s’ils n’avaient pas été trouvés au même endroit, sans doute auraient-ils été classés parmi des espèces différentes.
Pour les chercheurs, la variabilité naturelle des premiers hommes a donc été négligée, une variabilité pourtant très comparable à celle que l’on rencontre aujourd’hui chez l’homme moderne ou chez les chimpanzés. Et il serait donc possible que la demi-douzaine d’espèces d’Homo découverte à ce jour ne soit en fait que des variations d’une seule et même espèce.
Cette hypothèse a le mérite de simplifier l’histoire de l’humanité. Elle permettra, si elle est confirmée, de s’affranchir de nombreuses espèces qui peuvent résulter d’une simple adaptation à des conditions climatiques ou à un biotope particulier.
Source : Sciences Actualités du 18/10/2013
mardi 22 octobre 2013
La découverte d'un crâne pourrait réécrire l'histoire de l'évolution
Ce crâne, vieux de 1,8 million d'années, a été découvert en Géorgie. Les scientifiques avancent l'hypothèse qu'une seule et même espèce a donné naissance à l'homme moderne, rapporte le magazine Science.
La théorie de l'évolution en passe d'être bouleversée par la découverte d'un crâne dans les collines géorgiennes. Selon la revue Science, ce fossile parfaitement conservé vieux de 1,8 million d'années semble indiquer que nous descendons d'une seule et même espèce. Jusqu'à présent, deux théories s'opposaient: cette hypothèse-ci et celle selon laquelle nous étions le croisement de plusieurs espèces.
Jamais un fossile de cette période n'avait été retrouvé dans un tel état. Surnommé "Skull 5", ce crâne comprend une petite boite cranienne (deux fois plus petite que la moyenne d'aujourd'hui), un large visage protubérant, et une forte mâchoire avec de longues dents. "Si le fossile de la boîte crânienne et de la face de ce crâne avaient été trouvés séparément et à différents endroits en Afrique, ils auraient pu être attribués à des espèces différentes car ce crâne est le seul découvert à ce jour à réunir de telles caractéristiques", a indiqué Christoph Zollikofer de l'Institut d'Anthropologie de Zürich (Suisse), un des co-auteurs de cette découverte.
Cinq crânes découverts sur un même site
Sur le même site, les scientifiques ont également découvert des restes de quatre autres individus de la même époque. Bien qu'en moins bon état que "Skull 5", les chercheurs ont cependant pu identifier qu'ils appartenaient à un homme âgé dépourvu de dentition, à un autre homme, à une jeune femme et à un adolescent de sexe inconnu. Ils ignorent cependant s'il s'agit de membres d'une même famille.
Les paléonthologues ont dans un premier temps comparé les traits physiques de ces cinq crânes puis ont répété l'opération avec des fossiles de la même époque découverts en Afrique, en Asie et en Europe. "Comme nous observons un type et une gamme de variations semblables dans les fossiles d'hominidés africains il est raisonnable de penser qu'il n'y avait qu'une seule espèce à ces périodes en Afrique", a poursuivi le chercheur. "Et comme les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d'Afrique, nous pouvons penser qu'ils appartiennent bien tous à la même espèce".
Ils ont cependant noté dans leurs travaux que certaines variations, dues notamment aux conditions climatiques, existaient au sein de cette même espèce.
Des conclusions loin de faire l'unanimité
Néanmoins, certains chercheurs se montrent sceptiques quant à cette découverte. Elle va en effet à rebours d'autres études, notamment celle publiée en 2012 dans la revue Nature. Les analyses d'une face, d'une mâchoire inférieure complète et d'une partie d'une seconde mâchoire inférieure découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya ont alors conduit les chercheurs à conclure que ces fossiles confirmaient que deux espèces distinctes d'Homo erectus (Homo habilis et Homo rudolfensis) ont co-existé en Afrique il y a près de deux millions d'années.
Source : L'Express du 18/10/2013
La théorie de l'évolution en passe d'être bouleversée par la découverte d'un crâne dans les collines géorgiennes. Selon la revue Science, ce fossile parfaitement conservé vieux de 1,8 million d'années semble indiquer que nous descendons d'une seule et même espèce. Jusqu'à présent, deux théories s'opposaient: cette hypothèse-ci et celle selon laquelle nous étions le croisement de plusieurs espèces.
Jamais un fossile de cette période n'avait été retrouvé dans un tel état. Surnommé "Skull 5", ce crâne comprend une petite boite cranienne (deux fois plus petite que la moyenne d'aujourd'hui), un large visage protubérant, et une forte mâchoire avec de longues dents. "Si le fossile de la boîte crânienne et de la face de ce crâne avaient été trouvés séparément et à différents endroits en Afrique, ils auraient pu être attribués à des espèces différentes car ce crâne est le seul découvert à ce jour à réunir de telles caractéristiques", a indiqué Christoph Zollikofer de l'Institut d'Anthropologie de Zürich (Suisse), un des co-auteurs de cette découverte.
Cinq crânes découverts sur un même site
Sur le même site, les scientifiques ont également découvert des restes de quatre autres individus de la même époque. Bien qu'en moins bon état que "Skull 5", les chercheurs ont cependant pu identifier qu'ils appartenaient à un homme âgé dépourvu de dentition, à un autre homme, à une jeune femme et à un adolescent de sexe inconnu. Ils ignorent cependant s'il s'agit de membres d'une même famille.
Les paléonthologues ont dans un premier temps comparé les traits physiques de ces cinq crânes puis ont répété l'opération avec des fossiles de la même époque découverts en Afrique, en Asie et en Europe. "Comme nous observons un type et une gamme de variations semblables dans les fossiles d'hominidés africains il est raisonnable de penser qu'il n'y avait qu'une seule espèce à ces périodes en Afrique", a poursuivi le chercheur. "Et comme les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d'Afrique, nous pouvons penser qu'ils appartiennent bien tous à la même espèce".
Ils ont cependant noté dans leurs travaux que certaines variations, dues notamment aux conditions climatiques, existaient au sein de cette même espèce.
Des conclusions loin de faire l'unanimité
Néanmoins, certains chercheurs se montrent sceptiques quant à cette découverte. Elle va en effet à rebours d'autres études, notamment celle publiée en 2012 dans la revue Nature. Les analyses d'une face, d'une mâchoire inférieure complète et d'une partie d'une seconde mâchoire inférieure découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya ont alors conduit les chercheurs à conclure que ces fossiles confirmaient que deux espèces distinctes d'Homo erectus (Homo habilis et Homo rudolfensis) ont co-existé en Afrique il y a près de deux millions d'années.
Source : L'Express du 18/10/2013
Un crâne qui en révèle plus sur notre histoire
Le crâne complet d'un homme préhistorique vieux de 1,8 million d'années a été mis au jour près de Dmanisi, en Géorgie. Cette découverte soulève la possibilité que les espèces Homo habilis, Homo erectus, Homo rudolfensis ne seraient pas distinctes, mais ne représenteraient que des variations au sein d'une seule et même grande espèce.
Explications
Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo, le nouveau crâne est bien préservé et comprend une petite boîte crânienne, une longue face et de grandes dents.
Selon les chercheurs, ces restes appartiennent à l'ancêtre le plus ancien de l'homme découvert hors du continent africain.
Les différentes lignées auxquelles se réfère la paléobiologie, comme l'Homo habilis, l'Homo rudolfensis et l'Homo erectus, ne différaient en fait que par leurs apparences.
La mâchoire appartenant au crâne de Dmanisi a été trouvée cinq ans avant le reste du crâne, le plus massif jamais trouvé sur le site de Dmanisi en partie excavé et qui fait dire aux chercheurs qu'il s'agissait d'un mâle.
Au même endroit, les chercheurs ont découvert quatre autres crânes appartenant à des ancêtres humains différents, ainsi que divers animaux et plantes fossilisés, et quelques outils de pierre.
Fait sans précédent, ces vestiges se trouvaient tous au même endroit et datent de la même période, ce qui a permis de comparer les traits physiques de plusieurs ancêtres de l'homme moderne qui ont coexisté.
Les chercheurs expliquent que si le fossile de la boîte crânienne et de la face de ce crâne avaient été trouvés séparément et à différents endroits en Afrique, ils auraient pu être attribués à des espèces différentes, car ce crâne est le seul découvert à ce jour à réunir de telles caractéristiques.
Outre la petite taille de son cerveau, qui correspond à environ un tiers de la taille de celui d'un homme moderne, le crâne découvert avait un grand visage protubérant, une forte mâchoire avec de longues dents et des arcades sourcilières épaisses.
Avec leurs différentes caractéristiques morphologiques, les fossiles de Dmanisi ont été comparés entre eux et à divers autres fossiles d'hominidés trouvés en Afrique remontant à 2,4 millions d'années et à d'autres mis au jour en Asie ou en Europe vieux de 1,8 à 1,2 million d'années.
Une théorie déjà controversée
Cette découverte soulève déjà la controverse parmi les anthropologues sur l'histoire de l'évolution humaine.
Les conclusions de ces paléontologues vont à l'encontre d'autres recherches récentes, dont celle publiée en août 2012 dans la revue Science.
Les analyses d'une face, d'une mâchoire inférieure complète et d'une partie d'une seconde mâchoire inférieure découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya ont alors conduit les chercheurs à conclure que ces fossiles confirmaient que deux espèces distinctes d'Homo erectus (Homo habilis et Homo rudolfensis) ont coexisté en Afrique il y a près de 2 millions d'années.
Pour sa part, le paléobiologiste Bernard Wood, professeur à l'Université George Washington, s'est ainsi déclaré « très sceptique » des conclusions de l'analyse du crâne de Dmanisi.
Il remet en question la méthode retenue par les auteurs en affirmant qu'elle ne prend pas en compte d'autres différences importantes entre les spécimens, dont entre autres les mandibules.
Selon lui, ce crâne sans précédent dans ses caractéristiques pourrait bien être en fait celui d'une nouvelle espèce d'hominidé.
Il faudra donc attendre avant de redessiner notre arbre généalogique.
Le détail de cette découverte est l'objet d'un article publié dans la revue Science.
Source : Huffington Post Québec du 18/10/2013
Explications
Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo, le nouveau crâne est bien préservé et comprend une petite boîte crânienne, une longue face et de grandes dents.
Selon les chercheurs, ces restes appartiennent à l'ancêtre le plus ancien de l'homme découvert hors du continent africain.
Les différentes lignées auxquelles se réfère la paléobiologie, comme l'Homo habilis, l'Homo rudolfensis et l'Homo erectus, ne différaient en fait que par leurs apparences.
La mâchoire appartenant au crâne de Dmanisi a été trouvée cinq ans avant le reste du crâne, le plus massif jamais trouvé sur le site de Dmanisi en partie excavé et qui fait dire aux chercheurs qu'il s'agissait d'un mâle.
Au même endroit, les chercheurs ont découvert quatre autres crânes appartenant à des ancêtres humains différents, ainsi que divers animaux et plantes fossilisés, et quelques outils de pierre.
Fait sans précédent, ces vestiges se trouvaient tous au même endroit et datent de la même période, ce qui a permis de comparer les traits physiques de plusieurs ancêtres de l'homme moderne qui ont coexisté.
Les chercheurs expliquent que si le fossile de la boîte crânienne et de la face de ce crâne avaient été trouvés séparément et à différents endroits en Afrique, ils auraient pu être attribués à des espèces différentes, car ce crâne est le seul découvert à ce jour à réunir de telles caractéristiques.
Outre la petite taille de son cerveau, qui correspond à environ un tiers de la taille de celui d'un homme moderne, le crâne découvert avait un grand visage protubérant, une forte mâchoire avec de longues dents et des arcades sourcilières épaisses.
Avec leurs différentes caractéristiques morphologiques, les fossiles de Dmanisi ont été comparés entre eux et à divers autres fossiles d'hominidés trouvés en Afrique remontant à 2,4 millions d'années et à d'autres mis au jour en Asie ou en Europe vieux de 1,8 à 1,2 million d'années.
Une théorie déjà controversée
Cette découverte soulève déjà la controverse parmi les anthropologues sur l'histoire de l'évolution humaine.
Les conclusions de ces paléontologues vont à l'encontre d'autres recherches récentes, dont celle publiée en août 2012 dans la revue Science.
Les analyses d'une face, d'une mâchoire inférieure complète et d'une partie d'une seconde mâchoire inférieure découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya ont alors conduit les chercheurs à conclure que ces fossiles confirmaient que deux espèces distinctes d'Homo erectus (Homo habilis et Homo rudolfensis) ont coexisté en Afrique il y a près de 2 millions d'années.
Pour sa part, le paléobiologiste Bernard Wood, professeur à l'Université George Washington, s'est ainsi déclaré « très sceptique » des conclusions de l'analyse du crâne de Dmanisi.
Il remet en question la méthode retenue par les auteurs en affirmant qu'elle ne prend pas en compte d'autres différences importantes entre les spécimens, dont entre autres les mandibules.
Selon lui, ce crâne sans précédent dans ses caractéristiques pourrait bien être en fait celui d'une nouvelle espèce d'hominidé.
Il faudra donc attendre avant de redessiner notre arbre généalogique.
Le détail de cette découverte est l'objet d'un article publié dans la revue Science.
Source : Huffington Post Québec du 18/10/2013
lundi 21 octobre 2013
L’homme moderne serait issu d’une seule et même lignée
En Géorgie, la découverte de cinq crânes vieux de 1,8 million d’années indiquerait que les lointains ancêtres d’Homo sapiens appartenaient à une seule lignée, et non à une lignée multiple avec des branches qui se seraient éteintes.
Connu depuis les années 1990, le site de Dmanisi, situé en Géorgie à 90 km au sud-ouest de la capitale Tbilissi et non loin de la frontière arménienne, fait encore parler de lui. De façon iconoclaste d’ailleurs, puisque les paléoanthropologues internationaux qui y travaillent sous la direction de David Lordkipanidze, directeur du musée national de Géorgie à Tbilissi, proposent dans la revue Science une nouvelle hypothèse, quasi révolutionnaire, quant au fameux « arbre », « arbuste », « buisson », ou autre « branche généalogique » dont descendrait l’homme moderne, alias Homme de Cro-Magnon ou Homo sapiens.
Un crâne très bien conservé
Le crâne (uniquement la boîte crânienne) récemment mis au jour à Dmanisi comprend une petite cavité crânienne, une longue face, des arcades sourcilières épaisses et, sur la forte mâchoire supérieure, de grandes dents. Le cerveau est particulièrement petit, puisqu’il n’équivaut qu’à environ un tiers de la taille de celui d’un homme moderne.
« Une observation qui ne va pas dans le sens d’une évolution linéaire de la taille du cerveau à cette époque, mais qui plaide pour une stagnation de sa taille pendant un million d’années », constate José Braga, anthropologue à Toulouse (CNRS-université).
Une mâchoire inférieure (ou mandibule), mise au jour il y a cinq ans, s’emboîte parfaitement à la partie supérieure, selon les chercheurs. Le tout en fait le crâne le plus massif jamais découvert sur la portion fouillée de Dmanisi, un site de sédiments volcaniques exceptionnellement riche. Ce chef fossile, qui serait celui d’un mâle, s’ajoute à quatre autres crânes d’hominidés ainsi que divers animaux (10 000 restes de faune), plantes fossilisées, et quelques outils de pierre.
Fait sans précédent, ces vestiges se trouvaient tous au même endroit et datent de la même période (– 1,8 million d’années), ce qui permet d’en comparer les traits physiques. « Leur état de préservation est exceptionnel, ce qui fait que de nombreux aspects inconnus du squelette d’hominidés peuvent être étudiés pour la première fois chez plus d’un individu », explique David Lordkipanidze.
Une légère variabilité
Une fine étude comparative de la morphologie de ces cinq crânes a révélé l’existence de simples variantes d’un individu à l’autre. Idem avec les crânes des Homo habilis (– 2,4 millions d’années, Afrique subsaharienne), Homo rudolfensis (Afrique de l’Est), Homo ergaster (– 1,8 million d’années, Afrique de l’Est) ou Homo erectus (1,2 million d’années, Afrique, Asie et Europe).
« Les variations morphologiques entre les spécimens de Dmanisi n’excèdent pas celles trouvées parmi les populations modernes de notre propre espèce ou parmi les chimpanzés », souligne Christoph Zollikofer, de l’Institut d’anthropologie de Zurich, coauteur de l’étude. En clair, les différences étant infimes, les paléontologues concluent que ces sous-genres ne sont que des variations individuelles d’une seule et même lignée, celle d’Homo erectus qui aurait abouti à Homo sapiens. C’est-à-dire à nous-mêmes.
Une hypothèse qui ne fait pas l’unanimité
Ces conclusions vont à l’encontre d’autres recherches récentes. Notamment celle menée en comparant la face et des mâchoires inférieures découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya et selon laquelle les espèces Homo habilis et Homo rudolfensis ont coexisté en Afrique il y a près de 2 millions d’années. Le paléoanthropologue Bernard Wood, professeur à l’Université George Washington, s’est déclaré « très sceptique » des conclusions de l’analyse des crânes de Dmanisi. Selon lui ce crâne « pourrait bien être en fait celui d’une nouvelle espèce d’hominidé ».
Source : La Croix du 18/10/2013
Connu depuis les années 1990, le site de Dmanisi, situé en Géorgie à 90 km au sud-ouest de la capitale Tbilissi et non loin de la frontière arménienne, fait encore parler de lui. De façon iconoclaste d’ailleurs, puisque les paléoanthropologues internationaux qui y travaillent sous la direction de David Lordkipanidze, directeur du musée national de Géorgie à Tbilissi, proposent dans la revue Science une nouvelle hypothèse, quasi révolutionnaire, quant au fameux « arbre », « arbuste », « buisson », ou autre « branche généalogique » dont descendrait l’homme moderne, alias Homme de Cro-Magnon ou Homo sapiens.
Un crâne très bien conservé
Le crâne (uniquement la boîte crânienne) récemment mis au jour à Dmanisi comprend une petite cavité crânienne, une longue face, des arcades sourcilières épaisses et, sur la forte mâchoire supérieure, de grandes dents. Le cerveau est particulièrement petit, puisqu’il n’équivaut qu’à environ un tiers de la taille de celui d’un homme moderne.
« Une observation qui ne va pas dans le sens d’une évolution linéaire de la taille du cerveau à cette époque, mais qui plaide pour une stagnation de sa taille pendant un million d’années », constate José Braga, anthropologue à Toulouse (CNRS-université).
Une mâchoire inférieure (ou mandibule), mise au jour il y a cinq ans, s’emboîte parfaitement à la partie supérieure, selon les chercheurs. Le tout en fait le crâne le plus massif jamais découvert sur la portion fouillée de Dmanisi, un site de sédiments volcaniques exceptionnellement riche. Ce chef fossile, qui serait celui d’un mâle, s’ajoute à quatre autres crânes d’hominidés ainsi que divers animaux (10 000 restes de faune), plantes fossilisées, et quelques outils de pierre.
Fait sans précédent, ces vestiges se trouvaient tous au même endroit et datent de la même période (– 1,8 million d’années), ce qui permet d’en comparer les traits physiques. « Leur état de préservation est exceptionnel, ce qui fait que de nombreux aspects inconnus du squelette d’hominidés peuvent être étudiés pour la première fois chez plus d’un individu », explique David Lordkipanidze.
Une légère variabilité
Une fine étude comparative de la morphologie de ces cinq crânes a révélé l’existence de simples variantes d’un individu à l’autre. Idem avec les crânes des Homo habilis (– 2,4 millions d’années, Afrique subsaharienne), Homo rudolfensis (Afrique de l’Est), Homo ergaster (– 1,8 million d’années, Afrique de l’Est) ou Homo erectus (1,2 million d’années, Afrique, Asie et Europe).
« Les variations morphologiques entre les spécimens de Dmanisi n’excèdent pas celles trouvées parmi les populations modernes de notre propre espèce ou parmi les chimpanzés », souligne Christoph Zollikofer, de l’Institut d’anthropologie de Zurich, coauteur de l’étude. En clair, les différences étant infimes, les paléontologues concluent que ces sous-genres ne sont que des variations individuelles d’une seule et même lignée, celle d’Homo erectus qui aurait abouti à Homo sapiens. C’est-à-dire à nous-mêmes.
Une hypothèse qui ne fait pas l’unanimité
Ces conclusions vont à l’encontre d’autres recherches récentes. Notamment celle menée en comparant la face et des mâchoires inférieures découvertes entre 2007 et 2009 au Kenya et selon laquelle les espèces Homo habilis et Homo rudolfensis ont coexisté en Afrique il y a près de 2 millions d’années. Le paléoanthropologue Bernard Wood, professeur à l’Université George Washington, s’est déclaré « très sceptique » des conclusions de l’analyse des crânes de Dmanisi. Selon lui ce crâne « pourrait bien être en fait celui d’une nouvelle espèce d’hominidé ».
Source : La Croix du 18/10/2013
Nos ancêtres formaient une seule et même espèce
ZOOM - Il n’y aurait eu qu’une seule lignée d’Homo erectus, et non plusieurs espèces, estiment des chercheurs.
L’INFO. Un simple crâne pourrait bien bouleverser l’idée que les paléontologues se font de nos ancêtres. Ceux-ci appartenaient en effet à une seule et même espèce, affirment des scientifiques dans une étude publiée vendredi par la revue Science. Les chercheurs s’appuient sur un crâne d’1,8 million d’années découvert en Géorgie, l’ancêtre le plus ancien de l’homme découvert hors du continent africain.
Qu’est-ce que c’est que ce crâne ? En 2000, une mâchoire a été découverte sur le site de Dmanisi, au sud de la Géorgie. Cinq ans plus tard, une autre partie du crâne est retrouvé, dans un état de préservation "exceptionnel". Miracle : la mâchoire et la boîte crânienne s’emboîtent parfaitement. Pour les chercheurs, ce crâne à la longue face, aux grandes dents et aux arcades sourcilières épaisses est celui d’un homme. Quant à son cerveau, il faisait environ un tiers de celui d’un homme moderne.
Que nous apprend ce crâne ? Sur le site de Dmanisi, les chercheurs ont aussi eu la chance de découvrir quatre autres crânes d’hominidés, plus petits mais datant de la même période. Ce qui leur a permis de comparer les traits physiques de plusieurs ancêtres de l’homme ayant coexisté à la même période et au même endroit, un fait sans précédent. Résultat : les "variations morphologiques" entre les cinq crânes de Dmanisi ne sont pas plus importantes que celles que l’on retrouve actuellement entre cinq individus parmi les populations modernes, ou entre cinq chimpanzés. Les fossiles ont également été comparés à d’autres hominidés retrouvés en Afrique, en Asie ou en Europe. "Les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d’Afrique, et notamment aux premiers à avoir divergé de l’Australopithèque, comme la célèbre Lucy", affirme le professeur Christoph Zollikofer, co-auteur de l’étude. De quoi penser "qu’ils appartiennent bien tous à la même espèce", et non à des sous-genres de l’Homo erectus, l’ancêtre de l’Homo sapiens.
Pourquoi c’est important ? Jusqu’ici, les scientifiques pensaient que plusieurs espèces distinctes d’Homo erectus co-existaient, il y a près de deux millions d’années. Or, ces sous-genres de la classification ne seraient donc "que des variations individuelles d’une seule et unique lignée", explique Le Figaro. Il n’y aurait donc qu’un seul Homo erectus, avec des variations pouvant être due au climat ou à la géographie.
Mais cette théorie ne convainc pas tout le monde. Le paléobiologiste Bernard Wood, de l’Université George Washington, s’est ainsi dit "très sceptique". Pour lui, les auteurs de l’étude ne prennent pas en compte d’autres différences importantes entre les spécimens, comme les mandibules. Et le scientifique d’avancer sa propre hypothèse : le crâne de Dmanisi pourrait être tout simplement celui d’une nouvelle espèce d’hominidé.
Source : Europe1 du 13/10/2013
L’INFO. Un simple crâne pourrait bien bouleverser l’idée que les paléontologues se font de nos ancêtres. Ceux-ci appartenaient en effet à une seule et même espèce, affirment des scientifiques dans une étude publiée vendredi par la revue Science. Les chercheurs s’appuient sur un crâne d’1,8 million d’années découvert en Géorgie, l’ancêtre le plus ancien de l’homme découvert hors du continent africain.
Qu’est-ce que c’est que ce crâne ? En 2000, une mâchoire a été découverte sur le site de Dmanisi, au sud de la Géorgie. Cinq ans plus tard, une autre partie du crâne est retrouvé, dans un état de préservation "exceptionnel". Miracle : la mâchoire et la boîte crânienne s’emboîtent parfaitement. Pour les chercheurs, ce crâne à la longue face, aux grandes dents et aux arcades sourcilières épaisses est celui d’un homme. Quant à son cerveau, il faisait environ un tiers de celui d’un homme moderne.
Que nous apprend ce crâne ? Sur le site de Dmanisi, les chercheurs ont aussi eu la chance de découvrir quatre autres crânes d’hominidés, plus petits mais datant de la même période. Ce qui leur a permis de comparer les traits physiques de plusieurs ancêtres de l’homme ayant coexisté à la même période et au même endroit, un fait sans précédent. Résultat : les "variations morphologiques" entre les cinq crânes de Dmanisi ne sont pas plus importantes que celles que l’on retrouve actuellement entre cinq individus parmi les populations modernes, ou entre cinq chimpanzés. Les fossiles ont également été comparés à d’autres hominidés retrouvés en Afrique, en Asie ou en Europe. "Les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d’Afrique, et notamment aux premiers à avoir divergé de l’Australopithèque, comme la célèbre Lucy", affirme le professeur Christoph Zollikofer, co-auteur de l’étude. De quoi penser "qu’ils appartiennent bien tous à la même espèce", et non à des sous-genres de l’Homo erectus, l’ancêtre de l’Homo sapiens.
Pourquoi c’est important ? Jusqu’ici, les scientifiques pensaient que plusieurs espèces distinctes d’Homo erectus co-existaient, il y a près de deux millions d’années. Or, ces sous-genres de la classification ne seraient donc "que des variations individuelles d’une seule et unique lignée", explique Le Figaro. Il n’y aurait donc qu’un seul Homo erectus, avec des variations pouvant être due au climat ou à la géographie.
Mais cette théorie ne convainc pas tout le monde. Le paléobiologiste Bernard Wood, de l’Université George Washington, s’est ainsi dit "très sceptique". Pour lui, les auteurs de l’étude ne prennent pas en compte d’autres différences importantes entre les spécimens, comme les mandibules. Et le scientifique d’avancer sa propre hypothèse : le crâne de Dmanisi pourrait être tout simplement celui d’une nouvelle espèce d’hominidé.
Source : Europe1 du 13/10/2013
dimanche 20 octobre 2013
Nos ancêtres formaient une seule espèce, indique un crâne de 1,8 million d’années
Cette découverte vient alimenter le débat parmi les paléontologues sur l’histoire de l’évolution humaine.
Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo, ce crâne bien préservé mis au jour à Dmanisi, en Géorgie, comprend une petite boite crânienne, une longue face et de grandes dents, précisent les chercheurs, soulignant qu’il s’agit de l’ancêtre le plus ancien de l’homme découvert hors du continent africain.
Les différentes lignées auxquelles se réfère la paléobiologie, comme l’Homo habilis, l’Homo rudolfensis et l’Homo erectus, ne différaient en fait selon les auteurs de ces travaux que par leurs apparences.
«Comme nous constatons un type et une gamme de variations semblables dans les fossiles d’hominidés africains il est raisonnable de penser qu’il n’y avait qu’une seule espèce à ces périodes en Afrique. Et comme les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d’Afrique, et notamment aux premiers à avoir divergé de l’Australopithèque -la célèbre Lucy-, nous pouvons penser qu’ils appartiennent bien tous à la même espèce», a conclu Christoph Zollikofer de l’Institut d’Anthropologie de Zürich (Suisse), un des co-auteurs de cette découverte parue dans la revue américaine Science.
Ces conclusions vont à l’encontre d’autres recherches récentes dont celle publiée en août 2012 dans la revue britannique Nature. Le paléobiologiste Bernard Wood, professeur à l’Université George Washington, s’est ainsi déclaré «très sceptique» jeudi des conclusions de l’analyse des crânes de Dmanisi. Selon lui, ce crâne sans précédent dans ses caractéristiques «pourrait bien être en fait celui d’une nouvelle espèce d’hominidé».
Source : l'Avenir.net du 18/10/13
Contrairement aux autres fossiles connus du genre Homo, ce crâne bien préservé mis au jour à Dmanisi, en Géorgie, comprend une petite boite crânienne, une longue face et de grandes dents, précisent les chercheurs, soulignant qu’il s’agit de l’ancêtre le plus ancien de l’homme découvert hors du continent africain.
Les différentes lignées auxquelles se réfère la paléobiologie, comme l’Homo habilis, l’Homo rudolfensis et l’Homo erectus, ne différaient en fait selon les auteurs de ces travaux que par leurs apparences.«Comme nous constatons un type et une gamme de variations semblables dans les fossiles d’hominidés africains il est raisonnable de penser qu’il n’y avait qu’une seule espèce à ces périodes en Afrique. Et comme les hominidés de Dmanisi ressemblent beaucoup à ceux d’Afrique, et notamment aux premiers à avoir divergé de l’Australopithèque -la célèbre Lucy-, nous pouvons penser qu’ils appartiennent bien tous à la même espèce», a conclu Christoph Zollikofer de l’Institut d’Anthropologie de Zürich (Suisse), un des co-auteurs de cette découverte parue dans la revue américaine Science.
Ces conclusions vont à l’encontre d’autres recherches récentes dont celle publiée en août 2012 dans la revue britannique Nature. Le paléobiologiste Bernard Wood, professeur à l’Université George Washington, s’est ainsi déclaré «très sceptique» jeudi des conclusions de l’analyse des crânes de Dmanisi. Selon lui, ce crâne sans précédent dans ses caractéristiques «pourrait bien être en fait celui d’une nouvelle espèce d’hominidé».
Source : l'Avenir.net du 18/10/13
Inscription à :
Articles (Atom)


